Dossier d’œuvre architecture IA81011878 | Réalisé par
Béa Adeline
Béa Adeline

Chargée d'Inventaire au CAUE du Tarn

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  • inventaire préliminaire, inventaire territorial du PNRLH
  • enquête thématique départementale, habitat et production sur le PNR du Haut-Languedoc
château
Œuvre étudiée

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc - Labruguière
  • Commune Labruguière
  • Cadastre 1837 I 318 à 322 ; 1999 AB 66, 67

Labruguière figure au titre des possessions de la puissante vicomté de Lautrec au cours des années 1060-1070 (Débax, 2003, p. 113), dans le cadre d'un accord de non agression, une "convenientia", entre le seigneur Isarn de Lautrec et l'évêque Frotaire. La première mention du seigneur de Labruguière, "Petrus de Brugeira", en 1125 (H.G.L., t. V, C 919, an 1125, 488, CCCXVIII.), permet alors d'envisager la présence d'un château. A partir de cette date, il est possible de suivre l'activité des seigneurs de Labruguière. En 1173, un seigneur du même nom est témoin dans un acte de paréage, au côté de Raymond, abbé de Saint-Pons et de Petri Ermengaudi de Lautriaco (H.G.L., t. V, C 1307, Preuve 668). L'emplacement du château médiéval peut être précisé grâce au plan de 1750 sur lequel il est dissocié un "ancien château" du "château Dulac" du 17e siècle. Il aurait occupé la partie sud de la plateforme allant jusqu'à l'emplacement de l'actuelle mairie. A l'est, l'église est venue s'appuyer contre le château. Au 19e siècle, A. Combes précisait, en parlant de la façade occidentale de l'église, que "la façade extérieure du couchant est formée de deux jambages soutenant le donjon seigneurial" (Combes, 1860, p. 44.). Du donjon ou du logis seigneurial, détruit en grande partie, est encore perceptible le mur oriental en pierre de taille de grès dans lequel est percée une porte en arc brisé à l'encadrement chanfreiné. Il ouvre sur un porche à deux travées voûtées d'arêtes. La tradition lui prête la fonction de prison. Au début du 17e siècle, la famille de Cardaillac entre en possession du château. Louis de Cardaillac a été le seigneur le plus marquant de sa lignée. Il entreprit la reconstruction du vieux château de Gaïx, au sud de Castres, et pour ce faire fit appel à M. Bordes, architecte du roi Louis XIII (Haro, 1995, p. 28). Les auteurs attribuent au seigneur la construction du château de Labruguière au nord de la plateforme en 1641 (Ferras et alii, 1985, p. 100). Les prélèvements des bois de la charpente à fermes et à pannes effectués en décembre 2008 pour une analyse de dendrochronologie viennent corroborer la datation proposée de 1641 (Perrault, 2009, p. 23). La charpente, composée de trois zones séparées par deux murs de refend supportant les conduits de cheminée, porte des marques d'assemblage sur les pièces de la charpente révélant trois tranches du chantier. La date d'abattage des bois de la zone sud peut être située à l'automne 1639 ou à l'hiver 1640, la zone 2 propose une date plus large mais recoupant ces informations. Les bois pouvaient donc être disponibles dès l'hiver 1640 pour être mis en oeuvre rapidement. Au 19e siècle, de nouveaux bâtiments sont élevés à l'ouest, dans l'alignement de la tour d'escalier, avec dans un premier temps, une construction aménagée d'une petite tribune dans l'élévation postérieure. La tourelle d'angle du château a été inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques le 13 juillet 1927.

