Dossier d’œuvre architecture IA81012219 | Réalisé par
Béa Adeline
Béa Adeline

Chargée d'Inventaire au CAUE du Tarn

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  • enquête thématique départementale, habitat et production sur le PNR du Haut-Languedoc
château de la famille Bru puis maison de la famille d'industriels Gervais de Rouville
Œuvre étudiée

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc - Vabre
  • Commune Vabre
  • Adresse 2 rue des Maquisards
  • Cadastre 1815 B 635  ; 2014 AC 83, 84
  • Dénominations
    château, maison
  • Genre
    d'industriel
  • Précision dénomination
    Bru, Gervais de Rouville
  • Autres parties constituantes
    resserre, remise, jardin

Le premier membre de la famille Bru connu est Jean-Pierre Bru (1760-1833), négociant. Il s’installe à Vabre à la fin du 18e siècle où il achète le moulin de l’Isoule qu’il transforme en filature pour le coton (Nos ancêtres les Bru et Salvignol, p. 165). Il profite du blocus continental à Bordeaux pour développer ses affaires. Il fait alors commerce de coton, de tissus mais aussi de tout autre produit. A son décès, en 1833, il possédait une quinzaine de métairies, dont celle du Bousquet (Saint-Pierre-de-Trivisy). Son fils Pierre Bru (1795-1858) se spécialise dans l’activité textile. Il est désigné « fabricant » dans les registres du cadastre et épouse en 1815 Jeanne Louise Mialhe, fille d’une famille de fabricant textile notoire de Vabre. Il développe l’activité de la filature et la tradition familiale lui attribue la construction du petit château de Vabre. La présence du chiffre JM pour Jeanne Mialhe, et « B » pour Bru, sur les grilles du portail permet de leur attribuer, à tout le moins, l’aménagement de cette entrée. Cependant, le style néogothique du château laisse plutôt supposer que c'est leur fils, Edouard Bru (1831-1894) qui en entreprend la construction. Marié à Elise Fourgassié en 1852, il poursuit l’activité de la filature et entreprend la construction du château du Bousquet.£C'est ensuite la fille d’Edouard Bru, Amélie Bru (1856-1874) qui hérite du château. Elle est l’épouse de Franck Gervais de Rouville (1852-1926, fils de Paul Gervais de Rouville), ingénieur de l’Ecole centrale de Paris et maire de Saint-Pierre-de-Trivisy. Franck Gervais de Rouville a créé l’entreprise textile Faure et Claron qui a vu le jour, selon la tradition familiale, en 1918, dans le contexte de la fin de la Première guerre, favorable au développement de l'activité du textile. Les bâtiments industriels se trouvaient rue du Suquet, une première filature et l’entrepôt (2014 AB 568 et 121), et, route de Castres, à l’emplacement des actuels bâtiments techniques de la municipalité (2014 AB 692 et 802), pour la deuxième puis principale filature située rive droite du Gijou. C’est le fils de Franck, Henri Gervais de Rouville, marié à Valentine Louise Claron (1890-1966) qui, à la suite de l’incendie du petit château en 1917, fait élever la maison sur les plans des architectes mazamétains associés Jules Imbert et Charles Veaute (datés de 1919).

La maison, située rive droite du Gijou, au Bout du Pont, ouvre au sud sur des jardins établis en terrasse sur le Gijou. La propriété rassemble deux parcelles établies de chaque côté de la route, fermées par un mur de clôture et un portail en fer forgé portant les initiales des propriétaires du 19e siècle. Disposant d’un niveau de soubassement dans lequel se trouvent resserres, cuisines et lavoir, la maison a un rez-de-chaussée ouvrant au sud sur une terrasse supportée par des arcs maçonnés et un escalier donnant sur les jardins. Le bâtiment principal est rectangulaire. Il s’agrandit d’une avancée et d’une petite tour rectangulaire sur l’élévation orientale, formant des décrochés au niveau des toitures. Les toits à longs pans et à croupe et en pavillon sont couverts d’ardoise et ont un avant-toit débordant supporté par des aisseliers. La porte principale, encadrée de pilastres et couronnée d'un entablement, est en pierre alors que l’encadrement des fenêtres est en ciment.

  • Murs
    • enduit
    • maçonnerie
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée, 1 étage carré
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit à un pan
    • toit en pavillon
    • croupe

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G Salvignol (Jean-Paul), Saint-Pierre de Trivisy. Mémoire et patrimoine du Moyen Âge à nos jours, Saint-Pierre-de-Trivisy, La Bibliotéca, 2015, p. 165-166.
  • NOTB_S Collection particulière, fonds des architectes Jules Imbert et Charles Veaute, tiroir gris 12 vrac.£Archives privées, Nos ancêtres les Bru, fascicule imprimé.
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM Sidobre Vals et Plateaux
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA
  • EPID
  • ESSENT
  • ETACT
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU
  • USER IVD81_SSERVANT
  • VALID accessible au grand public ; non validée
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI

Présentation succincte

  • NOTSUC La famille Bru, famille de négociant en draps, a développé l’activité textile à Vabre à partir de la fin du 18e siècle et a fait construire le petit château de style néogothique au 19e siècle. Par alliance, le château passe à la famille Gervais de Rouville dans le 3e quart du 19e siècle. Il subit un incendie en 1917 et Henri Gervais de Rouville et son épouse Valentine Claron font alors le choix d'une maison moderne construite sur les plans des architectes mazamétains associés Jules Imbert et Charles Veaute.
  • Statut de la propriété
    propriété privée
Date(s) d'enquête : 2015; Date(s) de rédaction : 2018