Les terres du parc du petit château de Lagoutine, propriété de la famille Jamme de Lagoutine, ont été ouvertes à l'urbanisation à partir des années 1900-1910. Henry Jamme de Lagoutine les vend progressivement aux futurs constructeurs. Le quartier était alors dans un secteur en pleine expansion, au nord-ouest de l'agglomération, entre la gare ferroviaire et le jardin public.
Les villas ont été élevées au cours des trois premières décennies du 20e siècle, et plusieurs d'entre elles ont été bâties sur les plans de l'architecte Louis Fabre, lui-même habitant du quartier où il a construit sa maison et son cabinet, dans les années 1910. Si l'avenue Albert-Rouvière et les rues Pasteur et Montévidéo (actuelle rue Gustave Sarrat) ont d'abord été loties, conservant à la propriété de Lagoutine un petit parc dont la limite orientale était marquée par la rue de la Libération, à partir des années 1930, la partie sud est à son tour divisée en parcelles constructibles (villa Max Reberga et villa Catuffe). Enfin, dans les années 1950, de nouvelles parcelles sont aussi ouvertes à la construction le long de la rue de Lagoutine et de la rue Jules-Ferry.