  • Période(s)
    • Principale : 12e siècle , (incertitude)
    • Principale : 13e siècle
    • Principale : 14e siècle
    • Principale : milieu 17e siècle
  • Dates
    • 1641, daté par travaux historiques, datation par dendrochronologie

L'emprise du château est encore identifiable sur la plateforme située au nord du bourg castral, promontoire rocheux dominant le Montimont. Du château médiéval qui occupait la partie méridionale, une élévation du mur oriental en détermine les limites, percée non loin de l'église par une porte à arc plein cintre. Il reste l'élévation du mur pignon du logis, situé contre l'élévation occidentale de l'église, couronné par un conduit de cheminée circulaire qui a été transformé par la suite, peut-être au 17e siècle, en guette. Des vestiges de mur sont encore visibles dans l'élévation postérieure de la mairie avec un soubassement composé d'assises de galets et de petit appareil de pierre et l'emplacement de deux fenêtres à l'étage du mur oriental permettent d'évaluer la hauteur du bâtiment. Ces différents éléments sont les vestiges de l'ancien château mentionné sur le plan de Labruguière dressé pour le seigneur Dulac en 1750. Au nord, le château des Cardaillac, construit au 17e siècle, se compose d'un corps de logis rectangulaire dont la distribution est assurée par une tour d'escalier en vis rectangulaire hors-oeuvre. L'édifice est rythmé par la succession de grandes fenêtres à croisée et demi-croisée, un corps en avancée surmonté d'un pignon formant fronton ouvrait sur la cour. A l'angle nord-est, une petite tourelle en encorbellement aux consoles sculptées de motifs floraux et de volutes apporte une note de fantaisie à cet ensemble somme toute austère.

  • Murs
    • grès
    • pierre de taille
    • moyen appareil
  • Toits
    tuile creuse
  • Couvrements
    • voûte d'arêtes
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Escaliers
    • escalier hors-oeuvre : escalier en vis sans jour escalier en maçonnerie

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G Campech (Sylvie), L'occupation du sol du piémont nord de la Montagne Noire, enquête archéologique et documentaire, mémoire de maîtrise d'archéologie, sous la direction de Y. Bruand et G. Pradalié, Université de Toulouse-Le Mirail, 1988, 2 tomes ; Combes (Anacharsis), Etudes historiques sur le pays castrais, Labruguière, Castres, typographie de veuve Grillon, 1860, 52 p. ; Curvalle (Joseph), De brugeria à Labruguière, dix siècles d'histoire, coll. Monographies des villes et villages de France, Paris, 1973, Reprint 2003, 160 p. ; Ferras (Vincent) et alii, Les hommes et leur ville : millénaire de Labruguière, Ferrières, Ed. de Poliphile, 1985, 208 p. ; Perrault (Christophe), Datation par dendrochronologie : château de Labruguière (81), Laboratoire C.E.D.R.E., Rapport d'étude, Besançon, 2009, 28 p.
  • NOTB_S A.D. Tarn, 2 O 120/3 ; Dom Devic, Dom Vaissette, Histoire générale de Languedoc, Toulouse, éd. Privat, 1872-1914.
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM Castres-Mazamet
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA
  • EPID
  • ESSENT
  • ETACT
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER spécimen unique et remarquable
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU
  • USER IVD81_ABEA
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Sites de protection
    zone de protection du patrimoine architectural et urbain
  • Protections
    inscrit MH partiellement, 1927/07/13
  • Précisions sur la protection

    tour d'angle ronde (cad.1999 AB 67) : inscription par arrêté du 13 juillet 1927

  • Référence MH
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Documents d'archives

  • carte postale.

    AD Tarn : 7 Fi 3
  • carte postale

    AD Tarn : 7 Fi 23

Bibliographie

  • J. Curvalle, De Brugeria à Labruguière, dix siècles d'histoire, coll. Monographies des villes et villages de France, Paris, 1973, reprint, 2003.

Documents figurés

  • J. Bordenave, Rapport de fouille, Labruguière, 1963. Plan, relevés, 1963.

    Service Régional de l'Archéologie de Midi-Pyrénées
Date(s) d'enquête : 2006; Date(s) de rédaction : 2006, 2009, 2015
(c) CAUE du Tarn
(c) Inventaire général Région Occitanie
Béa Adeline
Béa Adeline

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