Dossier d’œuvre architecture IA81013173 | Réalisé par
  • enquête thématique départementale, habitat et production sur le PNR du Haut-Languedoc
moulin à foulon de Couilloubre ou de la Sagne, puis filature puis usine textile dite établissements Barthe puis Bourguet
Œuvre étudiée

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc - Mazamet 2-Vallée du Thoré
  • Commune Labastide-Rouairoux
  • Lieu-dit Couilloubre ou Collioubre ou La Sagne
  • Adresse 13 boulevard Carnot
  • Cadastre 1838 B 87  ; 2014 AC 291, 292, 294, 295, 328, 411, 412, 435, 457 à 459, 493, 501, 500 1838
  • Dénominations
    moulin à foulon, filature, usine textile
  • Parties constituantes étudiées
  • Autres parties constituantes
    filature, tissage, séchoir, chaufferie, conciergerie, bureau d'entreprise, logement de contremaître

Au 17e siècle, au lieu-dit de Collioubre, Gout est propriétaire d'un foulon lavant le drap (Pech, 1951, p. 382). Dans la seconde moitié du 18e siècle, ses successeurs, Jean Gout puis Philippe Gout, marchands-fabricants sont propriétaires du moulin (Pech, 1951, p. 389-390).£A la veille de la Révolution, Jean-Pierre Barthe, marchand de tissu, s'est converti dans la fabrication de draps et crée sa propre fabrique, dont l'existence est attestée en 1785 (L'Illustration). Les principaux débouchés pour les draps unis produits par la fabrique étaient alors les foires du Midi (L'Illustration). En 1811, Barthe est mentionné parmi les principaux marchands-fabricants de la commune (115 EDT D 1). Son fils aîné, portant probablement le même prénom, lui succède en 1815, jusqu'à sa mort en 1832 (L'illustration). Sur le premier cadastre de 1838, les héritiers Barthe sont propriétaires d'une maison rue Gambetta (actuellement n° 64, 66 et 68), et de terres et d'une maison au lieu-dit Robert (section C). Cependant, une vingtaine d'années plus tard, un plan localisant les principaux établissements textiles de la ville (légende à préciser), mentionne une maison Barthe aux actuels n° 32, 34 et 36 de la rue Gambetta (ADT, 7 S 1325). Le petit fils de Jean-Pierre Barthe, Eugène, reprend l'affaire en 1832 (L'illustration). Il est dit "marchand de tissu", en 1855, et fait l'acquisition du moulin de Couilloubre (1838 B 87), qu'il achète à Jacques Pagès, meunier (3 P 968). Cet achat viendrait démontrer que l'activité des Barthe n'a pas démarré au lieu-dit de Couilloubre ou de la Sagne. Le moulin est détruit et deux ans plus tard, une filature le remplace. Un plan (ADT, 144 J 153) montre que la filature ne reprend pas tout à fait l'emplacement de l'ancien moulin, mais qu'elle se situe un peu plus à l'ouest. Jusqu'en 1878, Eugène Barthe mène une politique d'acquisition des terres qui entourent la filature, à l'est, le long du Thoré, et à l'ouest, entre la rivière et la route de Castres à Saint-Pons. Autour de 1875, il fait élever la grande maison d'habitation. En 1879, il construit une manufacture de drap à l'ouest de la maison, sur la parcelle 104 (3 P 969) et encore deux ans plus tard une "machine à vapeur" (3 P 969, parcelle B 43). En 1883, il fait encore élever "un atelier de tissage à la main et une filature" sur les parcelles 64 et 69 (VOIR f° 37). Un plan non daté de l'usine "dite de Collioure appartenant à M. Eugène Barthe" (ADT 116 J 51) montre le détail de l'organisation de l'usine. On y trouve mentionné la fonction de chaque bâtiment avec les aménagements intérieurs : la filature compte par exemple 14 métiers mécaniques et 28 métiers à bras et une teinturerie. Médaillée d’or à l’Exposition universelle de Paris en 1878, l'entreprise possédait une bonne renommée.£En 1893 ou 1895, Joseph Barthe prend la succession. Il est lui-même médaillé d'or à l'Exposition Universelle de 1900 et obtient la croix de chevalier de la légion d'honneur (L'Illustration). Décédé en 1912, l'usine passe ensuite dans les mains de son gendre, Frédéric Bourguet (1889-1978), époux de sa fille adoptive Suzanne Marguerite Dubois, issue d'une famille bourgeoise protestante. Entre 1917 et 1923, il développe considérablement la filature construite par Eugène Barthe. Il y associe toutes les opérations de la fabrication textile : teinture, tissage et apprêts (L'Illustration). La nouvelle filature est construite en 1917 et aménagée et outillée en 1920, quant au nouveau tissage de 3000 m2, il est élevé en 1921 et outillé l'année suivant (L'Illustration). L'architecte est Léon Daures (ADT 116 J 57) et l'entrepreneur est l'ingénieur albigeois Jean Fraisse qui s'adjoint sur place un chef de chantier en la personne d'un certain Bigot (116 J 52, 53). L'usine est alors principalement destinée à fabriquer des tissus pour la confection homme et femme, appelée alors "hautes nouveautés", et l'ameublement. Elle a employé jusqu'à 462 personnes. Le fils de Frédéric, Jean-Jacques Bourguet, commença comme ingénieur de l'usine avant d'en devenir directeur.£Elle a fermé ses portes en 1977 ou 1982 ?

