Dossier d’aire d’étude IA81010671 | Réalisé par
  • inventaire préliminaire, inventaire territorial du PNRHL
généralités communales
Copyright

Dossier non géolocalisé

  • Aires d'études
    Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc
  • Adresse
    • Commune : Massaguel

Massaguel pourrait être le diminutif de Massac qui vient d'un nom de personne romain, Maccius (Le Pottier, 1990, p. 268). Au début du Moyen Age, l'occupation humaine est surtout concentrée dans la montagne pour des raisons défensives, à l'instar de tous les villages de la partie occidentale du piémont nord de la Montagne Noire. La plaine n'est pas encore mise en culture. La première mention de Massaguel dans les textes apparaît en 1152 lorsque est cité « le mas de Massaguel » à l'occasion du contrat de mariage entre Pierre de Puylaurens et Dias de Faberzan (Campech, 1988, p. 86). Le mas appartient alors à la famille de Dourgne, qui possède une grande partie du territoire. Les seigneurs de Massaguel sont cités pour la première fois en 1226. C'est probablement au cours du 12e siècle que la population s'installe progressivement dans la plaine et que le village de Massaguel se développe (Campech, 1988, p. 86). En 1541, Massaguel compte déjà 6 moulins à blé et 2 moulins foulons (A.D. Haute-Garonne, 8 B 059). En 1573, le village de Massaguel comme ceux de Dourgne, Verdalle et Arfons est « ruiné ou exposé aux courses de protestants selon les comptes établis par les Etats de Languedoc pour la levée de l'aide et autres deniers accordés au roi » (Fabre, 1975). Les seigneurs de Massaguel, les Nadal, sont acquis à la cause protestante. Sept ans plus tard, en 1580, Massaguel figure parmi les places occupées par les huguenots et il en est encore de même en 1595. Le 18e siècle marque une période de développement de la population et d'enrichissement. Le développement de l'activité textile qui réussi si bien à tout le Languedoc s'étend aussi à Massaguel où comme à Dourgne, on fabriquait du cordelat, tissu relativement grossier qui servait à confectionner des vêtements d'ouvriers. La production connue pour les deux villages au cours du 18e siècle est de 1200 pièces par an (Cazals, 1978, p. 12). Les habitants sont alors négociants drapiers pour les plus riches, tisserands, pareurs, cardeurs, tailleurs et facturiers pour la plupart d'entre eux. En 1768, c'est de ce commerce que les nouveaux seigneurs de Massaguel, Jean-Jacques Fabre et son fils Jacques, tirent leur fortune. Anciens négociants drapiers de Dourgne, ils achètent la seigneurie de Massaguel à Jean-François de Saint-Jean. « Cette vente comprend le château de Massaguel, les droits seigneuriaux les moulins à blé du Fauret et du Pouzadou, le moulin à foulon du moulin Blanc » ainsi que les métairies de la plaine du Ségarès, du Mazet, de la Combe, et d'En Pagès, d'En Franc, de la Jasse et de Naumas toutes quatre situées dans la montagne (Fabre, 1975, d'après les archives du château). Dans la seconde moitié du 18e siècle, la carte de Cassini mentionne 6 moulins à Massaguel (sans différencier les moulins à farine des foulons). L'activité textile se maintient pendant tout le 19e siècle et la vallée du Sant est alors spécialisée dans le foulage du drap. Dans la seconde moitié du siècle, apparaît une activité de reconversion : l'effilochage, qui consiste à récupérer de vieux tissus, qui, une fois triés et déchiquetés, pourront à nouveau constituer la matière première pour des pièces de tissu de seconde qualité. Ces nouvelles usines s'installent sur les sites des anciens moulins. Quelques familles se partagent le commerce : Les Limouzy, Raucoules, Fabre, Fournès, Birou. La fermeture des usines d'effilochage se situe autour des années 1950-1960.

Située à l'extrémité sud du département du Tarn, la commune de Massaguel s'étend sur 1009 hectares seulement, entre la plaine du Sor au nord et la Montagne Noire au sud. Les limites communales adoptent la forme d'un 8 allongé, qui laisse penser que Massaguel s'est créé aux dépens des communes voisines de Dourgne et de Verdalle. Le ruisseau du Sant traverse la commune du nord au sud et le village s'est implanté le long de celui-ci, sur la rive gauche. Le point le plus haut de la montagne s'élève à 664 mètres. Le relief est essentiellement boisé de hêtres et de chênes ainsi que de résineux, introduits à partir des années 1960. Cette partie du territoire communal est pratiquement dépourvue de construction ; seules quelques anciennes fermes cernées par des prairies la colonisent encore. La majorité des constructions se trouve dans la plaine. L'habitat se structure autour du petit bourg et de quelques hameaux d'origine agricole (En Segonne) ou industrielle (la Toupinarié et la Rassègue). Une dizaine de fermes exploitent le territoire, essentiellement pour l'élevage. Une grande majorité d'entre elles dépendait du château de Massaguel.

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G Béa Adeline, Bonhôte Jérôme, Servant Sonia, Massaguel et Verdalle au fil du Sant, Guides du patrimoine du Tarn, Patrimoine en Montagne Noire, CAUE du Tarn, Albi, Un Autre Reg'Art, 2007 ; Campech (Sylvie), L'occupation du sol du piémont nord de la Montagne Noire, mémoire de maîtrise d'archéologie, sous la direction d' Y. Bruand et G. Pradalié, Université Toulouse-Le Mirail, 1988 ; CAUE du Tarn, Massaguel et Verdalle au fil du Sant, collection Guides du patrimoine du Tarn, 2007 ; Cazals (Rémy), (dir.), Histoire de Castres, Mazamet, la montagne, Toulouse, Privat, 1992-2004 ; Rémy Cazals, rapport de recherche sur l'industrie mazamétaine au 18e siècle, mémoire dactylographié, 1978 ; Compayré (Clément), Guide du voyageur dans le département du Tarn, itinéraire historique, statistique et archéologique, vers 1852 ; Dutil (Léon), L'état économique du Languedoc à la fin de l'Ancien Régime, (1750-1789), Paris, Hachette, 1911 ; Fabre de Massaguel (Jacques), "le château de Massaguel", la Revue du Tarn, 1975, n° 80, p. 421-435 ; Le Pottier (Jean), (dir.), Communes du Tarn, dictionnaire de géographie administrative, paroisses, étymologie, blasons, bibliographie, Archives départementales du Tarn, Archives et Patrimoine, Albi, 1990 ; Massol (Jean-François), Description du département du Tarn, 1818, p. 104-112 ; Roque (Jean), « Guide du Tarn », la Revue du Tarn, 1981 ; Tranier (A.), Dictionnaire historique et géographique du département du Tarn, Albi, 1862.
  • NOTB_S A.D. Haute-Garonne, 8 B 059
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM Pays de Dourgne
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA
  • EPID
  • ESSENT
  • ETACT
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU
  • USER IVD81_CAUETARN
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI
Date(s) d'enquête : 2005; Date(s) de rédaction : 2005