Chargée d'Inventaire au CAUE du Tarn
- inventaire préliminaire, inventaire territorial du PNRHL
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc - Dourgne
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Commune
Sorèze
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Adresse
13 rue Rastoul
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Cadastre
1833
A
257
;
1986 A 344, 646, 647
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Dénominationsmaison, caserne, école, atelier
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Genred'ébéniste
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Appellationsatelier d'ébénisterie Metge
Sur le compoix de 1595, restitué par le notaire Catala en 1736, il est mentionné que Georges Garrigues possède une "maison", un "feynal, tour, tenant à Carriero de Castres". La maison accompagnée d'une tour a probablement été construite au 16e siècle, avant 1595, période de construction confirmée par l'anayse stylistique de la porte. En effet, la structure de la tour, avec l'escalier en vis, peut être datée du 16 siècle (?), au vu de la petite baie chanfreinée et de la porte de l'étage qui présente une porte au linteau rectangulaire orné d'un écu et adouci dans les angles. L'appui de la petite fenêtre chanfreinée est constitué d'un tailloir sculpté d'une frise de rinceaux à deux brins et de fleurons à quatre lobes en remploi provenant probablement de l'abbaye romane. La porte principale est couronnée par un arc segmentaire, la fine moulure torique qui souligne l'encadrement, la frise de grecques et les motifs de volute rayonnant autour d'une fleur, le chapiteau, plat, de tradition ionique, orné de volutes et de frise d'oves, sont issus stylistiquement de la première Renaissance. Le notaire a précisé qu'il "vend à la communauté de Sorèze la moitié de la maison acquise de Paul Catala en 1723". La caserne royale, fondée au tout début du 18e siècle, - la première entrée étant mentionnée en 1718-, s'est installée intra-muros dans la profondeur de l'îlot situé entre la rue du Maquis et la rue Rastoul. Les sources d'Ancien Régime de la commune rendent compte de travaux à y effectuer dès 1728, 1733, 1776-1777, ceci permettant de suivre son activité jusqu'à la Révolution Française. Les bâtiments étaient disposés autour d'une cour et une tour d'escalier en vis menait aux bâtiments contigus. Après la Révolution, les bâtiments furent rachetés par la commune et leur appartenaient toujours en 1833. La parcelle fut démembrée lors du projet puis de la construction du temple après 1836, ce dernier ouvrant sur la rue de Castres, actuelle rue du Maquis. Les batiments accueillirent l'école des filles en 1878, date de réception des travaux qui consistèrent à la reprise d'un bâtiment transversal, avec le percement d'ouvertures en briques (porte et fenêtres). C'est à ce moment-là qu'une porte de communication est percée dans le mur nord-ouest de la tour. Entre 1900-1902, le bâtiment donnant sur la rue Rastoul et qui était une grange en 1833, devient l'atelier d'ébénisterie Metge, sis auparavant rue du Maquis. Si le rez-de-chaussée fut en partie conservé, l'étage fut réaménagé et les façades réorganisées pour la fonctionnalité de l'atelier. De plus, Auguste Metge entreprit le programme de peintures sur la façade du 13 rue Rastoul. L'école de filles puis école mixte est restée dans les murs jusqu'en 1960, date à laquelle l'atelier Metge devenu par la suite Pron a pu s'étendre et annexer les locaux.
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Remplois
- Remploi provenant de Commune : Sorèze
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Période(s)
- Principale : 16e siècle
- Principale : 1er quart 18e siècle
- Principale : limite 19e siècle 20e siècle
- Principale : 1ère moitié 20e siècle
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Dates
- 1878, daté par source
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Auteur(s)
- Auteur : peintre attribution par source, attribution par tradition orale
L'ensemble des bâtiments s'organise en arrière du bâtiment principal, l'atelier, sis au 13 rue Rastoul. Un passage couvert, contigu au bâtiment principal, mène à la cour arrière. La structure de l'étage situé au-dessus du passage est en pan de bois, le remplissage étant en brique. Une tour d'escalier extérieure, en vis, mène, grâce à une porte percée à l'époque contemporaine, à l'étage du passage couvert. La porte de la tour d'escalier présente un décor peu commun : l'arc segmentaire est sculpté d'une frise de grecques qui se poursuit de part et d'autre sur le pilastre et se termine par une volute dont l'extrémité est sculptée d'une fleur. Les chapiteaux des pilastres, de style ionique, sont plats et sculptés de frise d'oves et de volutes. L'atelier, à deux étages carrés, s'organise à partir d'une pièce très profonde, située en arrière d'une porte cochère, et est desservie par un escalier tournant en bois menant à l'étage. La pièce principale de l'atelier, située au premier étage, est ajourée par de grandes verrières qui occupent presque toute la largeur du mur. La structure des étages est en pan de bois, les poteaux droits et les sablières apparaissant sous l'enduit. Les encadrements des ouvertures sont en bois, rectangulaires pour les verrières et les fenêtres du deuxième étage carré auxquelles s'ajoutent tant sur l'élévation postérieure que sur la façade antérieure des oculi en bois au deuxième étage, baies probables d'aération. Sur l'élévation postérieure, un escalier extérieur droit mène à une porte située au premier étage carré, dotée d'une clef saillante en bois, permettant l'accès à l'atelier depuis la cour. Le toit à longs pans est couvert de tuile creuse, et l'avant-toit repose sur les chevrons. Sur l'élévation postérieure, l'avant-toit est très débordant, permettant d'abriter la largeur de l'escalier. La portée de l'avant-toit est renforcée par des aisseliers. Le plan cadastral de 1986 représente encore le bâtiment abritant la salle des machines qui a brûlé depuis, ainsi qu'un autre bâtiment situé en fond de parcelle qui est maintenant un hangar. Leur matérialisation permet de mieux comprendre l'organisation et la distribution des différents bâtiments, vision un peu tronquée actuellement. Le bâtiment de l'ancienne école, à un étage carré, est couronné par une génoise. Le toit à longs pans est couvert de tuile creuse. Portes et fenêtres, d'une hauteur conséquente, ont un encadrement en brique. Le gros-oeuvre maçonné est couvert d'un enduit à la chaux pour partie et en ciment pour une autre partie. Le gros-oeuvre de la tour d'escalier est constitué pour l'essentiel de moellons non assisés de calcaire et de schiste et de tuileau.
