Dossier d’œuvre architecture IA81013058 | Réalisé par
  • enquête thématique départementale, patrimoine vigneron du Pays Gaillacois
maison forte
Œuvre étudiée
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Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou - Lisle-sur-Tarn
  • Commune Lisle-sur-Tarn
  • Lieu-dit les Cassanhols
  • Cadastre 1831 K 383 à 388, 411, 412 ; 2011 K 257
  • Dénominations
    maison forte
  • Autres parties constituantes
    chai, pressoir, cuvage, écurie, puits, mur de clôture, bassin

La maison forte des Cassanhols appartenait à la famille du même nom au 17e siècle. Les Cassanhols étaient alors une famille noble de tout premier plan à Lisle d'Albi ; ils ont été plusieurs fois premiers consuls de Lisle. Le compoix établi entre 1613 et 1615, fait état des propriétés d'Estienne Cassanhol, fils de Guillaume, au lieu dit als Cassanhols, sur la paroisse de Saint-Salvy ; il y est alors mentionné un "tinairal appelé dalard", c'est à dire une cave à vin et une "maison appelée fort" qui pourrait bien correspondre au bâtiment que l'on voit encore aujourd'hui. Le corps de logis peut être daté par le style pour l'essentiel de la fin du 16e siècle ou du tout début du 17e siècle. La grande salle du premier étage située au dessus de la cave pouvait être le lieu privilégié des réceptions de la prestigieuse famille Cassanhols.£Un réaménagement est intervenu au cours du 18e siècle, en particulier dans la partie ouest de la maison où la distribution a été reprise et des fenêtres repercées en façade. Les dépendances ont été largement reconstruites au cours du 19e siècle ; elles conservent cependant un mur construit par couches successives de terre massive et une façade en pan de bois qui pourraient dater également de la fin du 16e siècle ou du 17e siècle.

  • Période(s)
    • Principale : limite 16e siècle 17e siècle
    • Secondaire : 18e siècle

La maison forte est implantée dans la plaine agricole et viticole, à quelques dizaines de mètres du chemin Toulze, axe de communication qui permettait de rallier Toulouse.£Le corps de logis de plan rectangulaire à trois niveaux comprend une cave vinicole semi-enterrée dans la partie orientale et se termine en façade par une galerie haute. Il mesure environ 25 mètres de long sur 11,50 mètres de large. La construction est essentiellement en brique et les encadrements des ouvertures sont en brique et en grès. La porte principale du logis est couverte par une plate-bande ornée d'un simple chanfrein et surmontée d'un larmier mouluré et les piédroits sont taillés en quart de rond. Alors qu'il ne subsiste plus qu'une seule croisée en pierre en façade, deux autres, qui éclairaient la grande salle au-dessus de la cave, se repèrent encore à l'étage ; elles ont été murées mais sont conservées dans la maçonnerie. Cette grande salle était donc ouverte sur trois côtés. Elle est couverte par un plafond à grosses poutres et solives et conserve un décor peint sur les poutres qui représente des assortiments de fruits présentés dans des tissus accrochés à des anneaux ou sortant de la bouche de masques. Le volume important de la salle, les trois croisées originelles et la qualité des décors peints témoignent de la volonté des constructeurs d'aménager une salle de réception imposante. Il faudrait encore y ajouter une grande cheminée sur le mur ouest, aujourd'hui disparue mais dont le chevêtre est toujours présent au niveau inférieur, dans la cave.£Le grand escalier intérieur rampe sur rampe est en bois. Au premier étage, il est marqué par des arcs plein cintre en brique dont les piédroits se terminent en quart de rond amortis par un congé à bec renversé.£La cave vinicole est ouverte en façade par une porte large dont la partie supérieure semble avoir été retaillée dans la brique et par des petites baies rectangulaires à ébrasement interne et dont les encadrements sont simplement abattus par un chanfrein. Le quai de déchargement du raisin à droite de la porte est un repercement relativement récent qui correspond à l'installation du pressoir à vis conservé à l'entrée de la cave. A l'intérieur, la poutre centrale est déchargée par deux poteaux dont l'un au moins repose sur une base en pierre. Des cuves en ciment occupent toute la partie est de la cave.£A l'angle nord-est, le corps principal est accolé par un petit bâtiment également construit en brique. Aujourd'hui arasé, ce petit bâtiment devait s'élever plus haut et former une tour d'angle, ce dont témoigne la présence d'une porte murée à l'angle du corps de logis qui permettait l'accès à la tour. Au rez-de-chaussée, sont conservées des fentes de tir ou canonnières de petites dimensions avec ébrasement interne. A l'étage, une croisée du même type que celles qui éclairaient la grande salle est en partie tronquée et murée.£Le portail d'entrée est actuellement précédé de deux marres ou viviers qui étaient déjà représentés sur le plan cadastral des années 1830. Ces bassins ont pu constituer un élément de défense de la maison forte des Cassanhols. La cour est délimitée par des corps de bâtiments situés de part et d'autre du corps de logis. Un bassin central a été aménagé devant le logis ; il était alimenté en eau par une source qui existe encore à l'arrière du logis.

  • Murs
    • brique
    • pisé
    • pan de bois
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • croupe
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour escalier en charpente

Présentation succincte

  • NOTSUC La maison forte des Cassanhols a été construite au tout début du 17e siècle par un des membres de la famille du même nom, famille noble de premier plan à Lisle. La maison se trouvait à la tête d'un domaine de viticulture et de polyculture environnant. Tandis que les dépendances agricoles se situaient dans les ailes encadrant la cour, la cave vinicole, toujours en activité, se situe à un emplacement privilégié, dans une partie du rez-de-chaussée semi-enterré de la maison.

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G CAHUE (Christine), "Lisle-d'Albigeois : société et pouvoir municipaux au début du XVIIIe siècle", mémoire de maîtrise d'histoire, Université de Toulouse-Le Mirail, sous la direction de Jack Thomas, 1993.
  • NOTB_S Archives départementales du Tarn, 145 EDT CC 57, Compoix de Lisle d'Albi daté de 1613-1615, volume III.
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM Tarn et Dadou
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA brique ; grès
  • EPID enduit badigeonné
  • ESSENT
  • ETACT état originel correct
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER spécimen unique et remarquable
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU
  • USER IVD81_SSERVANT
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Éléments remarquables
    salle
Date(s) d'enquête : 2011; Date(s) de rédaction : 2011