Jules Imbert (1865-1924), est lun des principaux maîtres duvre de la fin du 19e siècle et des deux premières décennies du 20e siècle à Mazamet. Agent-voyer, il se déclare architecte à partir de la fin du 19e siècle. Comme Louis Fabre, architecte contemporain, Imbert sinscrit dans la tradition académique. On reconnaît ses réalisations privées par un style un peu plus sec que celui de son contemporain. Il semble avoir été particulièrement compétent pour bâtir des usines textiles ou de délainage (usine de Cayenne pour Philippe Rives au tournant du siècle ou usine de la Condomine à Payrin-Augmontel pour Numa Boudou). Bien des industriels ont fait appel à ses services pour élever leur villa en ville ou à la campagne. Les plus réussies sont celles du courtier en laine Ernest Molinié, la villa Ermo, quil dessine en 1901. On peut encore citer celle de Paul Brenac, dans les mêmes années, ou de Daniel Prades, rue Houlès, en 1907. Il faut lui attribuer les villas rurales des Durands et de Lapeyrouse. Il est encore actif au début des années 1920, aux côtés de son gendre et associé, Charles Veaute (1884-1967), époux de sa fille Rosalie. Ils sont installés aux 17-19 rue Galibert-Ferret, où se trouvent la maison familiale et lagence. Imbert et Veaute signent ensemble à partir de 1910 mais ce nest que deux ans plus tard que Veaute obtient la patente pour exercer la profession darchitecte. Puis au décès dImbert, Charles Veaute prend sa succession et bénéficie dune grande partie de sa riche clientèle. Pour beaucoup dindustriels de la vallée, il conçoit à la fois la villa, les magasins de stockage des laines, les bureaux, lusine, comme pour Elysée Chazottes, en 1926 ou Arthur Escande lannée suivante. A Labastide-Rouairoux, il est larchitecte des frères André et Pierre Barthès pour lesquels il travaille aussi bien à la construction de leurs villas quà lextension de lusine textile de la rue Gambetta. Au début des années 1940, il dessine une surprenante villa sur un plan en V pour Henri Salvage, les fermes associées et lusine de la Môle. Il est encore très actif après la Seconde guerre et dessine de nombreuses villas modernes à Bonnecousse (Aussillon) ou à Léminade (Mazamet) notamment. Il est lauteur des plans de la première petite cité ouvrière, à Aussillon, juste avant la Première guerre mondiale. En 1951, il uvre à la cité du Centenaire à Mazamet, nommée ainsi en hommage aux cent ans du délainage, avec son collègue Noël Raynaud. Il est enterré au cimetière catholique de la ville. Son successeur, et un temps son associé, a été André Trichot (1921-2008).
Dossier thématique IA81013675
| Réalisé par
- enquête thématique départementale, habitat et production sur le PNR du Haut-Languedoc
L'oeuvre des architectes Jules Imbert et Charles Veaute
Dossier non géolocalisé
Localisation
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Aires d'étudesParc Naturel Régional du Haut-Languedoc
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Période(s)
- Principale : limite 19e siècle 20e siècle
- Principale : 20e siècle
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Auteur(s)
- Auteur : architecte
- Auteur : architecte
Champs annexes au dossier - Architecture
- NOTB_G Jean Le Pottier (sous la direction de), Perspectives, regards sur l'architecture dans le Tarn au 20e siècle, Albi, éditions Un Autre Reg'Art, Archives départementales du Tarn, CAUE du Tarn, 2020.£Sonia Servant, Habiter la vallée du Thoré au temps de l'industrie, Collection Images du patrimoine, n° 314, 2020.
- NOTB_S Les archives d' Imbert et Veaute sont conservées par Jacques Escourrou, architecte à Mazamet, qui les acquises auprès de leur successeur, André Trichot.
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Date(s) d'enquête :
2019;
Date(s) de rédaction :
2021
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