Dossier d’œuvre architecture IA81011809 | Réalisé par
Béa Adeline
Béa Adeline

Chargée d'Inventaire au CAUE du Tarn

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  • inventaire préliminaire, inventaire territoriall du PNRLH
  • enquête thématique départementale, habitat et production sur le PNR du Haut-Languedoc
maison
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc - Labruguière
  • Commune Labruguière
  • Adresse 21 rue Jean Jaurès
  • Cadastre 1837 I 258, 259 ; 1999 AB 181  ; 2011 AB 845, 846

La maison, construite en deux campagnes de travaux distinctes, s'étend sur une profondeur de près de 18 mètres, matérialisant un îlot à elle seule. Une première maison est construite dans la 2e moitié du 15e siècle, sur une profondeur de 8 m environ. Le rez-de-chaussée est maçonné et les étages sont en pan-de-bois. Le décor des abouts de solives est homogène, tant sur l'élévation ouest que sud. Un tore à listel couronne l'about de solive. Il est dégagé d'un tore à listel inférieur par un profond cavet. La sculpture a été rendue possible grâce à l'ajout d'un corbeau chevillé à l'about de solive. Les prélèvements opérés dans cette première maison, au niveau des solives du plafond du rez-de-chaussée et de celui du premier étage précisent que la campagne d'abattage des arbres se situe entre 1445 et 1480 pour le premier étage et 1446 et 1478 pour le second (Perrault, 2009, p. 25). Les deux estimations se recoupent, ce qui peut laisser penser qu'ils relèvent d'une mise en oeuvre contemporaine. La maison connaît un agrandissement spectaculaire, une extension établie en pointe sur une profondeur de presque 10 m. Les abouts de solives de cette deuxième campagne sont homogènes pour les 16 solives du plafond du rez-de-chaussée et portent à l'intérieur des numéros de montage qui ont pu être identifiés du n° 1 n° 11, de l'ouest vers l'est, à l'exclusion d'un about de solive changé à hauteur de la septième solive. Le profil des abouts de solives est alors différent : l'about et le corbeau présentent le même profil. Une baguette et un tore suivi d'une gorge borde dans la partie supérieure et inférieure un ensemble tréflé composé de deux tores latéraux et d'un tore central à listel. Le premier étage bénéficie d'un soin tout particulier, relevant d'une véritable composition dans laquelle apparaissent des demi-croisées et une croisée ornées d'un décor architectonique. Les piédroits sont sculptés d'un pilastre, la fenêtre est couronnée par une corniche très saillante. L'appui mouluré et très saillant est actuellement détaché du cordon qui souligne le niveau des allèges des fenêtres. Sous l'appui, les poteaux de fenêtre sont sculptés de deux motifs de console superposés. Le deuxième étage est parcouru sur sa totalité d'un cordon qui souligne les allèges des fenêtres et prend fonction d'appui aux fenêtres doubles séparées par un simple meneau. Si les fenêtres ont été modifiées sur la façade sur rue, probablement au 19e siècle, il n'en demeure pas moins que l'étage semble être homogène et résulte, pour la façade occidentale, d'une reprise intégrale. La campagne a été doublée d'une reprise de la façade sur rue avec un réaménagement du rez-de-chaussée avec ses deux baies de boutique en arc plein cintre et l'élévation des têtes de mur en pierre de taille dont une accueille une demi-croisée à l'encadrement en pierre. Les prélèvements opérés sur les solives du plafond du rez-de-chaussée, le plafond du deuxième étage, la charpente et éléments des façades sud et nord révèlent une campagne d'abattage des arbres à l'automne-hiver 1580-1581 avec une mise en oeuvre rapide (Perrault, 2009, p. 27). Au 18e siècle, probablement en 1760, date portée sur la clef du portail du rez-de-chaussée de l'élévation, un portail est ouvert dans l'élévation sud donnant sur la rue Camille Doucet et un pontet est élevé sur la rue au niveau du premier étage de la maison. Les fenêtres sur la rue Jean Jaurès sont également reprises, avec un linteau segmentaire et un appui saillant en pierre de grès. Est-ce à ce moment-là qu'une partie de l'élévation nord en encorbellement donnant sur la rue du Marché est reculée, ou est-ce au 19e siècle, lorsque les fenêtres du deuxième étage de la façade principale et peut-être les baies de boutique du rez-de-chaussée sont reprises ?

