Dossier d’œuvre architecture IA81011902 | Réalisé par
Béa Adeline
Béa Adeline

Chargée d'Inventaire au CAUE du Tarn

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  • inventaire préliminaire, inventaire territorial du PNRHL
Canal du Midi , tunnel des Cammazes appelé aussi Percée des Cammazes ou Voûte de Vauban
Œuvre étudiée
Copyright

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc - Dourgne
  • Commune Les Cammazes
  • Cadastre 1833 A 667, 668 ; 1999 A 235, 358
  • Dénominations
    canal, tunnel
  • Précision dénomination
    Canal du Midi, tunnel des Cammazes appelé aussi Percée des Cammazes ou Voûte de Vauban
  • Autres parties constituantes
    pente d'eau, pont

Si le prolongement de la rigole de la Montagne, en aval de l'Alquier, avait été prévu par P.-P. Riquet dès l'origine des travaux afin de renforcer l'alimentation de Saint-Ferréol, la partie qui était alors commencée dans l'Alquier ne fut pas continuée au-delà de l'hiver 1667 (l'essentiel des données développées dans ce paragraphe proviennent de deux sources qui ne seront plus citées par la suite, M. Adgé, Canal du Midi, dossiers 347 à 349 ; VNF-ACM, liasse 485). Cette partie de la Rigole de la montagne était achevée en 1668, avec le percement des multiples passages rocheux, les aménagements des prises d'Alzau et de Bernassonne, la construction de l'acqueduc de Lampy et celle des ponts des Cabanelles, de Bonnet, de Galétis. Le réservoir de Saint-Ferréol n'a été mis en eau qu'en 1680. Lorsque Vauban reprend les travaux en 1686, il prévoit la construction de 49 aqueducs afin de préserver le Canal de l'ensablement et renforcer l'apport de l'eau de la Montagne, principalement pendant les mois d'été, en augmentant les réserves de Saint-Ferréol. Le ruisseau du Laudot pouvait devenir insuffisant, il fallait donc augmenter l'alimentation du barrage par le prolongement de la rigole de la Montagne et le percement de la voûte des Cammazes, qui permettait d'amener dans Saint-Ferréol une partie des eaux d'hiver surabondantes. Le 12 août 1686, le devis des ouvrages, rigole de l'Alquier et tunnel des Cammazes, est dressé par Antoine Niquet et le bail de l'entreprise est passé à Guillaume Cailhau, architecte de Carcassonne le 5 octobre. Les travaux durèrent deux ans (1687-1688). Si la façade d'entrée a presque été conservée dans son état originel, la façade de sortie a été reconstruite au 18e siècle. Les façades ont perdu une corniche qui régnait sur toute leur longueur, et surtout les décorations du panneau supérieur. La façade d'entrée portait Les Lys de France surmontés d'une couronne et encadrés de trophées. Celle de sortie partait un soleil surmonté d'un phylactère portant la devise de Louis XIV "Nec pluribus Impar". En 1841, les rigoles n'étaient pas maçonnées. Après le pont, l'eau passait par le Saut, d'où elle tombait en formant une cascade dans un bassin barré à l'aval. Tous les ouvrages annexes, quais maçonnés, banquettes de l'intérieur de la voûte, prises d'eau, abreuvoir, pont et Saut ont fait l'objet de projets de 1835 à 1850, par Auguste Lespinasse d'abord puis par Laugé. Les prises d'eau, le pont et le Saut des Cammazes datent de 1851 mais d'après un projet de Lespinasse dressé en 1840. Les aménagements, quais maçonnés, cunette rectiligne et banquettes de la voûte, ont été établis peu de temps après 1851. Les façades de la percée sont restaurées après 1853.

La percée des Cammazes se trouve à l'extrémité sud du village des Cammazes, sous la route départementale 629. En amont du tunnel, la rigole de la Montagne passe dans une cunette rectiligne entièrement maçonnée d'une centaine de mètres environ. Elle se rétrécit ensuite pour passer dans le tunnel et en ressort au fond d'une deuxième tranchée d'environ 150 m de longueur. La cunette s'élargit peu après la sortie de la voûte, en formant une petite cascade pour perdre de la hauteur. Après un cours rectiligne d'environ 200 m, elle arrive au pont du Saut des Cammazes puis au Saut des Cammazes, point de jonction avec l'eau de la montagne et la source du Laudot qui marque la fin de la Rigole de la montagne. Le pont est en arc surbaissé avec parapets droits en granite bouchardé. Le Saut est constitué d'un toboggan au profil en contre-courbe entre deux murs de maçonnerie. Les briques sont posées de chant et les chaînages sont en pierre de taille. En amont, se trouvent un abreuvoir sur la rive gauche et une petite chute précédée de deux prises d'eau en pierre de taille. Le tunnel est voûté en berceau plein cintre surhaussé, construit en maçonnerie de moellon de gneiss et de micaschiste vert. La rigole passe entre deux banquettes de maçonnerie qui permettent la circulation. La façade d'entrée se compose d'un mur de soutènement en pierre de taille, la partie centrale est en avancée sur ce dernier. La façade symétrique, construite en gneiss, est divisée horizontalement par un bandeau. Les extrémités présentent un montant à bossage de section carrée et l'arc de la voûte est appareillé de claveaux à bossage avec une clef pendante et passante. La partie supérieure comporte un socle qui portait un ornement, le panneau central, enduit, était orné des Lys de France surmontés d'une couronne et encadrés de trophées. Il porte maintenant une plaque sur laquelle sont gravées les distances des principaux ouvrages d'alimentation. La façade de sortie, identique, est ornée de bossages de section arrondie et l'appareil est constitué pour l'essentiel de micaschiste vert, cette différence étant certainement attribuée au fait qu'elle ait été reconstruite au 18e siècle. Les dessins de 1731 montrent que la façade de sortie portait un soleil surmonté d'un phylactère portant la devise de Louis XIV "Nec pluribus Impar" ("Nul ne m'égale").

  • Murs
    • gneiss
    • micaschiste
    • moellon
    • pierre de taille
  • Couvrements
    • voûte en berceau

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G Adgé (Michel), Canal du Midi, dossiers 347, 348, 349, Percée des Cammazes, Pont du Saut des Cammazes, Saut des Cammazes, rapport dact., dossier préalable au classement au titre des Monuments Historiques, 1996.
  • NOTB_S Voies Navigables de France, Archives des Canaux du Midi, liasse n° 485.
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA
  • EPID
  • ESSENT
  • ETACT
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU
  • USER IVD81_CAUETARN
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI
  • Statut de la propriété
    propriété de l'État
  • Protections
    inscrit MH, 1997/03/04
  • Précisions sur la protection

    tunnel et façades d'entrée et de sortie (A 235 et 358)

  • Référence MH

L'ouvrage de génie civil, est Site classé par arrêté du 08 10 1996, et inscrit sur la liste du patrimoine mondial par arrêté du 17 décembre 1996. Le tunnel et les arcs d'entrée et de sortie situés sur la rigole de la Montagne Noire (A 358 et 235) ont été inscrits sur la liste supplémentaire des Monuments Historiques le 4 mars 1997.

Date(s) d'enquête : 2005; Date(s) de rédaction : 2008
(c) CAUE du Tarn
(c) Inventaire général Région Occitanie
Béa Adeline
Béa Adeline

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