Dossier d’œuvre architecture IA82113853 | Réalisé par
  • inventaire préliminaire
fortification d'agglomération
Œuvre étudiée
Copyright

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pays Midi-Quercy
  • Commune Montricoux
  • Adresse place de la Porte-Haute , rue des Remparts , rue de la Brèche
  • Dénominations
    fortification d'agglomération
  • Autres parties constituantes
    ouvrage d'entrée

A Montricoux s'est vraisemblablement formée une première agglomération autour du château et la maison templière. Cette agglomération peut, selon Florent Hautefeuille, être contemporaine de la mise en place de la maison templière (membre important de la commanderie templière de Vaour) à la fin du 12e siècle ou au début du 13e siècle. Une première enceinte, aujourd'hui disparue, englobait ce noyau d'habitations. D'après Florent Hautefeuille, cette première enceinte était percée de deux portes, la porte d'Aval ou porte Basse et une autre située non loin de l'église et de l'ancienne place de l'actuelle mairie. Dans cette partie de la ville, des rues radiales, parallèles, partent de la rue principale (Grande-Rue) et rejoignent la partie sud de l'enceinte. L'accroissement de la première agglomération entraîne l'implantation d'un nouveau barry. Le nom de "barry" (faubourg) est attribué à l'extension postérieure qui correspond à la partie est du village. Les fortifications, encore visibles aujourd'hui, constituent les façades postérieures des maisons. Au sud, le système défensif est complété par des tours rondes. La mise en défense de ce nouveau quartier pourrait dater, selon Florent Hautefeuille, du milieu du 14e siècle, période de construction de ce type de fortification dans la région, comme on en trouve à Bruniquel et à Flaugnac (Lot). A la fin du 15e siècle, Montricoux se compose donc de deux parties distinctes encore visibles aujourd'hui dans l'urbanisme : le bourg et le barry.

Une demande de recours, datée de 1567, (Devals 1864, p. 35) donne un descriptif de l'état des fortifications de Montricoux au 16e siècle. Il est fait mention de trois tours et de trois portes (ouvrages d'entrée) surmontées de tourelles : la porte Haute (à l'est), la porte Basse (à l'ouest) et la porte Saint-Antoine (au sud) qui se situait au milieu de l'enceinte, dans le prolongement de l'actuelle rue de la Résistance. Les trois portes figurent sur le plan cadastral de 1810. En 1820, le Conseil municipal vote le démantèlement des trois portes de ville. Il semblerait toutefois qu'au début des années 1870 (BSATG 1894, p. 146), la dernière porte, la porte Basse soit toujours en élévation. Les trois tours, encore visibles actuellement, étaient à l'origine plus hautes, comme en témoignent certaines cartes postales et photographies de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle. Il n'est pas exclu qu'elles aient été crénelées. La tour nord est mentionnée comme "tour de Réginet" sur la plan établit vers 1770-1780 (AD 82, 2 Fi 48). Cette tour, propriété de la commune a été employée à partir de 1907 au dépôt du pétrole qui servait l'éclairage public du bourg. D'après des sources orales, des travaux effectués durant la seconde moitié du 20e siècle, place de l'Eglise (entre les parcelles 308 et 309), ont permis de mettre au jour les vestiges de fondations d'une quatrième tour. Cette dernière aurait un diamètre identique à celle située place de la Porte-Haute.

  • Période(s)
    • Principale : Moyen Age

Les vestiges de la fortification d'agglomération, dont quelques rares éléments sont conservés, témoignent d'une construction en moellon de calcaire. Les tours sont nettement identifiables : celle située place de la Porte-Haute (tour Réginet) est de plan circulaire, tandis que les deux autres, implantées rue des Remparts, sont de plan semi-circulaire. L'une d'elles est actuellement couverte d'un toit à un pan en tuile creuse. L'archère visible sur l'élévation d'une façade, rue des Remparts (voir IA82113846, parcelle 1657) est l'un des rares témoins de la fonction primitive défensive de ce mur d'enceinte. Les traces d'arrachement visibles sur les maisons situées place de l'Eglise (parcelles 308 et 309) pourraient être des vestiges du mur de fortification.

  • Murs
    • calcaire
    • moellon
  • Toits
    tuile creuse
  • État de conservation
    vestiges

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G Hautefeuille Florent, "Structures de l'habitat rural et territoires paroissiaux en Bas-Quercy et Haut-Toulousain du VIIe au XIVe siècle", tome 7 : annexe 1, volume 5, thèse de doctorat, université de Toulouse II Le Mirail, juin 1998.£Devals Jean-Ursule, "Montricoux", 1864, p.35. "Excursion photographique et archéologique du 13 mars 1894" dans Bulletin archéologique et historique de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne 1894, p. 144-148,
  • NOTB_S AD 82, 1 Fi 48, plan de Montricoux, vers 1770-1780.
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA
  • EPID
  • ESSENT
  • ETACT
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU
  • USER IVD82_MIDIQUERCY
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB visible depuis le domaine public
  • VOIR_AUSSI
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Sites de protection
    abords d'un monument historique, site inscrit
Date(s) d'enquête : 2006; Date(s) de rédaction : 2006