Chargée d'Inventaire au CAUE du Tarn
- inventaire préliminaire, inventaire territoriall du PNRLH
- enquête thématique départementale, habitat et production sur le PNR du Haut-Languedoc
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc - Labruguière
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Commune
Labruguière
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Adresse
17 rue Camille Doucet
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Cadastre
1837
I
261
;
1999
AB
189
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Dénominationsmaison
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Dossier dont ce dossier est partie constituante
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Autres parties constituantesboutique
La construction de la maison en pan de bois, homogène, pouvait être datée, à partir de l'analyse stylistique, d'une large période incluant la 2e moitié du 15e siècle et pouvant aller jusqu'au début du 16e siècle. La porte au linteau orné d'une accolade double, le linteau de la baie de boutique en arc segmentaire mouluré avec retombée à pénétration, les abouts de solives à tores et à listel, le linteau mouluré de la croisée du premier étage, la fenêtre à meneau central avec cordon formant appui du deuxième étage sont autant d'éléments pouvant conforter la datation. Des prélèvements pour une analyse de dendrochronologie ont été effectués dans l'ensemble de la maison, au niveau des solives du plafond du rez-de-chaussée dans la façade sur rue mais aussi dans l'élévation postérieure, dans les solives du plafond du premier étage et dans les pignons est et ouest du deuxième étage. L'analyse a conforté l'hypothèse selon laquelle la maison a bien été construite lors d'un seul et même projet mais l'absence d'aubier n'a pas permis de donner une datation plus précise qu'entre 1493 et 1522 (Perrault, 2009, p. 25). L'about de solive de l'angle oriental a été retaillé et renforcé par un aisselier lors de la reconstruction de la maison mitoyenne au 17e siècle. Au 19e siècle, une maison se construit contre la façade postérieure de la première et utilise une partie de l'élévation de l'enceinte en soubassement de la façade principale sur le boulevard. La réorganisation de la distribution est alors assurée par un escalier situé en position centrale permettant de faire communiquer l'ancienne maison avec la nouvelle. Un incendie a eu lieu dans les années 1973, brûlant le plancher du premier étage et touchant certains éléments du rez-de-chaussée, la cheminée du premier étage a été démontée.
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Période(s)
- Principale : 4e quart 15e siècle , (incertitude)
- Principale : 1er quart 16e siècle , (incertitude)
La maison de marchand, située au 17 rue Camille Doucet, est alignée sur la rue. La parcelle 189 regroupe maintenant une maison de la fin du Moyen Age, dont la profondeur atteint 7,50 m, contre laquelle est venue s'accoler une maison du 19e siècle, présentant sa façade principale sur le boulevard. La maison de la fin du Moyen Age qui fait l'objet de l'étude a une façade sur rue large de 3,89 m. Elle comprend une cave planchéiée en sous-sol et deux étages en pan de bois établis en encorbellement. Le rez-de-chaussée de la façade antérieure est en pierre de taille de grès, un moyen appareil bien assisé dont l'assemblage est à joints fins. Une corniche moulurée, effilée par deux cavets séparés par une baguette ronde, couronne le rez-de-chaussée et supporte les abouts de solives. La porte piétonne surmontée d'un linteau orné d'un double arc en accolade et sculpté d'un motif de coquille a un piédroit commun avec la baie de boutique au linteau en arc segmentaire mouluré, dont la retombée est assurée par le système de la pénétration et dont l'arête est adoucie. L'appui de la baie a été refait en ciment. Les abouts de solives très saillants, présentant une avancée de 92 cm environ, ont une surface à sculpter importante, 37-38 cm de hauteur, rendue possible par l'ajout d'un corbeau de forte section, fixé à l'about de solive par une cheville. Ainsi, le profil est très développé : une moulure torique suivie d'une baguette est dégagée par une gorge du tore à listel central. La porte donne accès à un escalier droit qui mène à l'étage, l'escalier menant à la cave se trouvant sous l'escalier droit, une cloison le sépare de la pièce réservée à la boutique. Un linteau d'escalier chanfreiné terminé par un congé en cuillère se trouve maintenant en remploi en arrière de l'emprise de la maison d'origine. La salle du premier étage disposait d'un plafond composé de solives renforcées par une poutre transversale ornée de deux moulures toriques et d'une cheminée. Des ais d'entrevous, de même que sur la façade sur rue, étaient insérés entre les solives. En revers de façade, la sablière était sculptée de moulures toriques, au même titre que la poutre. Une pierre d'évier était ménagée dans le mur postérieur. Au vu des éléments encore visibles, il est possible de restituer en partie la structure du premier étage. La sablière de plancher du premier étage, de 18 cm environ de hauteur prend fonction de linteau au niveau de la croisée centrale, sculptée de moulures toriques et de l'amorce du meneau. Il est fort probable que la structure du pan de bois, de même qu'au deuxième étage, était composée de deux décharges en croix de Saint-André superposées. Le deuxième étage, couvert aussi d'un plafond à solives avec ais d'entrevous, sablières et poutre transversale moulurées, bénéficie néanmoins d'un éclairage moins important : une fenêtre horizontale divisée par un meneau. Un cordon mouluré en façade, ou sablière intermédiaire à laquelle sont fixées à tenon et mortaise et chevillées les décharges en croix de Saint-André, prend fonction d'appui sous la fenêtre. . Le cordon, élément de décor sur la façade sur rue est avant tout un élément de structure, une poutre horizontale sur laquelle s'appuient les croix et la fenêtre. Le meneau devient potelet de fenêtre sous l'appui et l'allège est constituée d'un remplissage de brique. Les abouts de solives supportant l'encorbellement du deuxième étage sont ornés d'un chanfrein qui se termine en s'adoucissant. Le remplissage est en brique, constitué d'assises rectilignes aux joints épais. Les murs pignons présentent aussi un remplissage en brique qui paraît avoir été refait, le mortier est épais. La structure du pan de bois des murs pignons est à poteaux et écharpes et est d'origine, les traces d'ancrage des ais d'entrevous sont visibles dans le pignon oriental. L'élévation postérieure des étages a un remplissage en torchis.
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Murs
- grès
- bois
- brique
- enduit
- pierre de taille
- pan de bois
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Toitstuile creuse
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Étagessous-sol, 2 étages carrés
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Couvertures
- toit à deux pans de plan massé
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Typologiesmaison de marchand
Champs annexes au dossier - Architecture
- NOTB_G Perrault (Christophe), Datation par dendrochronologie : 17 rue Camille Doucet, à Labruguière (81), Laboratoire C.E.D.R.E., Besançon, mai 2009.
- NOTB_S
- APPA
- APRO
- ARCHEO
- AVIS
- CCOM Castres-Mazamet
- CHARP
- CHARPP
- COORLB93
- COORMLB93
- COORMWGS84
- COORWGS84
- ENCA grès ; bois
- EPID enduit ciment
- ESSENT
- ETACT remanié
- FEN
- FEN2
- FENP
- INTER spécimen unique et remarquable ; élément bâti caractéristique et proche de l'état d'origine
- MHPP
- NOPC
- OBSV
- PAVIS
- PETA_MA
- PLU
- PSAV_FA
- SAV_FA
- SELECT oeuvre sélectionnée
- TAILL
- TAILLP
- TOITU chevrons débordants
- USER IVD81_ABEA
- VALID accessible au grand public
- VISI
- VISIB
- VOIR_AUSSI
-
Statut de la propriétépropriété privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
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Sites de protectionZPPAUP
- (c) CAUE du Tarn
- (c) Inventaire général Région Occitanie
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