Chercheur à l'inventaire général d'Occitanie jusqu'en 2012.
- enquête thématique régionale, Jardins remarquables
- (c) Inventaire général Région Occitanie
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Hautes-Pyrénées
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Commune
Bagnères-de-Bigorre
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Adresse
rue Saint-Vincent
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Cadastre
2014
AM
195
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Dénominationsjardin public
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Appellationsdes Vignaux
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Parties constituantes étudiées
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Autres parties constituantesarbre isolé, groupe d'arbres
A l'origine, il s'agit d'une vigne plantée hors des remparts de la ville, d'où son nom ""les Vigneaux"". Dès la 2e moitié du 17e siècle, avec la progression du thermalisme, la ville de Bagnères réalise ses premiers aménagements d'urbanisme : des espaces libres sont plantés d'arbres en alignement ou en quinconce pour devenir des lieux de promenade. C'est le cas du jardin des Vignaux qui, bien que relevant d'une propriété aristocratique, devient ainsi le premier jardin public de la ville de Bagnères : "un grand pré fermé de murs de forme carrée où feu M. le Maréchal de Roquelaure a fait planter quelques allées de chênes et d'ormes". Il apparaît ainsi, bien détaché au nord du bourg ancien, sur une vue cartographiée cavalière de la ville (1658). Il est également visible sur un plan de 1714 (parcelle 33) marqué par un calvaire au centre. Le jardin est mentionné sur tous les anciens plans sous l'appellation "promenade des Vignaux" ou "Vigneaux". Il figure aussi sur le plan de la ville de 1789 (A.M.) avec une emprise bien plus grande qu'aujourd'hui puisqu'il couvre une partie de la place du marché (place du Foirail). Acquise par la municipalité en 1791, la promenade des Vignaux subsiste avec la même emprise et les mêmes plantations en quinconce jusqu'au 19e siècle (plan cadastral napoléonien de 1818 et plan récapitulatif de 1846). En revanche, il apparaît amputé de sa partie occidentale et clôturé sur le Nouveau Plan de Bagnères (non daté) et sur le plan Pambrun de 1856, après la création de la rue Saint-Vincent.
Sa transformation en jardin paysager remonte très certainement aux années 1860, car le plan d'alignement de 1864 montre le changement radical de parti dans le plan (allées sinueuses) et les plantations. Il devient jardin public en 1867, par arrêté municipal. Le jardin du Vignaux est devenu un parc paysager irrégulier planté d'essences recherchées pour la période. Il répond à une typologie de parc arboretum, selon les pratiques locales encouragées par la mode des jardins anglais et le modèle du Jardin Massey de Tarbes (comme le jardin Géruzet). Les cartes postales des années 1910-1920 témoignent d'un parc au couvert végétal très dense avec des arbres parvenus à leur maturité. Le tracé des allées, voué aux courbes et contre-courbes, a été modifié au cours de la 2ème moitié du 20e siècle : les nouvelles allées adoptent un plan rayonnant géométrique à partir de la grande vasque circulaire, qui accentue le caractère de jardin public. Le dépérissement des essences, la tempête Xynthia de 2010, ont causé la perte de nombreux sujets anciens. Le parc s'est éclairci mais a fait l'objet de replantations, dans une palette végétale fidèle au catalogue de l'époque romantique.
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Période(s)
- Principale : 2e moitié 17e siècle
- Principale : 3e quart 19e siècle
- Secondaire : 2e moitié 20e siècle
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Auteur(s)
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Personnalité :
Roquelaure, Maréchal decommanditaire attribué par travaux historiquesRoquelaure, Maréchal deCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
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Personnalité :
Le jardin des Vignaux est aujourd'hui implanté en centre ville, bien qu'en dehors du coeur ancien, en vis-à-vis de la place du Foirail et à proximité du jardin Géruzet. De plan presque carré, il propose un dessin paysager conçu pour faciliter la circulation du public. La composition, géométrisée, s'organise autour d'un rond-point central décalé dans le quart nord-ouest. Il s'agit d'un grand bassin circulaire à margelle de marbre, agrémenté d'un jet d'eau et entouré d'un vaste espace circulaire de déambulation. A partir de ce rond-point rayonnent six larges allées rectilignes. La clôture consiste sur trois côtés en un sous-bassement de moellons et de galets de marbre. Seul subsiste sur le côté sud l'ancien mur de clôture avec sa grille. Le jardin est planté d'essences exotiques centenaires (cèdres du Liban, cèdre Déodar, séquoïa sempervirens ou séquoïa géant, hêtre pourpre, magnolia à grandes fleurs, micocouliers d'Australie, marronniers d'Inde, tilleul commun, tulipiers de Virginie...). Les deux cèdres sont particulièrement remarquables par leur circonférence et leur taille. Le jardin est orné dans l'angle sud-ouest de la fontaine de la Naïade (remploi). Une fontaine de marbre agrémente la bordure occidentale. Des éléments ludiques ont été installés (kiosque, aire de jeux...).
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Murs
- marbre
- enduit
- galet
- moellon
- pierre de taille
- maçonnerie
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Plansjardin irrégulier
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Élévations extérieuresjardin de niveau
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Jardinsarbre isolé, groupe d'arbres, pièce de gazon, boulingrin
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Typologiesjardin paysager ; jardin public
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Techniques
- sculpture
- ferronnerie
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Statut de la propriétépropriété de la commune
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Intérêt de l'œuvreintérêt botanique, à signaler
- (c) Inventaire général Région Occitanie
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Documents d'archives
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AD Hautes-Pyrénées : 2 O 361
A.D. Hautes-Pyrénées, Plan de la ville de Bagnères-de-Bigorre, par A. Pambrun, 1856, cote 2 O 361
Bibliographie
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LUGOL Virginie, AVAP de Bagnères-de-Bigorre, Rapport de présentation. D – Architecture, Toulouse, 2010
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Barros François de (C.A.U.E. 65), Fruneau Marie-Noëlle (chargée d'étude). Pré-inventaire des parcs et jardins remarquables dans le département des Hautes-Pyrénées, DIREN Midi-Pyrénées, 1997, 205 p.
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Adisson, Luc, Guillaume, Pierre, C.P.I.E. Bigorre-Pyrénées. Bagnères au fils de l'eau et du temps, guide de découverte, 1991.
Documents figurés
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Mairie de Bagnères-de-Bigorre : non coté
Mairie de Bagnères-de-Bigorre, non coté, Bagnères-de-Bigorre, extrait du plan réalisé en dessin aquarellé, 1864.
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Archives départementales des Hautes-Pyrénées
AD Hautes-Pyrénées, plan cadastraL.
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Bibliothèque nationale de France : GED-747
PERE Léon, Plan de Bagnères-de-Bigorre, 1888 (BnF, GED-747).
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