  • Période(s)
    • Principale : 19e siècle
    • Principale : 20e siècle

L'usine développée par Eugène Barthe s'organisait au sud du Thoré, de part et d'autre du canal d'amenée, et les bâtiments utilisent le modèle du bloc à étage (ADT, 116 J 51, plan de l'usine). Son développement par Frédéric Bourguet s'est effectué principalement à l'ouest de la demeure où une grande filature couverte par sept sheds a été élevée ainsi qu'un grand atelier de tissage situé de l'autre côté du Thoré (actuellement disparu). L'organisation de l'usine est connue par un plan du début des années 1930 ; étaient regroupés sur un même site toutes les unités de production, les bureaux administratifs ainsi que des logements pour le directeur, les contremaîtres et les comptables.

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G Boudou-Ourliac (Sabine), Ils ont tissé l'histoire, l'exemple de deux entreprises textiles à Labastide-Rouairoux, Catalogue de l'exposition présentée du 16 mars au 13 juin 2005 au musée du textile de Labastide-Rouairoux, Conseil général du Tarn (Musée du textile et Archives départementales), 2005.£Boudou-Ourliac (S.), "Frédéric Bourguet, un industriel en pays textile à Labastide-Rouairoux", l'Industrie en Midi-Pyrénées : de la Préhistoire à nos jours, 57e congrès régional de la Fédération historique de Midi-Pyrénées, Sorèze, 23, 24 et 25 juin 2006, Toulouse : Fédération historique de Midi-Pyrénées, Albi ; Fédération des Sociétés intellectuelles du Tarn, 2007, p. 207-217.£Fernand Pech, Labastide-Rouairoux, essai historique, t. I : des origines à la fin du XVIe siècle, 1948, t . II (2 vol.) : le 17e et le 18e siècles jusqu'à la Révolution, Montpellier, 1951.£L'Illustration économique et financière, numéro spécial, Le Tarn, 1923, "draperie haute-nouveauté Eugène Barthe, manufacturier Frédéric Bourguet, successeur, Labastide-Rouairoux", p. 71.
  • NOTB_S Archives départementales du Tarn, 116 J 10 à 64 : Fonds Bourguet, usine de Labastide-Rouairoux, plans, constructions et travaux ; 3 P 968, matrice des propriétés foncières, f° 21, 3 P 969, matrice des propriétés bâties, à partir de 1882, registre des augmentations et diminutions. ; 7 S 1325, plan perdu, datable du milieu du siècle et signalant les principaux marchands-fabricants ? ; 144 J 153 plan de l'usine de M. Barthe, négociant à Labastide-Rouairoux et des propriétés environnantes ;
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM Haute-Vallée du Thoré
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA
  • EPID
  • ESSENT
  • ETACT
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre repérée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU
  • USER IVD81_SSERVANT
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI IA81013199
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • polycopié

    Archives départementales du Tarn : 116 J 15
  • polycopié

    Archives départementales du Tarn : 116 J 51
Date(s) d'enquête : 2015; Date(s) de rédaction : 2016