• recensement du patrimoine thermal
villa Les Marronniers, puis La Roseraie.
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Hautes-Pyrénées
  • Commune Argelès-Gazost
  • Adresse 4 avenue Henry Russel
  • Cadastre 2025 AK 01 45
  • Dénominations
    maison
  • Précision dénomination
    de villégiature

La maison fait partie des villas construites par la Société des villas d'Argelès-Gazost, destinées être louer. Elle est mentionnée dans la matrice cadastrale comme construction nouvelle en 1897. La société fait faillite en 1905 et son patrimoine passe dans les mains de l'avocat parisien René Dubois, fondateur et président de la Société des villas d'Argelès-Gazost. A la mort de René Dubois en 1911, les villas sont éparpillées entre plusieurs propriétaires. En 1920, la villa Les Marronniers est acheté par Arthur Aguado, marquis de las Marismas, qui possède aussi la villa Nigra. Ce dernier revend la villa des Marronniers à un habitant de Cauterets, Henri Lasserre, en 1928. En 1930, dans un faire-part, M. et Mme Lasserre ont pour adresse la villa des Marronniers à Argelès (Républicain des Hautes-Pyrénées, 10 avril 1930) mais c'est sans doute à cette époque quelle villa est renomméee la Roseraie.

Sous ses dehors de maison classique, il semble que la villa ait abrité dès l'origine un double logement, ce dont témoigne son ordonnance symétrique, ainsi que la double entrée située sur le perron.

D'après les vues aériennes (remonterletemps.ign.fr), le corps principal s'est vu adjoindre des extensions en rez-de-chaussée à partir des années 1990. L’œil-de-bœuf du pignon et le lambrequin y ont été reproduits.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle
    • Secondaire : 4e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1897, datation par source

La villa est implanté dans un îlot au sud-ouest du parc, qui en est très proche : cela correspond à la première génération de villas. Elle se trouve au fond de sa parcelle rectangulaire, précédée d'un petit jardin. Elle se compose d'un corps principal rectangulaire à l'angle nord-ouest duquel un corps secondaire en L, en rez-de-chaussée, est imbriqué. Le corps principal compte un étage carré et un étage de comble. La toiture à deux pans est à pignons croisés ce qui a permis la mise en place d'un large pignon couvert en façade. Un balcon filant bordé d'une balustrade longe l'étage de la façade et surmonte le porche et une galerie couverte au rez-de-chaussée, elle aussi fermée de la même balustrade. Un lambrequin en bois file sous les rives de la toiture débordante. Un œil-de-bœuf en zinc occupe le centre du pignon.

Toutes les ouvertures et mitres de cheminées sont disposées de façon strictement symétrique. La présence en façade de deux portes juxtaposées semble indiquer qu'il s'agissait d'une maison de location abritant un double logement.

  • Murs
    • maçonnerie enduit
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    2 étages carrés, rez-de-chaussée surélevé
  • Couvrements
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon couvert
  • Escaliers
  • Techniques
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Documents d'archives

  • AD Hautes-Pyrénées, 3 P 819, matrices cadastrales des propriétés, 1881-1911.

    AD Hautes-Pyrénées : P 819
  • AD Hautes-Pyrénées, 3 P 822, matrices cadastrales des propriétés, 1912-1950.

    AD Hautes-Pyrénées : P 822

Bibliographie

  • BENSA, Mathilde. L'architecture de villégiature dans la station thermale pyrénéenne d'Argelès-Gazost (1885-1938), l'influence des acteurs privés et privés. Mémoire de Master histoire de l'art contemporain, Université Toulouse II Jean Jaurès, 2022/2023.

Périodiques

  • Républicain des Hautes-Pyrénées, 10 avril 1930

Date(s) d'enquête : 2022; Date(s) de rédaction : 2022