Dossier d’œuvre architecture IA81013280 | Réalisé par
  • enquête thématique départementale, habitat et production sur le PNR du Haut-Languedoc
parc Saint-Sauveur ou sentier Ferdinand Cormouls
Œuvre étudiée
Copyright

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc - Mazamet
  • Commune Mazamet
  • Lieu-dit Saint-Sauveur
  • Cadastre 2017 AD 517, 558, 560, 562
  • Dénominations
    parc
  • Appellations
    Saint-Sauveur
  • Destinations
    sentier Ferdinand Cormouls
  • Autres parties constituantes
    fabrique en belvédère

Sur la colline qui surplombe l'entrée de la vallée de l'Arnette, au pied de son usine de Saint-Sauveur (usine achetée aux Guibal) appelée aussi usine de Slumoroc, qu'il fait élever en 1852, Ferdinand Cormouls fait aménager un vaste parc paysager à la fin des années 1850. L'un des pavillons est daté de 1858 et une borne en pierre de l'année suivante. Les matrices du cadastre permettent d'établir que Ferdinand acquiert progressivement les terres entre 1853 et 1857. Le parc de ce grand industriel mazamétain, doit-il être envisagé à l'origine comme un parc privé, destiné à la jouissance de la famille et de la clientèle ou au contraire comme un lieu ouvert aux ouvriers de l'usine ? L'existence de portes aux deux extrémités permettant d'en contrôler l'accès, laissent entendre que le parc était ouvert à tous. En 1901, Gaston Tournier parle "d'un vaste parc étagé sur toute la colline". Il est aujourd'hui en partie regagné par la nature mais les différents pavillons, belvédères ou balcons sont pour la plupart encore en place. Depuis une dizaine d'années, une association travaille à son dégagement.

Sur le versant nord très pentu de la colline Saint-Sauveur, délimitée par un méandre de l’Arnette, les chemins montent en zigzag jusqu'aux ruines de l'église, intégrées à la composition du parc. On peut estimer la superficie totale à environ 5 à 6 hectares. Les chemins talutés, relayés par des escaliers quand la pente est trop raide, sont ponctués d’une dizaine de terrasses, belvédères ou pavillons ménageant des points de vue sur la vallée de l’Arnette et sur la ville de Mazamet. Tous sont bâtis avec des moellons de gneiss pris dans un épais mortier de chaux qui a permis aux maçonneries de bien résister à la période d’abandon, malgré le ravinement de la pente. Deux guérites d’entrée similaires, inscrites dans la pente et le long d’un chemin d’accès, donnent les limites du parc : l’une à l’ouest, juste au-dessus du site de l’ancienne usine de Sluomroc, et l’autre à l’est. Celle de l’est est couverte d’une voûte en plein-cintre et seule la façade est bâtie. Elles présentent en outre des encadrements de portes avec blocs de granite et couverture par un arc en plein-cintre. Les belvédères disposent de garde-corps métalliques et de bancs en pierre. Plusieurs ont ceci de commun que de grosses pierres brutes sortent des maçonneries pour leur donner un air rustique. Trois d’entre eux sont plus élaborés : l'un en forme de goutte, un autre de virgule et un troisième de tour circulaire. Au point haut du parc, se tient une tour hexagonale couverte par un toit en pavillon. Elle était fermée par une porte, des fenêtres et des contrevents, à l’origine, et disposait également d’un niveau enterré, selon un témoignage. Un bassin au moins peut être reconnu à l’est. Des soubassements de murs présentant des orifices circulaires sont les vestiges de cages qui abritaient des animaux et qui ponctuaient également le site. Une photographie très ancienne du parc montre des arbres encore frêles qui suivent les cheminements, des groupes de résineux (ou autres essences) tandis que sur les pentes des arbustes dessinaient des cercles de plus ou moins grand diamètre. Aujourd’hui quelques grands cèdres et des ifs subsistent mais pour l’essentiel, les châtaigniers qui occupent les pentes de toute la vallée ont repris leur droit.

  • Murs
    • schiste
    • gneiss
    • moellon

Présentation succincte

  • NOTSUC Le parc, aménagé à la fin des années 1850 par l'industriel Ferdinand Cormouls, s'étend sur le versant nord de la colline, reliant ses deux usines textiles aux ruines de l'église Saint-Sauveur. Il est ponctué de belvédères et de pavillons qui offrent des points de vue sur la ville de Mazamet et la vallée de l'Arnette, autrefois occupée par une multitude d'usines textiles et de délainage.

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G Gaston Tournier, Souvenirs de famille, tome 1, réedition de 2012, d'après l'édition originale de 1901, famille Cormouls, p. 311£Le patrimoine des communes de la Méridienne verte, Flohic éditions, 2000, p.1491.
  • NOTB_S Visite du parc avec Jean-Paul Riols, connaisseur du site, mars 2019.
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM communauté d'agglomération de Castres-Mazamet
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA
  • EPID
  • ESSENT
  • ETACT
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU
  • USER IVD81_SSERVANT
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI
  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

L'association du parc à l'usine témoigne de l'ambition du propriétaire Ferdinand Cormouls et s'inscrit dans une pratique mise en évidence pour d'autres régions de France, en particulier l'Alsace dans la seconde moitié du 18e siècle et la première moitié du 19e.

  • Mazamet Aussillon, Enquête pour le plan d'aménagement, Ministère de la reconstruction et du logement, Jean Bonnafou, 1955.

    Archives départementales du Tarn : 2475 W
Date(s) d'enquête : 2018; Date(s) de rédaction : 2018