Au Moyen Age, le premier village de Durfort, le castrum du Castlar, était situé à 450 m d'altitude environ, sur un site dominant la plaine. Le Castlar a probablement été fondé par la volonté des puissants seigneurs de Roquefort, co-seigneurs des lieux avec le tout aussi puissant abbé de Sorèze en 1141 (Pousthomis-Dalle, 2005). Le Castlar occupé à partir du milieu du 12e siècle aurait été abandonné progressivement pour le site actuel du village, en fond de vallée, dans la seconde moitié du 14e siècle. Aujourd'hui à l'état de ruine, le castrum a été fouillé et étudié dans les années 1980 et 1990 par Bernard Pousthoumis. L'étude archéologique menée conjointement à celle des textes a permis à l'archéologue d'étudier ce petit village fortifié "sous tous ses aspects : urbanisme, défense, modes d'habitat, réserves, activités, typologies du mobilier domestique, approche de l'environnement et de l'agriculture au Bas Moyen Age" (Pousthomis, Ruas, 1990). La première église paroissiale Saint-Etienne n'était pas associée au village : elle se trouvait dans une position relativement centrée par rapport au territoire de la commune, à quelques centaines de mètres en amont du village actuel à proximité du moulin du Chayla. Le cadastre actuel en conserve le toponyme. C'est probablement au cours du 13e siècle, que le village se développe à son emplacement actuel sous la volonté de l'abbaye de Sorèze (Pousthomis-Dalle, 2005). La raison du déplacement du village depuis la hauteur vers le site de fond de vallée peut s'expliquer par le besoin qu'ont éprouvé les habitants de se rapprocher du lieu de travail que constituait le ruisseau. Le bourg de Durfort était fortifié. Plusieurs documents en attestent. Le compoix de 1559 mentionne "les murailles de la ville". Les délibérations des consuls du début du 18e siècle signalent que des réparations sont nécessaires aux portes de la ville "afin de fermer la brèche qui est proche de l'église". L'église s'aligne le long de la rue et le chevet est largement débordant sur le côté nord du village dont il a pu concourir à la défense. Une gravure ancienne (à préciser) représente l'entrée orientale de l'actuelle rue des Martineurs, pourvue d'une grande porte en arc en plein cintre. Aujourd'hui, sur le côté sud de la rue subsiste le jambage d'une porte appareillé en grès. La place appelée le Plô, située à l'est du bourg, s'est développée extra-muros. Elle s'étend sur un espace compris entre le ruisseau et la colline. On peut situer sa création à un moment où l'enceinte du village n'est plus en usage, peut-être au 18e siècle. Sa création ne semble pas se justifier par des raisons commerçantes comme on est tenté de le croire au premier abord. Le cadastre de 1833 indique qu'elle est essentiellement pourvue de maisons à ce moment.£Le développement de l'habitat et des boutiques le long de la route du Castlar est en grande partie attribuable à la seconde moitié du 19e siècle.
