Dossier d’œuvre architecture IA81011823 | Réalisé par
Béa Adeline
Béa Adeline

Chargée d'Inventaire au CAUE du Tarn

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  • inventaire préliminaire, inventaire territoriall du PNRLH
  • enquête thématique départementale, habitat et production sur le PNR du Haut-Languedoc
maison
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc - Labruguière
  • Commune Labruguière
  • Adresse 4 rue des Pénitents
  • Cadastre 1837 I 84  ; 1999 AB 62

D'après l'analyse stylistique, la maison en pan de bois et en encorbellement pouvait être datée de la première moitié du 17e siècle. En effet, les abouts de solives ont un profil en quart-de-rond aplati et leur section n'est pas très importante : 19 cm de largeur en moyenne pour 22 cm de hauteur. Les sablières ne sont pas non plus de fortes pièces de bois. La structure du pan-de-bois des étages ne répond pas aux typologies de la fin du Moyen Age. Celle du premier étage est composée de deux décharges en croix de Saint-André uniques par hauteur, non assemblées à mi-bois, qui sont cantonnées de deux poteaux dont un cornier. Un poteau intermédiaire encadre de part et d'autre la croisée centrale. Au niveau du comble, une décharge en écharpe contrevente l'ensemble de la structure à poteaux comprenant une petite fenêtre à appui. La porte piétonne du rez-de-chaussée a un encadrement mouluré en pierre de taille de grès et est couronnée par une corniche saillante et moulurée. Les prélèvements opérés en décembre 2008 lors de la campagne de dendrochronologie ont porté sur les bois des différentes parties de la maison : pignon ouest, élévation postérieure du comble, la façade sur rue et les plafonds. Les résultats révèlent deux états de la construction. Les bois du pignon ouest, de l'élévation postérieure et un bois de la façade sur rue peuvent être rattachés à la coupe opérée en automne-hiver 1627-1628 et mis en oeuvre rapidement, probablement dès la belle saison de 1627. Un deuxième état peut être situé après 1645 et avant 1680, il concerne le plafond du rez-de-chaussée et la façade sur rue. Une première maison aurait été construite dans le 2e quart du 17e siècle mais reconstruite, tout du moins en partie, dans la 2e moitié du 17e siècle en réutilisant une partie des bois du premier état. Ce dernier élément permet de mieux comprendre la différence de niveau entre les abouts de solives situés au-dessus de la porte en pierre, alors en place, et les autres. Probablement au 19e siècle, la maison a été agrandie à l'arrière, gagnant sur toute la profondeur de la cour. La porte de garage ouverte au rez-de-chaussée est un aménagement moderne.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 17e siècle , (incertitude)
    • Principale : 2e moitié 17e siècle

La maison, alignée sur la rue et mitoyenne, occupe toute la parcelle. Elle est composée d'un étage et d'un comble à surcroît. Le rez-de-chaussée est maçonné et est recouvert d'un enduit ciment. Il est ajouré par deux portes, une porte de garage et une porte de logement à l'encadrement en pierre de taille de grès surmonté d'une corniche et aux piédroits moulurés. En encorbellement, l'étage carré et le comble à surcroît sont construits en pan de bois. Les abouts de solives présentent un profil en quart-de-rond aplati, un corbeau de pierre présentant le même profil soutient le poteau cornier de droite. L'étage carré est éclairé par une fenêtre centrale. Les trous de cheville sur les poteaux de fenêtres permettent de restituer l'emplacement d'une croisée qui a été habillée intérieurement d'un encadrement en bois pour une fenêtre plus étroite. Elle est dotée d'un appui en grès ajouté postérieurement. La structure est assurée par deux poteaux encadrant la fenêtre centrale et d'une décharge en croix de Saint-André établie sur toute la hauteur qui contrevente l'ensemble de l'étage. Un hourdis de brique destiné à être apparent dessine des motifs de chevrons entre les poteaux et dans les parties extérieures des croix et des motifs d'épis dans les croix. Les assises rectilignes sont employées au niveau de l'allège de la fenêtre. Une petite baie d'évier à l'encadrement en bois est percée à l'extrémité occidentale. Des motifs en épis se trouvent dans le hourdis de brique situé entre la sablière de chambrée du premier étage et celle de plancher du comble. Le comble à surcroît est ajouré par une petite baie rectangulaire dotée d'un appui en bois saillant. Sous cette dernière, les assises de brique dessinent un motif en épis alors que dans les autres parties sont préférés les décors losangiques et en chevron. Plus simple, la structure du pan de bois du comble est composée de poteaux qu'une décharge en écharpe contrevente de part et d'autre. La disposition intérieure, très simple, s'établit à partir de l'escalier droit auquel donne accès la porte de logement. Au rez-de-chaussée, la pièce qui était l'atelier d'un modiste au 19e siècle, conserve une cheminée du début du 19e siècle élevée contre le mur pignon oriental. Le mur oriental maçonné a un gros-oeuvre constitué de galets, de tuileau et de brique. Un niveau de stockage est ménagé en sous-sol, seulement dans la partie centrale de la pièce. Au premier étage, une cheminée monumentale en pierre de taille de grès sculptée, dont les jambages sont en encorbellement, se trouve contre le mur pignon oriental. La cuisine avec l'évier est ménagée dans un réduit établi dans l'alignement du cloisonnement de la cage de l'escalier droit établi sur deux étages. Le mur postérieur du comble a une structure en pan de bois régie par deux décharges en croix de Saint-André établie sur toute la hauteur qui encadrent un poteau. A l'ouest, et dans l'alignement de l'escalier, une porte mène à une petite pièce résultant de l'agrandissement. La charpente, simple, est composée de deux pannes qui supportent directement les chevrons. Le mur pignon occidental est en pan de bois et hourdé de brique, dont les assises dessinent des motifs en chevron au rez-de-chaussée alors que le mur oriental est maçonné sur toute la hauteur. Quelques bois du comble, employés en façade, sont des pièces de remploi.

  • Murs
    • brique
    • bois
    • enduit partiel
    • maçonnerie
    • pan de bois
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    1 étage carré, comble à surcroît
  • Couvertures
    • toit à un pan

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G Perrault (Christophe), Datation par dendrochronologie : 4 rue des Pénitents, à Labruguière (81), Laboratoire C.E.D.R.E., Rapport d'étude, Besançon, juin 2009, 28 p.
  • NOTB_S
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM Castres-Mazamet
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA bois ; grès
  • EPID enduit ciment
  • ESSENT
  • ETACT état originel menacé
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER spécimen unique et remarquable ; élément bâti caractéristique et proche de l'état d'origine
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU chevrons débordants
  • USER IVD81_ABEA
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Sites de protection
    ZPPAUP
Date(s) d'enquête : 2006; Date(s) de rédaction : 2006, 2009, 2018
(c) CAUE du Tarn
(c) Inventaire général Région Occitanie
Béa Adeline
Béa Adeline

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