Dossier d’œuvre architecture IA81011812 | Réalisé par
Béa Adeline
Béa Adeline

Chargée d'Inventaire au CAUE du Tarn

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
  • inventaire préliminaire, inventaire territoriall du PNRLH
  • enquête thématique départementale, habitat et production sur le PNR du Haut-Languedoc
hôtel
Œuvre étudiée

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc - Labruguière
  • Commune Labruguière
  • Adresse 3, 5 rue des Lombards
  • Cadastre 1837 I 244  ; 1999 AB 140
  • Dénominations
    hôtel
  • Autres parties constituantes
    cour, écurie, jardin

Du vaste ensemble qui occupe la parcelle 140, seul le corps de bâtiment sur rue a été construit dans le 3e quart du 15e siècle. Il s'agit d'un bâtiment de plan rectangulaire et allongé présentant le mur gouttereau sur la rue. A un rez-de-chaussée maçonné, il possédait deux étages en pan-de-bois en encorbellement. Le deuxième étage du bâtiment a conservé trois croisées et une pièce dont la structure et les cloisons en pan-de-bois ainsi qu'une partie de la charpente sont d'origine. L'entrée principale située au n° 3 ouvre sur un porche menant à la cour arrière. Le bâtiment a fait l'objet en 2008 d'une série de prélèvements pour une analyse de dendrochronologie (C. Perrault, 2009). Ils se sont opérés dans les solives du plafond du rez-de-chaussée, dans les solives du plafond d'une salle du deuxième étage, ainsi que dans l'écharpe de la cloison orientale de cette dernière et dans la charpente. L'ensemble des prélèvements révèlent une phase d'exploitation cohérente avec une campagne d'abattage à l'automne-hiver 1482-1483 pour une mise en oeuvre dès la belle saison 1483 ou peu après.£L'aménagement de la cour résulte d'un agrandissement de l'hôtel particulier au 17e siècle dans la profondeur de la parcelle, autour d'un escalier suspendu monumental ménageant au rez-de-chaussée deux cours intérieures bordées au sud par un long corps de bâtiment parallèle occupant toute la largeur de la parcelle et à l'est, par une autre aile reliant les deux. Si le corps de bâtiment sud présente à l'heure actuelle toutes les caractéristiques d'un bâtiment du 19e siècle, il a été construit au 17e siècle et était chauffé par deux cheminées monumentales en pierre de taille, dont l'une est déposée dans la seconde cour intérieure. Le programme de construction du 17e siècle s'inscrit dans un aménagement général, reprenant les ouvertures du rez-de-chaussée de la façade sur rue, porte donnant sur la cour intérieure orientale et la porte monumentale surmontée d'un fronton sous l'escalier accédant au corps de bâtiment sud. Le rez-de-chaussée du n° 3 est unifié par un cordon reliant les fenêtres à meneau de part et d'autre de la porte monumentale qui est surmontée d'un entablement couronné d'une corniche. La partie correspondant au n° 5, plus sobre, est ornée de la seule porte monumentale à entablement et corniche. La deuxième cour correspond à une cour secondaire sur laquelle ouvrent les communs, logements et écuries dont un arc porte la date de 1676.£Au 18e siècle, les pièces du premier étage du bâtiment sur rue font l'objet d'une reprise générale et d'une campagne d'onermentation : cheminées avec décor de stucs, plafonds, fenêtres couvertes d'un arc segmentaire.£Au début du 19e siècle, les menuiseries des portes du rez-de-chaussée de la façade sur rue ainsi que celles de tout le rez-de-chaussée de la partie ouest de l'hôtel particulier, c'est-à-dire la partie correspondant au n° 5, sont réalisées au début du 19e siècle. La date de 1813, gravée au revers de la sablière de plancher du rez-de-chaussée du n° 5, correspond probablement à cette campagne. A l'intérieur, une porte est ornée des initiales "FSF", "Fabre de Saint-Félix", famille propriétaire de la partie du n° 5 en 1750 (plan de Dulac Labruguière). En 1836, le portail du boulevard ainsi que probablement les bâtiments annexes : écuries, ..., sont aménagés autour de la grande cour avec mur de clôture fermé par un grand portail marquant l'entrée sur le boulevard. Le portail porte la date de 1836. Au milieu du 19e siècle, dans les années 1850-1860, le deuxième étage de la partie occidentale du bâtiment sur rue est rabaissé, les fenêtres à croisée médiévales sont remplacées par de petites fenêtres rectangulaires. La partie supérieure de la tête de mur surplombe alors le deuxième étage de la maison. A une date contemporaine, les fenêtres du corps de bâtiment sud sont entièrement reprises et doublées afin d'apporter un éclairage suffisant soit équivalent à deux fenêtres par pièce.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 15e siècle
    • Principale : 17e siècle
    • Secondaire : 1ère moitié 19e siècle
    • Secondaire : milieu 19e siècle
  • Dates
    • 1483, datation par dendrochronologie, date portée
    • 1676
    • 1813
    • 1836

