Dossier d’œuvre architecture IA81012017 | Réalisé par ;
Béa Adeline
Béa Adeline

Chargée d'Inventaire au CAUE du Tarn

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  • inventaire préliminaire, inventaire territorial du PNRHL
maison
Œuvre étudiée
Copyright

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc - Dourgne
  • Commune Sorèze
  • Adresse 19 rue du Maquis
  • Cadastre 1833 A 519  ; 1986 A 169

L'emprise actuelle du bâtiment situé au n° 19 est issue d'un remembrement de deux maisons. La maison étudiée ici ne concerne que la partie gauche de la parcelle. D'une construction homogène, elle est datée par dendrochronologie d'une fourchette couvrant la période 1510-1535, probablement vers 1516, soit peu de temps avant que la maison 2 ne soit construite, après l'automne-hiver 1519-1520,. La conception de l'édifice est unitaire et rassemble les différents niveaux entre eux. Néanmoins, la maison est tronquée à son extrémité gauche et s'étendait pour le moins sur un demi-module supplémentaire de décharges en croix de Saint-André. Dans la 2e moitié du 19e siècle, les ouvertures des différents niveaux sont repris. L'adjonction d'une devanture de boutique en bois et la reprise de la porte piétonne ont modifié l'état originel du rez-de-chaussée. Au premier étage, non seulement les fenêtres ont été repercées mais l'ensemble de la structure a été modifiée. Seuls trois poteaux encore visibles semblent être en place. Au deuxième étage, la fenêtre à croisée a été bouchée en partie pour l'insertion d'une fenêtre plus étroite. La fenêtre à traverse a été bouchée et une fenêtre étroite a été ouverte au niveau de la décharge en croix de Saint-André.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 16e siècle

La maison en pan de bois et en encorbellement est dotée d'une cour en fond de parcelle. La façade est longue de 6,10 m. Elle a deux étages carrés en pan de bois. Le mur mitoyen au rez-de-chaussée est maçonné et en structure de bois aux étages. Le rez-de-chaussée a une structure en bois. Bien que remanié, il est possible de restituer un poteau cornier en bois pourvu d'un aisselier à l'extrémité gauche. La sablière de plancher du rez-de-chaussée est dotée d'un décor de moulures constitué d'une superposition d'une gorge et d'une moulure torique repris par deux fois, devant couronner à l'origine les baies de la boutique. Cette mouluration s'interrompt approximativement au-dessus de l'extrémité de l'actuelle emprise de la baie de boutique. Les découpes obliques repérées à cet endroit semblent indiquer la présence d'un poteau. L'encadrement de bois mouluré de l'ancienne porte piétonne encore visible contre la gouttière permet de restituer un encadrement orné de deux moulures toriques et d'un départ d'arc. L'écoinçon est orné d'un motif floral. L'encorbellement saillant est porté par des abouts de solives qui présentent sur la face un bord droit rejoignant le profil du tore à listel proéminent à partir duquel le profil de l'extrémité suit les tracés d'une gorge et d'une moulure torique. Le décor est porté aussi sur les faces latérales des abouts de solives. Un écoinçon décoratif terminé par un motif (molette, fleuron, pointe,...) se détache en relief par le principe de taille en réserve opérée sur son pourtour qui adopte dans le registre supérieur le tracé de la gorge et du départ du tore à listel. La sablière de chambrée du premier étage est sculptée d'une frise d'arcs trilobés au profil aplati, insérée dans un cadre rectangulaire couronné d'un motif d'accolade simplifié. Au vu des vestiges existants, il semble que la conception des deux étages répondait à un ensemble cohérent, dans lequel les poteaux s'alignaient. La présence des coupes d'onglets opérées dans le registre inférieur et supérieur de la sablière de plancher du premier étage et de trois poteaux encore conservés au premier étage permettent de restituer un étage établi sur le même principe que celui du deuxième. Le deuxième étage était un ensemble cohérent et symétrique régi par le système du panneautage. Il est rythmé par un ensemble de quatre panneaux à l'intérieur desquels prennent place soit les décharges en croix de Saint-André établies en modules de deux panneaux de troix croix de Saint-André superposées, au premier et troisième en partant de la gauche, soit une fenêtre à croisée au deuxième, soit un module de décharges de trois croix de Saint-André superposées suivi d'une fenêtre à traverse. Ces panneaux réguliers sont de même largeur et sont eux-mêmes divisés en panneaux simples dans le sens de la largeur. L'accent est mis sur la verticalité. Toutes les éléments verticaux qu'ils soient poteaux de structure, de fenêtre, ou élément vertical formé du potelet et du meneau de la fenêtre à croisée, sont traités en fort relief sur la façade, sont ornés d'une petite moulure torique aux deux angles et dégagés sur leur face latérale par une gorge. Ils sont traités comme un véritable élément de cadre qui reprend exactement le même profil, mais dédoublé, que celui qui est rapporté sur toute la totalité de la sablière de plancher de l'étage ainsi que celle du rez-de-chaussée. En façade, l'enduit était établi entre les panneaux, masquant le remplissage et les autres éléments de structure. Cette hypothèse est renforcée par le fait que le hourdis de brique est constitué d'assises rectilignes. Tous les assemblages des bois sont effectués sur le même principe : coupe d'onglet et assemblage par embrèvement. Des différences de niveaux sont marquées entre les ouvertures et les panneaux de décharges. Les deux fenêtres sont dotées d'un appui situé plus bas que la première entretoise dans les modules de décharges en croix de Saint-André et la traverse se trouve plus haut que la deuxième entretoise des panneaux.

  • Murs
    • bois
    • brique
    • enduit
    • pan de bois
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    2 étages carrés
  • Couvertures
    • toit à longs pans

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G Béa (Adeline) et alii, Dendrochronologie en Midi-Pyrénées : bilan du programme 2004-2008, dans Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France, t. LXVIII, 2008, p. 189-204.
  • NOTB_S
  • APPA pan de bois
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM Lauragais, Revel, Sorezois
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA bois
  • EPID enduit ciment ; joints creux
  • ESSENT
  • ETACT état originel correct ; remanié
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER spécimen unique et remarquable ; élément bâti bien conservé et proche de l'état d'origine
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU chevrons saillants
  • USER IVR73_SCPMIDIPYR
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
Date(s) d'enquête : 2005; Date(s) de rédaction : 2005, 2009