Dossier d’œuvre architecture IA81013730 | Réalisé par
  • enquête thématique départementale, habitat et production sur la Communauté de communes Carmausin-Ségala
demeure ou château du Vergnet
Œuvre étudiée
Copyright

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes Carmausin-Ségala - Carmaux-1 Le Ségala
  • Commune Moularès
  • Lieu-dit le Vergnet
  • Cadastre 1830 A 320  ; 2017 A 216, 217, 224, 509
  • Dénominations
    demeure
  • Autres parties constituantes
    écurie, parc

En juillet 1896, Auguste Berne-Lagarde (1850-1931), notaire et maire d'Albi (1892-1896), achète le domaine du Vergnet à Louis Philippe Gisclard (géomètre à Moularès) et à Marie Albertine Laurens, son épouse, pour la somme de 18 000 F. Le domaine se compose alors de 23 hectares. Les nouveaux propriétaires font encore des achats complémentaires de terre en 1897-1913. La grande demeure est construite très peu de temps après l'acquisition, puisqu'elle est déclarée construction nouvelle sur le cadastre en 1901, sur la parcelle A 320 ; le chantier a probablement commencé deux ou trois ans auparavant (ADT, 3 P). Dans ses mémoires, Raymond de Berne indique que pour bâtir le château, son père avait fait appel à un architecte albigeois dénommé Arnaud et que les deux hommes avaient collaboré pour en établir les plans (Archives privées). Le fils indique encore que plus tard, un parc fut planté, surtout avec des pins et des cèdres. Il précise aussi que pour l'alimentation en eau du château, un grand réservoir fut aménagé en hauteur, à 500 mètres du château, en partie creusé dans le rocher et recouvert de ciment.

Le 2 avril 1938, le domaine du Vergnet et les 35 hectares de terres qui lui sont alors attachés, sont revendus par la veuve de Berne-Lagarde et ses enfants pour 150 000 F à Gabriel Jean Baptiste Marie Denis Gely, ancien receveur de l'enregistrement, minotier à Carignac (Ardennes). Il reste propriété de cette famille jusqu'en 1947, date à laquelle il est vendu à Georges et Germaine Cayré. Ce sont eux qui font aménager le parc entre 1954 et 1956 par la pépinière la Flambelle de Toulouse. Passionné d'arbres, Georges Cayré fait aussi planter des hectares de bois. Le domaine est revendu en 1967 à M. Constancin, chirurgien à Martigues mais il ne l'occupe que très peu. En 1977, Guy et Marie-Jo Lestieux le rachètent et la demeure devient alors un hôtel-restaurant (Relais du Silence, jusqu'en 1983). Le domaine est à nouveau revendu en 1990 et racheté par un SIVOM (Syndicat intercommunal à vocation multiple). Il est alors occupé par une association, l'ASEI, qui oeuvre à l'éducation et l'insertion des personnes en situation de handicap et des personnes dépendantes et fragilisées. Toujours propriété du SIVOM, la demeure est actuellement proposée à la location.

La demeure est établie au milieu du parc, en retrait de la route. De plan massé (environ 18 x 20 m) et couverte par un toit en pavillon, elle s'élève sur un niveau de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé, accessible par un perron extérieur en façade nord, et un étage. Elle est bâtie en moellon de pierre locale et les encadrements des baies ainsi que les bandeaux d'étage et la corniche. Le parti de son organisation intérieure est original puisqu'elle se structure autour d'un patio central éclairé par une verrière sommitale. L'étage est distribué par une galerie périphérique intérieure en bois. Le dernier niveau de comble a été aménagé pour les besoins de l'hôtel dans les années 1970-1980 (même si les chambres n'ont jamais été ouvertes à la clientèle) et la galerie périphérique date de ce moment, à l'identique de celle du niveau inférieur. L'escalier principal est aussi en bois avec les mêmes balustres. Le niveau de soubassement comportait à l'origine des dépendances agricoles, cave à vin dans la partie est et logement du jardinier dans la partie sud. La terrasse aménagée de ce côté date aussi du milieu du 20e siècle ; les portes-fenêtres qui en permettent l'accès depuis l'intérieur datent aussi de ce moment. Les écuries pour les chevaux du propriétaire établies à l’est de la demeure ont également été transformées et agrandies. Une piscine est implantée à proximité.

  • Murs
    • moellon
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan massé
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • verrière
    • toit en pavillon
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour escalier en charpente

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G Archives départementales du Tarn, 3 P 1492 à 1494, cadastre de la commune de Moularès,£Témoignage de Martine Sudre, habitante du Vergnet à Moularès, pour l'histoire récente du domaine.
  • NOTB_S communauté de communes du Carmausin-Ségala
  • APPA brique
  • APRO oeuvre sélectionnée
  • ARCHEO IVD81_SSERVANT
  • AVIS accessible au grand public ; non validée

Présentation succincte

  • NOTSUC La demeure ou château du Vergnet a été élevée au tout début du 20e siècle pour Auguste Berne-Lagarde, notaire et maire d'Albi, et son épouse Marie Albertine Laurens. Le parti architectural de l'édifice est original ; un plan massé permettant de ménager un patio central éclairé par une verrière sommitale ; une galerie de bois distribue les différents niveaux.
  • Statut de la propriété
    propriété d'un établissement public
Date(s) d'enquête : 2022; Date(s) de rédaction : 2022