En 1829, l'administration de la Mine approuve un plan pour "la construction du bâtiment destiné au logement de Messieurs ses employés principaux " c'est à dire pour les directeurs des mines et de la verrerie. Ce plan est dressé par le directeur des mines, Siméon Claude Mathias Chassignet (1792-1835) (ADT, 1 Mi 55, carton 9 bobine 25, compte-rendu du Conseil d'administration du 23 janvier 1829). Il est prévu que cette construction soit commencée par la partie nord, et continuée jusqu'aux 2/3 soit le logement du directeur de la Mine. Mathias Chassignet dessine donc sa propre maison. Le chantier est bien avancé en juin 1829, puisque Chassignet fait travailler le briquetier de la briqueterie de Solages (sic) à Carmaux, Charles Maurel, qui pose 6000 tuiles canal à "la maison neuve de la verrerie" (ADT, 247 J 2).
En avril 1836, cette maison n'est toujours pas achevée car à l'occasion des échanges de bâtiments qui sont faits entre l'Entreprise des mines et verrerie de Carmaux et la veuve d'Hippolyte de Solages, Blanche de Bertier de Sauvigny, il est indiqué qu'une "nouvelle maison dans l'enceinte de la verrerie est en construction (...) pour le logement de messieurs les directeurs" (ADT, 1 Mi 55, carton 33 A, bobine 108, doc. 6). Le second logement a été achevé en 1838 (ADT, 1 Mi 55, bob. 26, rapports du C. A. du 22 mai 1838). La maison à deux logements est donc élevée à l'emplacement de la cour de la verrerie et elle n'a pas repris la place du précédent bâtiment où logeaient les deux responsables ; ce dernier était d'ailleurs toujours en place en 1836.
Achille de Solages rachète la "maison de direction" aux administrateurs des Mines en 1854, dont il fait lui-même partie (ADT, 124 J 10). Elle est alors décrite comme "un bâtiment à haut et bas étages actuellement occupé par Messieurs les directeurs des mines et verreries de Carmaux".
Après la destruction de la verrerie, la maison des directeurs devient celle des domestiques du château (AMC, fonds de la SMC, 0/218 26).
À la suite de l'incendie du château le 1er avril 1895, Ludovic de Solages et sa famille se sont installés dans ce bâtiment. Il y effectue au préalable des travaux d'aménagements intérieurs. En 1897, lui est adjoint une maison à armature métallique dite maison Duclos du nom du constructeur.
En 1914, des mouvements de terrain liés aux travaux souterrains de la mine, entrainent des désordres importants sur le bâtiment (AD Tarn, 124 J 3). Sa démolition est alors évoquée car le bâtiment devient dangereux, mais finalement, la Société des mines de Carmaux prendra en charge les travaux de réparation, avec d'importantes reprises en sous-œuvre. C'est dans ce contexte que la maison Duclos est remplacée par le pavillon de plan carré, existant au sud, dont les plans sont datés de 1914. Des photographies familiales prises pendant la Première Guerre mondiale, montrent que le pavillon était resté inachevé pendant cette période ; il a été terminé après la guerre.
Pendant les années 1990 et 2000, s'y trouvait le siège du Syndicat mixte puis celui de la Communauté de communes.
Ingénieur, Société des mines de Carmaux, fils de Mathias Chassignet (1753-1830). Tous deux ont été directeur des mines.