Dossier d’œuvre architecture IA81013098 | Réalisé par
  • enquête thématique départementale, habitat et production sur le PNR du Haut-Languedoc
cité ouvrière de Bonnecousse ou de Bertalai, actuellement rue Blériot
Œuvre étudiée

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc - Mazamet
  • Commune Aussillon
  • Lieu-dit Bonnecousse, Bertalai ou Bertelay
  • Adresse rue Blériot
  • Cadastre 2014 AO 122 à 129, 131 à 134, 135 à 141, 259

Un projet de constitution d'une société civile ou anonyme, pour la construction de maisons ouvrières au quartier de Bonnecousse (ou de Bertelai) voit le jour en avril 1911 dans le but "de mettre à la portée des familles ouvrières des logements salubres, convenables, suffisamment spacieux, d'un loyer modéré et dont elles pourraient plus tard devenir propriétaires" (texte cité par R. Cazals, 1979). L'acte notarié qui fonde la Société anonyme des maisons ouvrières de Mazamet en 1911 (ADT, 6 U 2 169) indique que le président en était à l'origine Alphonse Bonnafous et que Jules Cormouls-Houlès, Paulin Daures, Armand Guihou et Gustave Sarrat en étaient présidents d'honneur. Les administrateurs désignés dans le même document sont outre Alphonse Bonnafous déjà cité, Jacques Bruguière, le docteur Clavel, Ferdinand Cormouls-Houlès, Pierre Fourié (directeur de la Chambre de commerce, le directeur de l'Ecole pratique de Mazamet), Joseph Galibert-Pons, Eugène Guiraud, Ernest Molinié et Henri Sarrat, pour la plupart industriels influents du délainage du Mazamétain. La Société fait appel à l'architecte Charles Veaute, installé à Mazamet, qui dessine les plans en 1912 et 1913 (collection particulière J. Escourrou). Son projet montre cinq maisons jumelles de part et d'autre de la rue. Un autre alignement aurait dû être construit à l'arrière des maisons côté pair de la rue, le long de l'actuel boulevard Roosevelt.£En 1931, Edouard Cormouls-Houlès parle encore de la Société des Maisons ouvrières de Mazamet, oeuvre laïque. Il décrit la rue en ces termes : "ces maisons sont construites au quartier de Bertalai, agréable, pittoresque, ensoleillé, bien aéré, et ont tout à fait l'aspect de riants cottages. Elles constituent plutôt une cité jardin que des maisons ouvrières". Plus loin il précise que les locataires avaient "la possibilité avec une annuité un peu plus élevée que le loyer de devenir propriétaire de [leur] maison sur 15, 20 ou 25 ans".£Celles côté pair ont été élevées après la guerre, et encore, toute la rue n'a-t-elle pas été entièrement lotie. D'autres maisons jumelles, sur le boulevard Roosevelt, ont été élevées dans les années 1920. Cette cité ouvrière, voulue par des propriétaires d'usines de délainage, semble être la première du genre élevée dans le mazamétain (Cazals, 1979). A l'origine située au milieu des champs, elle se trouve à proximité du ruisseau qui alimentait un lavoir, à l'extrémité est de la rue. Chaque maison disposait en outre d'un puits et une pompe amenait l'eau dans la cuisine et à la cave. L'exploitation de terrains aux alentours permettait de compléter la production du petit potager attenant à la maison.

Construite sur les terres de la ferme de la Prade, la cité ouvrière se compose d'un ensemble de quatorze petites maisons, alignées sur la rue et associées par deux. Les jardins-potagers sont sur l'arrière et des cabanes ont généralement été construites dès l'origine en bout de parcelle pour l'élevage d'un cochon et / ou de quelques volailles. Chaque maison s'élève sur un soubassement semi-enterré, un rez-de-chaussée surélevé et un comble à surcroît. Les portes sont situées sur les pignons latéraux et desservent une petite entrée donnant accès à la salle commune d'un côté, à une chambre de l'autre et à l'escalier de la cave en face. Quelques unes conservent encore l'essentage d'ardoise d'origine.

  • Murs
    • enduit
    • maçonnerie
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, comble à surcroît
  • Couvertures
    • toit à longs pans

Présentation succincte

  • NOTSUC Selon l'historien du mazamétain Rémy Cazals, la cité ouvrière de Bonnecousse est la première du genre à avoir été élevée, juste après une série de grandes grèves, sur une initiative patronale, par l'intermédiaire de la Société civile des maisons ouvrières de Mazamet.

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G Rémy CAZALS, Témoignages sur la vie ouvrière à Mazamet avant 1914, édition F.A.O.L, Carcassonne, 1979.£Comité Interprofessionnel du logement, Mazamet, témoignages, 50 ans, 1996, témoignage de Rémy Cazals, p. 10 à 14.£Edouard CORMOULS-HOULES, Mazamet en 1930, un centre d'activité économique du Midi de la France, t.. I, p. 196-197.
  • NOTB_S Archives départementales du Tarn, 6 U 2 169, déclaration de constitution de Société anonyme, le 6 décembre 1911, maître Pons, notaire à Mazamet, Société anonyme des maisons ouvrières de Mazamet.£Fonds Imbert et Veaute, collection particulière J. Escourrou, plans 237.
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM communauté d'agglomération de Castres-Mazamet
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA
  • EPID
  • ESSENT
  • ETACT
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU
  • USER IVD81_SSERVANT
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI IA81013226
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

La rue Blériot peut être considéré comme la première cité ouvrière du bassin mazamétain.

  • Rémy CAZALS, Témoignages sur la vie ouvrière à Mazamet avant 1914, édition F.A.O.L, Carcassonne, 1979.

Lien web

Date(s) d'enquête : 2015; Date(s) de rédaction : 2015, 2016
Articulation des dossiers