L'hôtel particulier, résultant d'agrandissements successifs aux 17e et 19e siècles principalement, entre rue et jardin, se compose de deux corps de bâtiments parallèles, reliés par une aile orientale en retour, ouvrant sur deux cours intérieures que sépare un escalier extérieur suspendu. Dans le deuxième corps de bâtiment un couloir voûté ouvre sur le jardin, au sud, délimité par un mur de clôture s'élevant probablement sur une partie de l'enceinte et ouvrant sur le boulevard par un portail. Le jardin est bordé par un corps de bâtiment occidental destiné à la fonction d'écurie et de resserre. Le corps de bâtiment principal du 15e siècle, ouvrant sur la rue des Lombards, est en pan-de-bois et présente deux étages en encorbellement sur la rue. Il dispose de deux entrées sur la rue, au n° 3 et au n° 5. Le rez-de-chaussée est maçonné et comprend pour partie un appareil de pierre de taille de calcaire blanc, matériau provenant probablement du causse de Labruguière. La hauteur sous plafond des pièces est de 3,75 m. Les ouvertures, portes et fenêtres, datent du 17e siècle et du 19e siècle. Des deux portes monumentales, celle du n° 3 est la plus ornée : des pilastres sont sculptés sur les piédroits couronnés par un entablement et une corniche à denticules. Le rez-de-chaussée du n° 5 est éclairé par de grandes fenêtres rectangulaires du 19e siècle dont l'une est venue obturer une arcade brisée médiévale. Les deux niveaux en pan-de-bois et en encorbellement sont supportés et contreventés par une tête de mur en pierre de taille dont l'encorbellement est composé de trois quarts-de-rond superposés. Les abouts de solives portant l'encorbellement des deux étages sont pour l'heure coffrés et un enduit masque la structure du pan-de-bois. Le premier étage est éclairé sur toute sa longueur par huit fenêtres au linteau au tracé segmentaire et aux appuis saillants en pierre de taille de grès. Si la partie du n° 5 a vu son deuxième étage rabaissé et éclairé par de nouvelles fenêtres rectangulaires au 19e siècle, les trois fenêtres du deuxième étage de la partie correspondant au n° 3 sont des fenêtres à croisée d'origine. Encadrements, meneau et traverse sont effilés par un cavet. Le linteau est sculpté dans la sablière. Les volets intérieurs, probablement du 17e siècle, sont parfaitement adaptés au dispositif d'origine. A l'intérieur, une pièce du deuxième étage, de 6,50 m de long sur 5,50 de profondeur conserve la structure en pan-de-bois apparente, composée de deux croix de Saint-André superposées qui alternent avec la croisée. L'allège est occupée par deux croix de Saint-André. L'assemblage est effectué à tenon et mortaise maintenu par des chevilles. Le remplissage est composé d'assises de brique rectilignes. Le deuxième étage était couvert d'un plafond à la française dont les solives conservent les traces d'ancrage des ais d'entrevous et des baguettes couvre-joints. La charpente d'origine était composée, sur le même principe que la 21 rue Jean Jaurès, d'un poteau porté par une solive et assemblé à la panne faîtière sur laquelle reposent en tête les chevrons. Le deuxième étage est accessible par l'escalier suspendu en pierre du 17e siècle au garde-corps à balustres qui se poursuit au-delà du premier étage par un escalier en bois. Sous l'escalier en pierre, une porte en pierre de taille de grès surmontée d'un fronton abritant le buste d'un personnage, ouvre sur le corps de bâtiment sud qui conserve, selon toute vraisemblance encore en place une cheminée sculptée en pierre de taille. La seconde est déposée dans la deuxième cour intérieure. Une chapelle privée couverte d'une voûte légère, en brique, était aménagée à l'étage de l'aile orientale. Le programme des menuiseries du rez-de-chaussée daté du premier quart du 19e siècle est homogène, tant par son décor précieux que monumental, avec entablement et corniche.

  • Murs
    • calcaire
    • bois
    • enduit
    • maçonnerie
    • moellon
    • pierre de taille
    • pan de bois
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    sous-sol, 2 étages carrés
  • Couvrements
    • voûte en berceau
  • Couvertures
    • toit à deux pans de plan massé
    • toit à un pan
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier tournant escalier suspendu
  • Typologies
    hôtel particulier

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G Perrault (Christophe), Datation par dendrochronologie : 3 et 5 rue des Lombards, à Labruguière (81), Laboratoire C.E.D.R.E., Rapport d'étude, Besançon, mai 2009, 27 p.
  • NOTB_S
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM Castres-Mazamet
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA grès ; bois
  • EPID enduit ciment
  • ESSENT
  • ETACT état originel en bon état
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER spécimen unique et remarquable
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU chevrons débordants
  • USER IVD81_ABEA
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Sites de protection
    zone de protection du patrimoine architectural et urbain
Image non consultable
Image non consultable
Image non communicable
Image non consultable
Image non communicable
Image non communicable
Image non communicable
Image non consultable
Image non communicable
Image non communicable
Image non consultable
Image non consultable
Image non consultable
Image non communicable
Image non communicable
Image non consultable
Image non communicable
Image non consultable
Image non communicable
Image non communicable
Image non communicable
Image non communicable
Image non consultable
Image non consultable
Image non communicable
Image non consultable
Image non consultable
Image non communicable
Image non consultable
Image non consultable
Image non communicable
Image non communicable
Image non consultable
Image non communicable
Image non communicable
Image non communicable
Image non consultable
Image non communicable
Image non consultable
Date(s) d'enquête : 2006; Date(s) de rédaction : 2006, 2018
(c) CAUE du Tarn
(c) Inventaire général Région Occitanie
Béa Adeline
Béa Adeline

Chargée d'Inventaire au CAUE du Tarn

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.