Dossier d’aire d’étude IA81010343 | Réalisé par
  • inventaire préliminaire, inventaire territorial du PNRHL
généralités communales
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Dossier non géolocalisé

  • Aires d'études
    Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc
  • Adresse
    • Commune : Dourgne

L'occupation du territoire de Dourgne semble remonter à l'époque préhistorique où des traces d'occupation ont été retrouvées à la grotte du Cruzel. Un camp occupé à l'époque de Hallstatt puis à l'époque romaine a été fouillé à l'emplacement de la carrière de Saint-Chipoli. Quelques fragments d'amphore et de meules romaines ont aussi été repérés dans la plaine, notamment lors de la construction de l'abbaye d'En Calcat, au nord-est de la commune, au début du 20e siècle. Une voie romaine, d'orientation est-ouest, passait au pied de la montagne. Elle reliait Viviers-les-Montagnes à Saint-Julia en passant à proximité du lieu-dit la Bastide sur la commune de Dourgne. Le premier village médiéval de Dourgne, le Castelas, était situé dans la montagne, au dessus du vallon de saint Stapin, dans la vallée du Taurou. Un château qui lui a donné son lui était associé. Une chapelle dite de Saint-Chipoli (ou Saint-Hippolyte) existait à proximité. Ses vestiges ont été mis à jour au milieu du 20e siècle. Le Castelas, comme la chapelle, ont été rayés de la carte à la suite de l'exploitation de carrières. Il ne subsiste aujourd'hui que le souvenir de cette occupation à travers le nom donné à une grotte naturelle, la grotte du Castelas, découverte au cours de l'exploitation de la carrière en 1947 et qui constitue une Réserve Naturelle Volontaire. C'est en 1301, sur autorisation de Philippe le Bel que la ville de Dourgne aurait été fondée. Cette fondation par autorisation royale s'inscrit dans le mouvement plus large de création de villes et de villages neufs dans le Sud-Ouest de la France à la fin du 13e et au début du 14e siècles. C'est probablement cette origine qui explique l'implantation régulière du noyau le plus ancien de Dourgne qui s'organise suivant deux rues parallèles déterminant ainsi trois rangées de maisons rappelant les tracés symétriques des bastides. Au 16e siècle, Dourgne constitue une des rares communautés à être restée catholique dans le diocèse de Lavaur auquel elle appartient. C'est peut être ce qui explique la concentration d'établissements religieux sur la commune à cette époque. Dans la seconde moitié du 17e et surtout au 18e siècle, l'industrie textile se développe à Dourgne et dans le village voisin de Massaguel. Les Dourgnols fabriquent du cordelat, étoffe de laine assez grossière. La production annuelle pour les deux villages est de 1200 pièces par an (Cazals, 1978). Au cours du 18e siècle, la production s'accroît de manière significative. L'enrichissement des habitants de Dourgne à cette époque se traduit notamment par le développement de la ville en direction des faubourgs. Au début du 19e siècle, l'industrie textile perdure et évolue vers l'industrialisation. L'économie dourgnole est centrée autour du travail de la laine et de la fabrication d'étoffe. A ce moment, 6000 pièces par an sont fabriquées et elles font vivre 600 habitants. L'agriculture est alors une ressource complémentaire à celle de l'industrie. Il s'y déroulent trois ou quatre foires par an. Au début du 19e siècle, les principaux produits agricoles sont le froment, le seigle, le maïs, et le vin. Au 19e siècle, l'économie dourgnole est enrichie par l'ouverture de l'ardoisière qui emploie jusqu'à 150 ouvriers. En 1853, Dourgne comprend 1749 habitants dont 893 vivent dans le bourg. L'activité économique est prospère. Il s'y tient six foires annuelles. A la fin du 19e siècle et au début du 20e, l'industrie textile se concentre essentiellement autour de l'effilochage, c'est-à-dire la récupération de vieux tissus triés dans les usines puis transformés à nouveau en pièce de tissus de seconde qualité. Après un essor remarquable, l'industrie textile s'arrête au milieu du 20e siècle, époque de fermeture de la dernière usine. L'ardoisière de Limatge semble vois le jour au milieu du 19e siècle. Après une période de fermeture dans les années 1990, l'ardoisière est aujourd'hui à nouveau en exploitation. Une carrière de calcaire a été ouverte dans les années 1970.

Dourgne est situé dans le sud du département du Tarn, à l'extrémité ouest de la Montagne Noire, dernier contrefort du Massif Central. Il se trouve à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Castres. Chef-lieu de canton, il constitue aujourd'hui un bourg rural de 1200 habitants environ. La commune s'étend sur 2275 hectares. Elle est située en partie sur la plaine du Sor et en partie sur le versant nord de la Montagne Noire, qui présente un relief abrupt sur ce côté. Le point le plus haut s'élève aux environs de 800 mètres d'altitude. Ce territoire de moyenne montagne est occupé majoritairement par la forêt, plantée de chênes, de quelques hêtraies et de résineux introduits plus récemment. La montagne, vieux massif hercynien, est caractérisée par des terrains détritiques et cristallins de schiste. Un plateau calcaire dénudé, le désert de Saint-Ferréol, domine la plaine à plus de 500 mètres d'altitude. Quelques fermes seulement se sont installées dans la montagne, autour desquelles s'étendent des terres agricoles qui forment de vastes prairies au milieu des bois. Les roches sédimentaires calcaires de la plaine ont produit à Dourgne un calcaire marmoréen très caractéristique, aux reflets roses ou bleus. Elles sont aussi à l'origine de sols assez fertiles, qualifiés d'argilo-sableux. L'irrigation naturelle des rivières à laquelle s'ajoute encore parfois celle des canaux aménagés de main d'homme, a surtout permis d'envisager l'élevage. L'eau est omniprésente sur le territoire. Deux vallées encaissées traversent la commune du nord au sud. Celle du Taurou, qui passe au pied du village, et celle du Melzic. Ces deux ruisseaux prennent leur source dans la montagne. De petits affluents, comme le Lézérou ou la Gineste irriguent la plaine. L'habitat se concentre majoritairement dans la plaine, où il s'organise autour de hameaux importants (les deux hameaux de la Rivière et celui de la Montagnarié) et de fermes. Seules quelques fermes encore en activité pour certaines peuplent la montagne. Dourgne est traversé par la route départementale 85, axe à grande circulation qui relie Revel à Castres, situés respectivement à 12 et 18 kilomètres.

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G DUTIL (Léon), L'état économique du Languedoc à la fin de l'Ancien Régime, (1750-1789), Paris, Hachette, 1911 ; CAZALS (Rémy), Rapport de recherche sur l'industrie mazamétaine au 18e siècle, dactylographié, 1978 ; SERVANTSonia, BONHOTE Jérôme, Dourgne, Guides du patrimoine du Tarn, Patrimoine en Montagne Noire, CAUE du Tarn, Albi, Un Autre Reg'Art, 2007 ; TRANIER (A.), Dictionnaire historique et géographique du département du Tarn, Albi, 1862.
  • NOTB_S
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM Pays de Dourgne
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA
  • EPID
  • ESSENT
  • ETACT
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
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  • MHPP
  • NOPC
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  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU
  • USER IVD81_CAUETARN
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI
  • carte postale

    AD, Tarn : Dourgne 7 FI
Date(s) d'enquête : 2004; Date(s) de rédaction : 2004