Le chai est constitué par un long bâtiment qui s'étend depuis la tour de pigeonnier nord jusqu'au poulailler et qui mesure environ 40 mètres de long sur 11 mètres de large. Il est construit sur un espace légèrement en pente de telle sorte que le rez-de-chaussée du côté sud correspond à un étage du côté nord. La maçonnerie de la partie la plus ancienne est en pierre de taille (partie gauche de l'élévation sud) ; le reste de l'appareil est en moellons de calcaire équarris et assisés. Sur l'élévation sud, le changement du rythme des trous de boulins indique le départ de l'extension de 1831. Les élévations sont couronnées par une génoise à trois rangs. Le toit en tuile creuse est à longs pans avec croupe à l'est. L'élévation sud comporte cinq oculi en brique qui ponctuent régulièrement la partie haute, ainsi que cinq ouvertures au rez-de-chaussée. Deux grands portails au piédroits et à la clé en pierre de taille et dont l'arc est en brique occupent l'extrémité est : dotés désormais de portes en tôle coulissante, ils correspondent sans doute aux quais de déchargement. Les trois autres portes ont des encadrements en pierre de taille et sont alignées avec trois des oculi. Le linteau de la porte centrale porte la date 1831.
L'élévation nord comporte trois oculi en brique, identiques à ceux de l'élévation sud, situés dans sa partie gauche. Les deux oculi de droite surmontent deux ouvertures rectangulaires à encadrement de brique et linteau ciment dont celle de droite est en partie murée par des briques en partie basse. Une petite ouverture en arc segmentaire à encadrement de brique se trouve à gauche de ces deux ouvertures : elle avait initialement son pendant du côté droit, dont une partie de l'encadrement est encore visible. Toutes deux correspondaient sans doute à des ouvertures d'aération. A sa droite une ouverture à encadrement en pierre de taille est murée. La partie droite de l'élévation nord est percée d'ouvertures rectangulaires réparties en quatre travées de deux niveaux qui encadrent un portail moderne surmonté par une ouverture de même type. Une dernière ouverture est située au niveau de l'étage à l'extrémité droite.
Le niveau supérieur est divisée en deux grandes salles : celle de gauche est désormais vide et ne contient qu'une machine (filtreuse ?) reposant sur deux poutres en métal ainsi qu'une trappe donnant sur les cuves situées en dessous. La seconde pièce contenait trois pressoirs : les vestiges de deux pressoirs sont conservés, ainsi qu'un pressoir hydraulique et encore complet. Celui-ci porte la marque de la société anonyme des fonderies Guiraud Jeune, Carcassonne. La pièce comporte un escalier droit qui permet d'accéder au niveau inférieur où sont conservées les cuves. La partie gauche (sous la salle vide) compte onze foudres en bois supportées par des socles en brique ainsi que quelques cuves en ciment. La pièce de droite comporte exclusivement des cuves en ciment construites dans l'entre-deux-guerres.£L'ensemble conserve un abondant mobilier lié à l'exploitation viticole : comportes et tonneaux, bouteilles soufflées, bouteilles étiquetées Elie Caillol, pochoir en métal pour marquer les tonneaux, une bouchonneuse à soufflet, ainsi que deux fouloirs manuels qui portent la marque du constructeur H/A Lauzeral fils, Gaillac, Tarn.