Dossier d’œuvre architecture IA81011781 | Réalisé par
Béa Adeline
Béa Adeline

Chargée d'Inventaire au CAUE du Tarn

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  • inventaire préliminaire, inventaire territorial du PNRHL
église devenue par la suite église paroissiale Notre-Dame de la Paix
Œuvre étudiée
Copyright

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc - Dourgne
  • Commune Sorèze
  • Cadastre 1833 A 450  ; 1999 A 209
  • Dénominations
    église
  • Vocables
    Notre-Dame de la Paix
  • Destinations
    église paroissiale
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante
  • Autres parties constituantes
    parvis

La fondation de l'abbaye est habituellement datée de 816 et en 904, l'église abbatiale est entièrement reconstruite et reçoit un nouveau décor. L'église, ainsi que probablement le cloître, bénéficient d'un important programme de reconstruction à une période pouvant être située entre la fin du 11e siècle et le début du 13e siècle (cf. N. Pousthomis-Dalle, 1983). Cette période ne peut être indiquée qu'au vu du nombre très important de pierres sculptées déposées, -chapiteaux, frises, tailloirs et autres éléments sculptés-, qui révèlent plusieurs ateliers et plusieurs périodes correspondant sans aucun doute à une reconstruction générale des édifices religieux, église abbatiale, cloître, église paroissiale. Une campagne de rénovation de l'église dans le 1er quart du 16e siècle est connue par une série de prix-faits (reconstruction des arcs de la nef, renforcement des contreforts, percement de nouvelles fenêtres etc., cf. N. Pousthomis-Dalle, 1989). En 1571, l'église, de même que le reste du monastère, est détruite lors du premier raid des Prostestants. Les offices sont alors célébrés dans l'église paroissiale Saint-Martin. L'abbaye est affiliée en 1637 à l'ordre de Saint-Maur, à la suite de la nomination de Dom Barthélémy Robin. La reconstruction de l'église est le premier chantier entrepris (cf. N. Pousthomis-Dalle, 1983, 1985, 1998). La première pierre est posée le 26 mai 1638. Les travaux ont été menés rapidement, elle a été consacrée le 8 septembre 1642. Le déroulement du chantier est connu par la présence de onze contrats : le gros-oeuvre est entrepris en mai et août 1638, l'église est couverte en juillet 1639, le mobilier et la décoration font l'objet de deux contrats en août 1641. Elle accueillit sous l'Ancien Régime les offices de la paroisse. A la Révolution, l'ancienne église abbatiale devient propriété communale affectée à la paroisse. La municipalité envisage d'effectuer des travaux à l'église à partir de 1848. Pourtant, après la démolition du plafond, l'effort de rénovation ne s'est porté que sur les murs. En 1853, quatre chapelles sont construites au nord en même temps qu'un sanctuaire polygonal édifié à l'emplacement de l'ancienne sacristie, déplacée dans le prolongement des chapelles latérales (A.D. Tarn, 2 O 288/2). La réception des travaux a lieu en 1854 et le décompte général est approuvé le 10 février 1855. Avec l'arrivée de Lacordaire à la direction de l'Ecole, des tractations sont entreprises avec la municipalité pour que l'Ecole conserve l'église et que soit construite une nouvelle église paroissiale. En 1864, la nouvelle église paroissiale est inaugurée. En 1861, les funérailles de Lacordaire dans l'église ont été le dernier grand office célébré dans cet édifice. En 1864-1865, l'église est convertie en manège couvert, les chapelles latérales et la sacristie sont utilisées comme écuries. Au même titre que l'église, l'Ecole prend possession du parvis en 1859. Lacordaire fait paver la place, la fait fermer par une grille et fait installer deux piédestaux pour les statues de Pépin le Bref et Louis XVI. La cour d'entrée de l'Ecole est modifiée en 1888 avec la mise en place d'un nouveau programme clôturé par l'installation de la statue de Lacordaire, réalisée par le sculpteur lyonnais Girardet. Le mur de fond de la cour est aménagé. Une façade-écran en pierre de taille est élevée d'après le style de la fin du 18e siècle, afin de relier les deux façades existantes, celle de la cour d'honneur et celle de la basse-cour. La façade-écran couvre entr'autre la façade occidentale de l'église qui répond alors à une autre disposition. Les statues de Pépin le Bref et Louis XVI sont déplacées dans le parc, devant l'ancien manège couvert, pour la première, devant la carrière d'équitation pour la seconde.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 17e siècle
  • Dates
    • 1638, daté par source

