• recensement du patrimoine thermal
thermes de Vernet-les-Bains
Œuvre recensée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie
  • (c) Collection particulière M. Rosich

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pyrénées
  • Commune Vernet-les-Bains
  • Lieu-dit
  • Cadastre 1807 A 871-872 L'établissement a subi d'importantes dégradations en 1940 lors de l'Aiguat. Il a ensuite été détruit dans les années 60 pour laisser la place à l'actuel établissement thermal.  ; 1945 D 879-880-884
  • Précisions
  • Dénominations
    établissement thermal
  • Autres parties constituantes
    gymnase, buvette

Cet établissement thermal est le plus tardif de la station, il a été construit en 1880-1881 pour étoffer la station thermale. Il était relié à l'hôtel Ibrahim Pacha qui est antérieur.

La Gazette des eaux décrit en 1881 l'avancée du projet lancé par la société thermale fondée en 1880.

L'établissement thermal a été élevé sur la rive gauche de la rivière, à côté de l'hôtel qi a donné asile jadis à Ibrahim Pacha, pendant la cure qu'il fit au Vernet en 1842. Placé au pied même de la montagne, l'établissement a peut-être, par cela même, un aspect un peu écrasé, mais, dès que l'on a mis le pied dans l'intérieur, cette impression disparaît. La disposition adoptée est celle de plusieurs établissements d'outre-Rhin. Elle dérive de la forme circulaire. Au centre, un jardin couvert, que ferme par en haut un dôme de verre; c'est là que l'on se rend en attendant le bain. Au milieu un bassin surmonté d'une vasque de laquelle l'eau s'échappe en cascades; à la périphérie, des bancs et des sièges de repos. Le reste de l'espace est réservé aux pas perdus et aux fleurs. Tout autour de ce jardin central tourne une galerie circulaire qui donne accès aux cabinets de bains. Chacun de ceux-ci est composé de deux parties : un petit salon d'entrée formant vestiaire; au fond une porte donnant accès dans le cabinet de bain proprement dit. Chaque cabinet est pourvu de sa baignoire de marbre. Sur le côté se trouvent le vaporarium, les étuves graduées ; on passe de l'une dans l'autre pour arriver successivement aux températures les plus élevées. Malgré cela, chaque étuve est pourvue d'une porte latérale qui ouvre sur un couloir de dégagement, lequel conduit à la piscine et à des cabinets de douches locales ou générales, contigus à cette dernière. Cette disposition se reproduit également à droite et à gauche : côté des hommes, côté des dames. En avant se trouvent les salles d'inhalation de vapeur et de pulvérisation. En arrière s'élève une splcndide salle d'hydrothérapie pourvue de tous les appareils les plus modernes et les plus perfectionnés. Puis une salle de gymnastique non moins belle et non moins richement pourvue. Enfin, les cabinets pour douches spéciales, salles de repos, de massage, etc. Enfin, à droite de l'établissement et tout à fait à l'entrée, est la buvette où l'on est venu faire jaillir, à travers une éraillure de la roche, un filet d'eau de chaque source.

En 1883 il appartient au lot mis en vente sur saisie immobilière et est décrit comme "un grand édifice partie en maçonnerie, partie monté avec charpente en fer, vitrée, servant d'établissement de bains, appelé les Thermes du Vernet", 37 cabinets de bains, chacun avec une baignoire en marbre blanc, piscines, salles d'hydrothérapie, d'escrime et de gymnase, contenant tous les objets adaptés, nécessaires à l'hydrothérapie, à l'exercie du gymnase et de l'escrime, un grand jet d'eau avec vasque en bronze. Dans l'une des salles de gymnase existe un appareil orthopédique système Paz. (L'Espérance, journal catholique et royaliste des Pyrénées-Orientales, 28 mai 1883).

La Gazette des eaux indique en 1906 qu'il a "un aspect très agréable et très gai avec son grand dôme vitré sous lequel s'abritent, rangés autour d'une vasque monumentale avec un sujet en bronze, quarante cabinets de bain, chacun d'eux comprenant un déshabilloir". Ce élément central était complété par deux ailes aux dispositions identiques, l'une pour les hommes, l'autre pour les dames. Chaque aile comprenait des salles de pulvérisation et de humage, une piscine, une salle de douches avec salle de massage. Un service d'hydrothérapie avec eau naturelle est contigu aux thermale, avec là encore une piscine et de nombreuses douches.

Une grotte aménagée abrite la buvette.

L'ensemble possède alors des dépendances dédiées aux exercices physiques : salles d'armes, de gymnastique française avec agrès, gymnastique suédoise, appareils Paz, salle de boxe, de canne de bâton. A proximité, sur la pelouse, il était possible de pratiquer le tennis, le croquet, le football ; des balançoires et des jeux de tonneau étaient également à disposition.

En 1940, la violente crue de la rivière Cady une large partie de la station. De nombreux bâtiments sont emportés dont les anciens thermes.

.

L'accès aux bains anciens s'effectuait sous un fronton porté par quatre colonnes. Un bandeau de céramiques ornée de palmettes sommait les élévations. La toiture était masquée par une balustrade.

La grande rotonde, sur l'arrière du bâtiment était couvert par une dôme de verre monté sur une charpente en fer.

