La partie conservée la plus ancienne est l'élévation nord du corps de logis qui comporte une demi-croisée et un jour chanfreiné au-dessus de la pierre d'évier : elle pourrait dater du 17e siècle. Le logis a été largement réaménagé sans doute au 18e siècle, époque où ont dû être percées les ouvertures en arc segmentaire et construites les cheminées qui suivent le même tracé. Les huisseries et certains placards datent également de cette période. En 1810 (date portée), une ouverture rectangulaire est percée sur l'élévation nord. L'aile orientale qui abrite le pigeonnier, l'écurie et la grange a été sans doute été reconstruite au milieu du 19e siècle, en partie sur un édifice plus ancien figuré sur le cadastre de 1828. Cette aile a ensuite été rehaussée et prolongée au sud (vestiges de l'ancienne chaîne d'angle et changement d'appareil). Le chai semble construit au milieu du 19e siècle : la porte obturée dont le linteau porte une date (1812) sur son élévation sud est un remploi, provenant peut-être d'un des petits édifices représentés sur le cadastre de 1828 (parcelle 771 et 772). Le chai a par la suite été l'objet d'un rehaussement, que l'on repère à la modification de la maçonnerie dans la partie supérieure. Le bâtiment abritant la remise est sans doute construit en même temps, en symétrie au nord-est de la cour en s'appuyant sur l'ancien mur d'enceinte. Il a été ensuite étendu en direction du sud pour abriter le poulailler, le four et les toits à porcs, ce dont témoigne l'ancienne chaîne d'angle visible sur l'élévation est. D'après un témoignage oral, la cour comportait au sud un deuxième portail dont la clé sculptée, remployée dans la maçonnerie de la maison voisine, porte la date de 1812. En 1828, l'ensemble des bâtiments appartenait à la famille Cancé (Raymond, Antoine et Jean), cultivateurs. La parcelle 773 abritait la maison et le four, la parcelle 772 l'écurie, les autres édifices étant dévolus à des activités agricoles.£La ferme a été rachetée par la famille des propriétaires actuels en 1951 en même temps que les vignes alentour qui ont essentiellement motivé l'achat : elle a abrité ponctuellement des vendangeurs mais n'a pas été réellement occupée depuis, ce qui explique son état de conservation.
- inventaire topographique
- enquête thématique départementale, patrimoine vigneron du Pays Gaillacois
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- (c) Inventaire général Région Occitanie
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou - Gaillac
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Commune
Senouillac
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Lieu-dit
les Cancès
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Cadastre
1828 E 2 770 à 773 ;
2010 E 02 678
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Dénominationsferme
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Autres parties constituantesremise, écurie, poulailler, chai, pigeonnier, four à pain, grange, toit à porcs
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Période(s)
- Principale : 17e siècle
- Principale : 18e siècle
- Principale : 1er quart 19e siècle
- Secondaire : milieu 19e siècle
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Dates
- 1810, date portée
- 1812
La ferme est constituée de quatre édifices disposés autour d'une cour rectangulaire. Le corps de logis et une aile de dépendances agricoles (écurie, grange, pigeonnier) sont disposés en L au nord et à l'ouest de la cour. La remise, à laquelle est accolé l'annexe abritant le toit à porcs, le four et le poulailler surélevé, occupe l'angle nord-est, le chai l'angle sud-est. Un portail avec un arc en plein cintre prend place au nord, entre le corps de logis et la remise. Un mur d'enceinte en moellons assisés clôt la cour à l'est, entre la remise et le chai.£Le corps de logis se déploie selon un axe est-ouest, au nord de la cour. C'est un édifice rectangulaire, construit en maçonnerie enduite. Il comporte à son angle sud-est un pigeonnier de comble doté de quatre zones de trous d'envol disposés en pyramide. La randière à deux rangées de briques plates est en partie conservée sur l'élévation est. La structure interne du pigeonnier, en pan de bois avec hourdis de terre crue est conservée dans le comble. L'élévation sud du logis est percée de fenêtres en arc segmentaire au rez-de-chaussée et à l'étage carré ; deux oculus et une ouverture rectangulaire correspondent à l'étage de comble. La porte est en arc déprimé, elle comporte un encadrement architecturé constitué de deux pilastres et d'une corniche moulurée. L'élévation nord est construite en moellons équarris à assise régulière. Deux petites ouvertures au-rez-de chaussée semblent correspondre à des dispositifs d'aération. A l'étage carré, une demi -croisée avec appui mouluré est conservée, ainsi qu'une pierre d'évier accompagnée d'un petit jour chanfreiné. Une fenêtre rectangulaire a été repercée et porte la date 1810 sur son linteau.