- inventaire préliminaire, inventaire territorial du PNRHL
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc - Dourgne
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Commune
Durfort
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Dénominationsvillage
Ce premier village, le Castlar s'organisait en trois parties. Sur le point culminant se trouvait le château, se résumant selon les vestiges à une tour. En contrebas de la tour, le village était ceint d'un rempart. A l'extérieur des murs, sur la pente, existait un faubourg non fortifié. Cette organisation est caractéristique des villages méditerranéens. Le bourg actuel est implanté dans la plaine, sur la rive droite du Sor, à l'entrée de la vallée, sur un terrain plat qui ne présente pas de défense naturelle, hormis la rivière qu'il jouxte sur la rive droite. Il s'organise suivant un plan rationnel. Malgré sa faible étendue, on peut encore reconnaître les principales phases de son évolution. Le noyau primitif peut être reconnu dans les deux îlots qui s'organisent le long de l'actuelle rue des Martineurs orientée est ouest, et dont l'organisation régulière suggère un lotissement délibéré. On aurait donc eu à faire, au début du 14e siècle, à un village-rue, implanté logiquement le long de la voie d'accès au ruisseau, sur lequel se concentrait les lieux de travail, moulins et/ou martinets. Cette création est à replacer dans un contexte plus large de création de ville neuve qui se développe dans le secteur au 14e siècle. Il est probable que la construction de l'église et de l'îlot qui lui est raccroché à l'ouest soit intervenue dans un second temps. En effet, les parcelles de l'îlot associé suivent l'orientation du mur occidental de l'église, ce qui montre qu'elles lui sont postérieures. L'église ne semble pas remonter au-delà du début 16e siècle. La régularité du parcellaire de l'îlot implique là aussi que l'on a pu lotir l'ensemble de manière délibérée, peut-être au cours du 16e siècle. La deuxième rue, actuelle rue des Récureurs, s'est poursuivie un temps, dans sa partie orientale sur l'arrière des maisons de la rue des Martineurs. Cette portion de rue est encore fossilisée à l'intérieur des maisons : la rue se lit encore très bien à l'intérieur des maisons aux n° 30, 28 et 26 de la rue des Martineurs et aux n° 6 et 10 de la route du Castlar. En effet, la construction s'est développée aussi au sud de la rue, et progressivement, par la réunion de parcelle, la rue a été incluse à l'intérieur des maisons. Cette rue est encore visible sur l'arrière des premières maisons aux n° 14, 16 et 18 de la route du Castlar.£La place appelée le Plô, située à l'est du bourg, s'est développée extra-muros. Elle s'étend sur un espace compris entre le ruisseau et la colline. On peut situer sa création à un moment où l'enceinte du village n'est plus en usage, peut-être au 18e siècle. Sa création ne semble pas se justifier par des raisons commerçantes comme on est tenté de le croire au premier abord. Le cadastre de 1833 indique qu'elle est essentiellement pourvue de maisons à ce moment.
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Plansensemble régulier
Champs annexes au dossier - Architecture
- NOTB_G CAMPECH (Sylvie), L'occupation du sol du piémont nord de la Montagne Noire, mémoire de maîtrise d'archéologie, Université Toulouse-Le Mirail, sous la direction d'Y. Bruand et G. Pradalié, 1988, p. 52-58 ; MUNIER (Marie-Odile) "Le village artisanal de Durfort", dans la Revue du Tarn, n° 162, 1996, p. 178-210 ; POUSTHOMIS (Bernard), RUAS (Marie-Pierre), "Le Castrum de Durfort", dans Archéologie et vie quotidienne aux XIIIe et XIVe siècles en Midi-Pyrénées, 1990, p. 119 à 124 ; POUSTHOMIS-DALLE (Nelly), "Moulins et martinets dans la vallée du Sor" dans du moulin à l'usine, implantations industrielles, du Xe au XXe siècle, 2005
- NOTB_S
- APPA
- APRO
- ARCHEO
- AVIS
- CCOM Lauragais, Revel, Sorèzois
- CHARP
- CHARPP
- COORLB93
- COORMLB93
- COORMWGS84
- COORWGS84
- ENCA
- EPID
- ESSENT
- ETACT
- FEN
- FEN2
- FENP
- INTER
- MHPP
- NOPC
- OBSV
- PAVIS
- PETA_MA
- PLU
- PSAV_FA
- SAV_FA
- SELECT oeuvre sélectionnée
- TAILL
- TAILLP
- TOITU
- USER IVD81_CAUETARN
- VALID usage professionnel
- VISI
- VISIB
- VOIR_AUSSI
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Statut de la propriétépropriété privée
- (c) CAUE du Tarn
- (c) Inventaire général Région Occitanie
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- (c) Bibliothèque Nationale
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Bibliothèque Nationale : VA-81 H158157
Gravure.