  • État de conservation
    détruit

Documents d'archives

  • 5 M 555 Découverte et exploitation des sources (eau et établissements thermaux), autorisation : déclaration d'intérêt public, rapports de l'ingénieur des mines, arrêtés préfectoraux, plans, correspondance. 1870-1940

    AD Hérault : 5 M 555

Bibliographie

  • VERDO Benjamin, Précis sur les eaux minérales des Pyrénées et de la Gascogne et sur les bains de mer, Paris, 1855, 310 p.

    p. 179-180
  • JARASSE, Dominique, Les thermes romantiques: bains et villégiatures en France de 1800 à 1850. (Thermalisme et Civilisation II), Clermont-Ferrand, 1992, 295 p.

  • CHAIX, Napoléon, Nouveau guide aux Pyrénées : contenant l'indication de toutes les voies qui y aboutissent, l'itinéraire complet de la ligne de Bordeaux à Cette et à Perpignan, et de Bordeaux à Bayonne et à Tarbes, N. Chaix : Paris, 1859, 667 p. [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k30591218].

    p. 597
  • Notice sur les établissements thermaux de MM. Lacvivier et Couderc dans la commune de Vernet, prise sur le traité des eaux minérales des Pyrénées-Orientales (1833) par J. Anglada et sur le rapport de M. Bouis, sur l'analyse de 4 nouvelles sources découvertes et utilisées par M. de Lacvivier et Couderc, dans un vaste établissement thermale en 1836; Rodière Albi, 1837 "par un baigneur", 17 p.

  • ANGLADA, Joseph. Traité des eaux minérales et des établissements thermaux du département des Pyrénées Orientales. Baillière, Paris/Sevalle, Montpellier, 2 volumes, 1833 (réimpr. 1899).

    En ligne : https://books.google.fr/books?id=GU_u8O9zDs8C&pg=PA149&lpg=PA149&dq=anglada+trait%C3%A9+eaux&source=bl&ots=xb_KbPEA1_&sig=V2KAK7gAKD7Rf85zjvOER50zV6o&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjDopvVmYDaAhWF6RQKHe9hAWwQ6AEISDAG#v=onepage&q=anglada%20trait%C3%A9%20eaux&f=false

  • COUDERC. LACVIVIER. Notice sur le grand établissement thermal de Vernet-les-Bains. Lacrampe. Paris. 1842.

    AD Pyrénées-Orientales : BIB3089
  • RUIZ, Sophie, Les stations thermales du Languedoc Roussillon, étude Monuments Historiques, 1999, non publié.

  • THIBAUT Paul, Vernet…fa temps, Revue Terra Nostra, Prades, 1988.

    collection particulière
  • Dechambre (A) dir., Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales. Deuxième série, L-P. Tome deuxième, LAR-LOC /, 1875-1889.

  • BOUIS, Dominique. Notice sur le grand établissement thermal de Vernet-les-Bains. 1842.

    Bibliothèque nationale de France

Périodiques

  • BOUIS, Dominique, (docteur), Eaux sulfureuse de Vernet" dans Bulletin de la Société agricole, scientifique et littéraire des Pyrénées-Orientales, A Tatsu, Perpignan, 3 janvier 1837.

  • BOUIS, Dominique, (docteur), Eaux sulfureuse de Vernet" dans Bulletin de la Société agricole, scientifique et littéraire des Pyrénées-Orientales, A Tatsu, Perpignan, 3 janvier 1837.

  • Journal des Pyrénées-Orientales, 18 juin 1836, Descriptif des bains Mercader et des commandants.

  • Journal des Pyrénées-Orientales, 24 août 1844, conflit entre les commandants et Mercader, description des activités et des lieux.

  • Journal des Pyrénées-Orientales, 8 mars 1851, purge d’hypothèques légales, Mercader vend l’établissement de la Mère-Source aux Commandants le 12 août 1850.

  • Journal des Pyrénées-Orientales, 18 juin 1851, les commandants ouvrent l’établissement de la Mère Source qu’ils ont racheté à Mercader, description, conditions.

  • Journal des Pyrénées-Orientales, 6 août 1853, Baigneurs de Vernet organisent un concert aux commandants au profit des pauvres.

  • Journal des Pyrénées-Orientales, 4 juin 1872, Michel Carboneill chef de cuisine à l’hôtel de la loge, prend en charge la table du restaurant de l’établissement des commandants à Vernet.

  • Journal des Pyrénées-Orientales, 23 avril 1836, Eaux sulfureuses de Vernet, sources de MM. Lacvivier et Couderc.

  • Journal des Pyrénées-Orientales, 30 avril 1836, Eaux sulfureuses de Vernet, sources de MM. Lacvivier et Couderc (suite).

  • Bulletin du Norddeutscher Lloyd de Bremen. Revue mensuelle, 1er mars 1907, vol. 2, n°3, p. 21.

  • La Gazette des eaux, 29 novembre 1906, 49e année, n° 2491.

  • La Gazette des Eaux, 04 janvier 1906

  • L'Espérance : journal catholique et royaliste des Pyrénées-Orientales, 28 mai 1883

  • La Gazette des eaux, 15 septembre 1881

Date(s) d'enquête : 20218; Date(s) de rédaction : 2026
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Université de Perpignan Via Domitia, laboratoire CRESEM