£L'intérieur du logis présente une disposition symétrique avec deux pièces de chaque côté de l'escalier droit en bois. Les huisseries anciennes ont été conservées. Au rez-de-chaussée, à gauche de l'escalier, la cuisine contient une cheminée en arc surbaissé, surmontée d'une corniche moulurée. Elle est construite en brique et est enduite dans sa partie supérieure. Le potager est surmonté d'une plaque en fer et prend place dans une niche dont le sommet est en arc surbaissé. Plusieurs renfoncements se trouvent à l'arrière de la cuisine, dont l'un correspond à une alcôve et présente un encadrement chantourné. Le potager et les cloisons des espaces à l'arrière de la cuisine sont construits en briques posées de chant. Le sol est en carreaux de terre cuite. La pièce au nord-est comporte sur son élévation nord, prises dans l'épaisseur du mur, de petites ouvertures en pente lisse qui semblent correspondre à des dispositifs d'aération : elle a pu servir de chai. Au premier étage, à gauche de l'escalier, la pièce contient un évier en pierre monolithe ainsi qu'une seconde cheminée en brique enduite en arc surbaissé. La pièce à droite de l'escalier comporte une cheminée en bois à linteau droit.£Les bâtiments agricoles sont construits en moyen et petit appareil de moellons assisés. Le chai comporte sur son élévation sud une ouverture bouchée dont le linteau porte la date 1812. La majorité des toitures est en tuile creuse à longs pans et chevrons débordants ; celle du logis comporte une croupe à l'est ; celle du pigeonnier est à un pan en tuile plate mécanique. Les avant-toits nord et sud de la remise sont supportés par une génoise à quatre rangs.
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Murs
- calcaire
- enduit
- moellon
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Toitstuile creuse, tuile plate mécanique
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Étages1 étage carré, étage de comble
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée sans travées
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Couvertures
- toit à longs pans
- toit à un pan
- croupe
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre : escalier droit escalier en charpente
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Typologiesédifice à plusieurs corps de bâtiments formant cour
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État de conservationdésaffecté, menacé
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Techniques
- sculpture
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Représentations
- croix
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Précision représentations
La clé d'arc de l'ancien portail sud est remployée dans la maçonnerie de la maison voisine. Elle porte la date de 1812 ainsi que deux visages de profil de part et d'autre de la croix occitane.
Présentation succincte
- NOTSUC La ferme conserve quelques éléments du 17e siècle et a été réaménagée au 18e puis au 19e. Elle a conservé depuis l'essentiel de ses dispositions anciennes, tant extérieures qu'intérieures. Elle se signale également par la qualité de son appareil.
Champs annexes au dossier - Architecture
- NOTB_G
- NOTB_S Archives départementales du Tarn, 3 P 2155
- APPA
- APRO
- ARCHEO
- AVIS
- CCOM
- CHARP
- CHARPP
- COORLB93
- COORMLB93
- COORMWGS84
- COORWGS84
- ENCA
- EPID
- ESSENT
- ETACT
- FEN
- FEN2
- FENP
- INTER
- MHPP
- NOPC
- OBSV
- PAVIS
- PETA_MA
- PLU
- PSAV_FA
- SAV_FA
- SELECT oeuvre sélectionnée
- TAILL
- TAILLP
- TOITU
- USER IVR73_ADELATAILL
- VALID accessible au grand public
- VISI
- VISIB
- VOIR_AUSSI
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Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
Le semi-abandon des lieux depuis 50 ans explique la décrépitude générale ; il a en même temps permis la préservation de nombreux éléments et aménagements d'origine.
- (c) Inventaire général Région Occitanie
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Documents d'archives
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AD Tarn : 3 P 283
Archives départementales du Tarn 3 P 283 : plan cadastral de Senouillac, 1828.
Chercheur partenaire de 2002 à 2008
Chercheur à l'Inventaire général depuis 2008