• inventaire préliminaire, inventaire territorial du PNRHL
maison
Œuvre étudiée
Copyright

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc - Dourgne
  • Commune Sorèze
  • Adresse 10, 12 rue Rastoul
  • Cadastre 1834 A 337, 338 ; 1986 A 306, 305

La maison en pan de bois des n° 10 et 12 rue Rastoul est de construction homogène. L'analyse de dendrochronologie des bois de la partie située au n° 12 permet de conclure que les arbres ont été coupés à l'automne-hiver 1520-1521. A l'origine, son emprise devait s'étendre dans la profondeur de la parcelle sur un peu moins de la moitié de ce qu'elle représente aujourd'hui pour le n° 12. La venelle qui longe la maison à l'est est antérieure à la construction de la maison puisqu'elle ne débouche plus sur la rue Rastoul. La construction de la maison au 16e siècle a donc englobé toute la partie nord de la venelle. La division de la maison en deux habitations différentes est intervenue antérieurement au milieu du 18e siècle. Elle tient compte du mur-de-refend qui organisait l'espace intérieur en deux salles de taille différente, celle de la partie est (l'équivalent du n° 12 actuellement) étant la plus grande. Les baies du premier étage ont été repercées au 19e siècle, en remployant les bois de la façade originelle. En façade, au n° 10, le rez-de-chaussée semble avoir été entièrement rebâti dans la seconde moitié du 20e siècle.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 16e siècle
    • Principale : 19e siècle

Le mur gouttereau s'implante sur la rue et la maison présente, par conséquent, un faîtage de toiture parallèle à la voie. La façade antérieure s'élève sur une structure entièrement en pan de bois. Elle présente un double encorbellement, à peine saillant pour le 2e étage. Au rez-de-chaussée, subsistent trois poteaux de forte section, chevillés à la sablière : le poteau cornier de gauche, et les poteaux d'une large porte, dont le linteau a disparu mais qui présentait un assemblage oblique à tenon et mortaise chevillé. Le poteau de droite conserve ses moulures visibles. Pour ménager la porte actuelle, plus étroite, un poteau présentant une mortaise a été remployé ; il est lui aussi chevillé à la sablière. La sablière de plancher du rez-de-chaussée est constituée de bois de forte section et de faible longueur assemblés à mi-bois. Au-dessus, les abouts de solives présentent un motif en quart de rond. La sablière de chambrée du 1er étage est constituée d'une seule poutre sur toute la longueur de la maison originelle. Elle est sculptée de motifs en accolade en fort relief et à la pointe effilée qui occupent précisément la largeur de l'entretoise, selon un rythme irrégulier. Aux étages, les décharges en croix de Saint-André sont hourdies de brique laissée visible. L'organisation du premier étage du n° 12 peut être restituée, en s'appuyant sur les trous de chevilles subsistants et sur les poteaux de fenêtres en remploi. Trois modules de deux décharges en croix de Saint-André constituaient le remplissage à gauche d'une grande et unique croisée. La structure à droite de la croisée était constituée de deux modules de deux croix de Saint-André superposées. Les deux petites croix qui sont aujourd'hui sous les appuis des baies, pouvaient se trouver ensemble sous l'appui de la grande croisée. L'étage de comble est aujourd'hui ouvert par des petites baies rectangulaires sur toute la largeur de la maison. Cependant, après l'observation des poteaux depuis l'intérieur, on peut restituer un comble ouvert. Tous les poteaux d'origine sont en place et ornés d'un chanfrein dans leur partie basse, s'amortissant par des congés en cuillère. A l'intérieur, on retrouve l'emplacement de la cloison qui séparait le soleilho de la salle. Le soleilho était continu sur toute la longueur de la maison. La salle de l'étage de comble de la partie est conserve un plafond à poutres et solives divisé en trois travées, une large au centre et deux plus petites de chaque côté. Les ais d'entrevous et couvre-joints sont en partie conservés. Les murs pignons de la maison présentent un rez-de-chaussée construit en pierre, à l'aide de moellon de tout-venant. Les étages des murs-pignons, et le mur-de-refend sont construits en pan de bois avec un remplissage de torchis. L'élévation arrière originelle devait être construite en pan de bois, selon ce que l'on peut encore voir à l'intérieur, au dernier niveau, où le mur a été reconstruit en brique creuse.

  • Murs
    • granite
    • calcaire
    • schiste
    • brique
    • bois
    • enduit
    • pan de bois
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    2 étages carrés
  • Couvertures
    • toit à deux pans de plan massé
  • Escaliers
    • escalier intérieur : escalier droit escalier en charpente

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G Béa (Adeline) et alii, Dendrochronologie en Midi-Pyrénées : bilan du programme 2004-2008, dans Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France, t. LXVIII, 2008, p. 189-204.
  • NOTB_S
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM Lauragais, Revel, Sorezois
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA bois ; ciment
  • EPID enduit terre ; enduit à la chaux
  • ESSENT
  • ETACT remanié
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER élément bâti bien conservé et proche de l'état d'origine
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU chevrons saillants
  • USER IVR73_SCPMIDIPYR
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI IA81012017
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
Date(s) d'enquête : 2005; Date(s) de rédaction : 2005