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 15e siècle
    • Principale : 3e quart 16e siècle
    • Principale : 3e quart 18e siècle
  • Dates
    • 1581, date portée
    • 1760

La maison, agrandie d'un pontet sur la rue Camille Doucet, constitue à elle seule un îlot et était accompagnée à l'arrière d'un puits public. A deux étages carrés, la maison conserve au rez-de-chaussée des locaux à vocation commerciale ouvrant sur la rue Jean Jaurès par deux arcs en plein cintre. Le rez-de-chaussée de la boutique, pourvu d'une cloison intérieure établie dans l'axe et bornée par un pilier de bois, correspond à l'emprise de la première maison. En arrière de cette dernière, le départ d'un escalier d'origine menait aux étages, il a été remplacé par un nouvel escalier au 19e siècle. Si le rez-de-chaussée était a priori occupé par boutiques et annexes, les étages accueillaient les pièces de logement. L'aménagement des pièces a été bouleversé par la suite mais il est encore possible de le restituer en partie : une succession de pièces en enfilade. Dans la partie agrandie et qui conserve l'aménagement originel, la première pièce, qui est aussi la plus importante, est éclairée au sud par une croisée et au nord par une demi-croisée. Les traces de mortaise dans la huitième solive révèlent que la cloison a été modifiée et déplacée : la deuxième pièce était éclairée par deux demi-croisées, une au sud et une au nord. Une cloison postérieure a été élevée au niveau de la onzième solive pour établir une dernière pièce. Peut-être à ce moment-là, une fenêtre rectangulaire sur le format d'une demi-croisée à l'encadrement chanfreiné est ouverte dans la dernière pièce, éclairée par une demi-croisée ouverte dans le mur pignon. Une troisième ouverture était-elle ouverte dans l'élévation nord? Deux poutres de renfort, transversales, ont été placées a posteriori dans la deuxième pièce afin de renforcer la solidité du plancher. La structure du pan de bois du mur pignon est établie de part et d'autre de la fenêtre à demi-croisée centrale et de ses poteaux de fenêtre. Une décharge en écharpe contrevente la fenêtre depuis le niveau du linteau et rejoint les extrémités. L'écharpe est soutenue par des tournisses. La structure des murs nord et sud reprend le système du pan de bois à grille quadrillé, avec un bois de structure horizontal continu, pouvant être dénommé sablière intermédiaire qui, saillant et mouluré à l'extérieur, est un cordon. Une écharpe contrevente aux deux extrémités l'ensemble de la structure. Le niveau du deuxième étage adopte le même système de structure. La huitième solive, de même qu'au niveau inférieur porte les traces de mortaise, signe de l'emplacement de la cloison et la onzième solive a conservé la cloison dont la structure à grille est contreventée par une décharge en écharpe. Le torchis est maintenu par des éclisses et la porte conserve son encadrement chanfreiné. Les éléments de la charpente sont d'origine. Une poutre transversale encastrée dans la double sablière faisant office d'entrait supporte un poteau, assemblé à la panne faîtière. Ces éléments sont décorés d'un chanfrein amorti par un congé en cuillère lorsqu'ils sont apparents. Les chevrons supportent le voligeage et reposent en tête sur la panne et en pied sur la double sablière. A l'extrémité, la charpente du même type est aussi constituée d'un assemblage de chevrons destinés à supporter la demi-croupe. La pièce orientale est recouverte sur ses quatre murs d'un enduit et de peintures représentant un motif de pointe de diamant.

  • Murs
    • grès
    • brique
    • bois
    • enduit
    • maçonnerie
    • moellon
    • pierre de taille
    • galet
    • pan de bois
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    sous-sol, 2 étages carrés
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • demi-croupe
  • Techniques
    • peinture
  • Représentations
    • ornement géométrique
    • pointe de diamant
  • Précision représentations

    A l'extrémité de la maison, au deuxième étage et sous la demi-croupe, une pièce est entièrement recouverte de peintures murales dont les motifs à ornement géométrique sont en pointe de diamant.

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G Perrault (Christophe), Datation par dendrochronologie : 21 rue Jean Jaurès, à Labruguière (81), Laboratoire C.E.D.R.E., Besançon, juin 2009, 34 p.
  • NOTB_S
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM Castres-Mazamet
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA bois ; grès
  • EPID enduit à la chaux
  • ESSENT
  • ETACT état originel en bon état
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER spécimen unique et remarquable
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU chevrons débordants
  • USER IVD81_ABEA
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler, à étudier
  • Sites de protection
    zone de protection du patrimoine architectural et urbain
Date(s) d'enquête : 2006; Date(s) de rédaction : 2006, 2009, 2018
(c) CAUE du Tarn
(c) Inventaire général Région Occitanie
Béa Adeline
Béa Adeline

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