La villa porte le nom du quartier où elle est implantée le quartier des Canaris. Ce nom renvoie aux cagots qui étaient y regroupés et qui se signalaient par la patte de canard cousue à leur épaule. Ce quartier devient au début du 20e siècle un quartier de promenade car c'est le quartier haut d'Argelès, sur le contrefort du mont de Gez qui offrait un beau point de vue sur le panorama pyrénéen. Autour de 1920, les délibérations du conseil général invitent à assainire ce quartier "pour l'intérêt de la commune et des étrangers" (Rapports et délibérations / Conseil général des Hautes-Pyrénées, 1er août 1921).
La villa Canarie est mentionnée à partir de 1925 dans les annonces de presse. En août 1925 il est indiqué qu'elle vient d'être transformée en pension se recommandant aux officiers (La France militaire, 12 août 1925). C'est une "pension de famille de premier ordre", dotée du confort moderne, vantant la vue splendide et la cure d'air. Le prix est à partir de 35 F et il faut s'adresse à Mme de Ladébat (Pyrénées et océan, 1er juillet 1927, p. 10). La pension était ouverte d'avril à la fin octobre.