Dossier d’œuvre architecture IA81013762 | Réalisé par
  • enquête thématique départementale, habitat et production sur la Communauté de communes du Carmausin-Ségala
maison de Jean-Baptiste Calvignac
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes Carmausin-Ségala - Carmaux-1 Le Ségala
  • Commune Carmaux
  • Adresse 102 avenue Jean-Baptiste Calvignac
  • Cadastre 2022 BE 519
  • Précisions
  • Dénominations
    maison
  • Appellations
    maison de Jean-Baptiste Calvignac
  • Autres parties constituantes
    pigeonnier, poulailler, lavoir

La maison était celle que Jean-Baptiste Calvignac (1854-1934), figure du syndicalisme carmausin et maire socialiste de la ville. Il fut d'abord ajusteur à la mine, puis entrepreneur à titre privé, quand il exerça la fonction de maire de Carmaux (1892-1895, 1896, 1900-1929). La tradition familiale rapporte qu'il a dessiné les plans de la maison.

La tradition familiale rapporte aussi qu'autour de 1875, Calvignac a hérité de ses tantes le terrain sur lequel il construira sa maison. Les terrains étaient réputés pour les cultures maraîchères et il existait alors deux petites maisons de maraîchers que la maison Calvignac est venue remplacer. Calvignac a d'ailleurs longtemps loué les terrains environnants la maison à des maraîchers, en particulier la partie sud du terrain, où se trouve actuellement l'impasse Louis-Lumière. La tradition familiale rapporte également que, après la mort de son fils Aimé à l'âge de 20 ans, Jean-Baptiste Calvignac avait eu pour projet de donner cette maison à sa mort à la ville de Carmaux afin de constituer les bureaux d'un futur hôpital qui aurait été construit sur l'arrière. En effet, il n'existait à cette date que "l'hospice des mines et la municipalité souhaitait construire un groupe hospitalier sur le plateau sud-est, en bordure de l'avenue de Valdériès" (Descoutures, 1926), c'est à dire à l'arrière de la maison Calvignac. Le Plan d'aménagement et d'embellissement de la ville de 1926, qui constitue un projet de développement de Carmaux du temps où Calvignac était maire, représente effectivement un hôpital autour de la maison. Ce projet n'a pas été mené à bien et la maison est finalement revenue au fils de sa nièce, Hélène Ginestet, épouse de Sylvain Latour, venue s'établir à Carmaux pour s'occuper de l'intendance de la maison, après la mort de l'épouse de Calvignac. Le neveu, Jean Escudié-Calvignac, a donc finalement hérité de la maison.

Les deux dates de 1908 et 1924, inscrites sur le soubassement de la façade, de part et d'autre de la porte d'entrée, relatent le début et la fin des travaux (1924 étant la date de construction du muret de clôture côté rue). Calvignac lui-même aurait conçu la maison et dessiné la porte d'entrée en ferronnerie. Le chauffage central a été installé dans la maison dans les années 1930 par des ouvriers détachés de la mine.

Les aménagements intérieurs ont été repris dans les années 1960, en particulier toute la moitié nord, du rez-de-chaussée. Des lucarnes ont été aménagées sur l'arrière pour rendre les combles habitables. Dans le jardin, un garage a été ajouté près du pigeonnier.

Le plan du rez-de-chaussée de la maison avait été pensé par Jean-Baptiste Calvignac pour être facilement reconverti en bureaux de l'hôpital projeté. La maison se compose d'un corps principal secondé par deux corps latéraux. Le corps central est double en profondeur et le vestibule central dessert une pièce de chaque côté et dans son prolongement, sur l'arrière, se trouve l'escalier. Jean-Baptiste Calvignac a surtout occupé la partie sud de la maison, la pièce principale était sur l'avant, et sa chambre sur l'arrière.

La façade est particulièrement soignée avec un décor de brique, ou alternent brique de terre cuite, briques blanches et briques vernissées bleues et vertes. Les encadrements des baies sont en pierre de taille avec appuis moulurés et saillants sur un soubassement de moellons de grès rose. Quelques briques déposées portent la marque de fabrique de la briqueterie de Carmaux "A l'Ecuelle". Le chiffre JBC est gravé sur la clef de la porte. Une couche de mâchefer avait été posée sous les carrelages intérieurs ; elle a été retirée lors des travaux des années 1960. Les cheminées disposaient de foyers en fonte émaillée, adaptés au charbon.

Au nord de la maison, le pigeonnier était autrefois secondé par un poulailler et la cuve à vin ou "tine"; l'arrière du jardin était occupé par une vigne. Un ancien lavoir occupe encore l'angle nord-est du jardin. Ce lavoir comme les bassins du jardin étaient alimentés en eau par le trop plein des "filtres", réservoir d'eau de la ville aménagé non loin. Les massifs et les pots du jardin de Calvignac étaient généralement ornés de fleurs rouges (bégonias). Le long de la rue, étaient plantés en symétrie deux tilleuls, deux marronniers (disparus) et deux magnolias qui subsistent.

  • Murs
    • calcaire
    • brique
    • moellon sans chaîne en pierre de taille
  • Toits
    tuile creuse
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Statut de la propriété
    propriété privée
Image non consultable
Image non consultable
Image non consultable
Image non consultable
Image non consultable
Image non consultable
Image non consultable
Image non consultable
Image non consultable
Image non consultable
Image non consultable
Image non consultable
Image non consultable
Image non consultable
Image non consultable
Image non consultable
Image non consultable
Image non consultable
Image non consultable
Image non consultable
Image non consultable
Image non consultable
Image non consultable
  • Entretien avec Max Escudié-Calvignac, descendant de Jean-Baptiste Calvignac, et propriétaire de la maison, en date du 13 octobre 2022.

Bibliographie

  • TREMPE (Rolande), "Jean-Baptiste Calvignac", Revue du Tarn, 1961, p. 399-409.

  • GRESLE-BOUIGNOL (Maurice), Les Tarnais, dictionnaire biographique, édition de la FSIT, 1996, p. 66, notice biographique de Jean-Baptiste Calvignac de Rémy Cazals.

  • DESCOUTURES (Jean), "L'aménagement d'une petite ville industrielles du Midi de la France (Carmaux)", L'ingénieur constructeur, 25e année, t. XVIII, n°186, mai 1926, p. 262.

Documents figurés

  • Archives municipales de Carmaux. 2 Fi 93 ; 2 Fi 94. Plan d'aménagement, d'embellissement et d'extension de la ville de Carmaux dressé en 1926 (échelle 1/1000e).

    Archives municipales de Carmaux : 2 Fi 93 ; 2 Fi 94
  • Archives municipales de Carmaux, 2 Fi 20, Plan de la ville de Carmaux, 1925.

    Archives municipales de Carmaux : 2 Fi 20
  • Archives municipales de Carmaux. 2 Fi 19. Plan d'aménagement et d'extension, ville de Carmaux, 1925.

    Archives municipales de Carmaux : 2 Fi 19
Date(s) d'enquête : 2022; Date(s) de rédaction : 2022