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Murs
- calcaire
- schiste
- brique
- bois
- enduit
- moellon
- pan de bois
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Toitstuile creuse
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Étages2 étages carrés, 1 étage carré
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Couvertures
- toit à longs pans
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Escaliers
- escalier de distribution extérieur : escalier en vis sans jour
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Techniques
- peinture
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Représentations
- ornement animal
- ornement végétal
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Précision représentations
Le décor peint exécuté par Auguste Metge entre 1900 et 1902 couvrait la totalité de la façade antérieure. Les motifs végétaux et les arabesques occupaient toute la partie du rez-de-chaussée et encadraient la verrière de l'étage carré. Au deuxième étage carré, l'espace laissé libre par les trois fenêtres est occupé par le décor. De gauche à droite se succèdent : un premier ensemble trop partiel pour être identifié, un chat endormi dans un décor d'arabesque, un chat faisant sa toilette dans un rinceau et un perroquet tenant une pince. Un décor au pochoir représentant des chauve-souris est placé sur les planches alternant avec les chevrons. La palette chromatique couvre le vert, rouge, jaune et blanc, pour la part la plus importante, le bleu pour le motif de chauve-souris au pochoir.
Champs annexes au dossier - Architecture
- NOTB_G
- NOTB_S A.C. Sorèze, CC1 et CC2, atlas cadastraux associés aux compoix de 1595 et 1747, notaire F. Catala ; 2 O 288/1, Casernes , Ecole des filles.
- APPA moellon brut ; moellon non assisé ; pan de bois
- APRO
- ARCHEO
- AVIS
- CCOM Lauragais, Revel, Sorezois
- CHARP
- CHARPP
- COORLB93
- COORMLB93
- COORMWGS84
- COORWGS84
- ENCA bois ; ciment ; brique ; grès
- EPID enduit ciment ; enduit à la chaux
- ESSENT
- ETACT état originel en mauvais état ; remanié ; dénaturé
- FEN
- FEN2
- FENP
- INTER spécimen unique et remarquable
- MHPP
- NOPC
- OBSV
- PAVIS
- PETA_MA
- PLU
- PSAV_FA
- SAV_FA
- SELECT oeuvre sélectionnée
- TAILL
- TAILLP
- TOITU chevrons saillants
- USER IVD81_CAUETARN
- VALID accessible au grand public
- VISI
- VISIB
- VOIR_AUSSI
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Statut de la propriétépropriété privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
- (c) CAUE du Tarn
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) CAUE du Tarn
- (c) Inventaire général Région Occitanie
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- (c) CAUE du Tarn
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- (c) CAUE du Tarn
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) CAUE du Tarn
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) CAUE du Tarn
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) CAUE du Tarn
- (c) Inventaire général Région Occitanie
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AD, Tarn : 2 O 288/1
Plan, couleurs, 41 X 56,5 cm, 1875.
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AD, Tarn : 2 O 288/1
plan, encre, 24 x 36 cm, 1809.
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AD, Tarn : 2 0 288/1
Plan, couleurs, 24 x 36 cm, 1809.
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AD, Tarn : 2 O 288/1
Plan, encre, 24 X 36 cm, 1809.
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AD, Tarn : 2 O 288/1
Plan, couleur, 24 x 36 cm, 1809.
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AC, Sorèze : CC 1
plan du compoix, 1595
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AC, Sorèze : CC 2
plan, 1747
Chargée d'Inventaire au CAUE du Tarn
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