"Une hale, et maison comune sur le haut, le tout couvert de tuile à canal" est parfaitement signalée dans le cadastre de Galan dressé en 1784-1786 par Laurent Lafosse arpenteur de Villeneuve-de-Rivière. Et c'est bien de cet édifice qu'il s'agit à nouveau le 26 pluviose an X (15 février 1802) lorsque le Conseil municipal s'inquiète de trouver les moyens pour la "reconstruction de la maison commune".
Cette préoccupation des responsables de la ville demeure sans solution jusqu'en 1816 où un premier projet est connu, conçu par Joseph Galan charpentier à Lannemezan qui propose de reconstruire à l'est et à l'ouest "deux arceaux en anse de panier pour donner plus de clarté à la halle", un fronton triangulaire au levant, une couverture de tuile à canal. Ce n'est pas ce projet qui est retenu mais celui qui est présenté en 1818 par Jean Bazerque architecte à Sarrancolin, avec agrandissement vers le sud, "6 piliers en pierre de taille, une couverture en ardoise de Génos, trois arceaux en bois. Ce travail bien uni et poli pour donner la peinture pour imiter le "marbre (...)". Pour l'essentiel, c'est bien ce bâtiment qui a été réalisé en 1819-1821 par l'entrepreneur de Galan André Devèze et qui a été réceptionné par l'architecte départemental Artigala, Adrien Dariès étant maire. Embellie lorsqu'Artigala place au sol de la halle des pavés "de la dimension dits galets" en 1838, ou lorsque l'entrepreneur de Tarbes Jean Balix pose un "plafond sous le premier plancher de l'hôtel de ville" en 1876. Tour à tour réparée par le charpentier Louis Castet Doumengeot de Galan en 1834 (portes du bas et du haut de l'escalier), par le charpentier Marc Betbèze et le maçon François Chelle de Galan en 1871 (toiture, planchers, galerie) ou par l'entrepreneur Honoré Castets de Galan en 1891 (escalier, balustrade, piliers...). En 1842 on construit une "loge" sous l'escalier pour y ranger planches et étaux les soirs de marché ou lorsqu'en 1876 on équipe la Justice de Paix de garde-robe et de bancs.
À quelques mètres de la halle, place Louis Castets, des vestiges d'un poids public sont dissimulés par le passage d'un muret d'habitation privée ; seul le pourtour en pierre du tablier est visible.