L'église, élevée au nord du cloître est rectangulaire, 39 m de long sur 12 m de large. L'église du 17e siècle était divisée en deux parties par une cloture : celle réservée aux moines se trouvait à l'est, celle affectée à la paroisse était à l'ouest. Les fenêtres étaient percées au nord. La sacristie se trouvait au niveau du chevet, ouvrant sur le chapitre. Elle était surmontée d'une salle réservée à la bibliothèque. Au milieu du 19e siècle, quatre arcades brisées nord ouvraient sur quatre chapelles latérales, le choeur était polygonal. Il ne reste actuellement que l'ouverture des grandes arcades matérialisant cette disposition et le chevet polygonal. Le clocher, de plan rectangulaire, borde le chevet au sud.

  • Murs
    • pierre
    • calcaire
    • grès
    • enduit
    • moellon
    • pierre de taille
  • Toits
    tuile creuse, ardoise
  • Plans
    plan allongé
  • Étages
    1 vaisseau
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit en pavillon
    • croupe polygonale

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G Pousthomis-Dalle (Nelly), L'abbaye de Sorèze (Tarn). Recherche archéologique, thèse de 3e cycle d'histoire de l'art et d'archéologie, Université de Toulouse-Le Mirail, sous la direction de Y. Bruand et M. Durliat, 1983, 3 vol. ; Idem, "L'abbaye et le collège de Sorèze aux XVIIe et XVIIIe siècles", in Congrès Archéologique de France, Albigeois, 1982, 1985, p. 438-459 ; Idem, en collaboration avec Caucanas (Sylvie), "La restauration de l'abbatiale de Sorèze (Tarn) au début du XVIe siècle, analyse d'un bail à bâtir", in Bulletin de la Société des Sciences, Arts et Belles-Lettres du Tarn, t. XLI (1987), 1989, p. 517-529 ; Idem, Les décors intérieurs de l'Ecole Royale Militaire de Sorèze (Tarn), HADES, Rapport d'étude historique et archéologique, Conservation Régionale des Monuments Historiques de Midi-Pyrénées, 1998, 39 p.
  • NOTB_S A.D. Tarn, 2 O 288/2.
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM Lauragais, Revel, Sorezois
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA
  • EPID
  • ESSENT
  • ETACT
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU
  • USER IVD81_CAUETARN
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI
  • Statut de la propriété
    propriété d'un établissement public
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Protections
    classé MH, 1988/08/05
  • Précisions sur la protection

    Ensemble immobilier, sauf deux bâtiments modernes ; parc avec ses statues ; sol des cours (cad. A 199 à 203, 206 à 210 ) : classement par arrêté du 5 août 1988

  • Référence MH
  • Coupe, couleurs, 60 x 70, 1853

    AD, Tarn : 2 0 288/2
  • plan, couleurs, 60 x 72, 1853

    AD, Tarn : 2 0 288/2
  • projet, couleurs, 44 x 56, 1852.

    AD, Tarn : 2 0 288/2
  • coupe, couleurs, 60 x 72, 1853.

    AD, Tarn : 2 0 288/2
Date(s) d'enquête : 2006; Date(s) de rédaction : 2006, 2009
(c) CAUE du Tarn
(c) Inventaire général Région Occitanie
Béa Adeline
Béa Adeline

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