Cure matrice d'Estarvielle et de Mont, l'église est la plus imposante de la vallée, isolée sur le flanc de la montagne d'où elle domine le village. Elle aurait été bâtie sur le lieu du martyre de saint Calix ou Calixte, chevalier aragonais, natif de Huesca, tué par les Sarrasins qu'il cherchait à convertir, dans le premier quart du 11e siècle (donc sans rapport aucun avec saint Calixte pape). Les reliques du saint furent conservées dans le sanctuaire jusqu'au début du 18e siècle au moins, où l'évêque Brisay de Denonville (1693-1710) les authentifia lors de sa visite pastorale. Le statut particulier de cette église, étroitement liée au culte du saint, explique l'importance du décor intérieur, en particulier des peintures murales.
L'édifice spacieux à l'appareil soigné est en grande partie d'époque romane, notamment le choeur décoré, à l'extérieur, d'arcatures lombardes (comme les églises d'Armenteule et d'Estarvielle) et, à l'intérieur, d'une peinture murale datable de la fin du 12e siècle ou du début du 13e. L'élévation ouest en appareil calcaire, percée d'une baie jumelée, est également d'époque romane et se distingue par son allure massive. Comme souvent dans les églises romanes de la vallée, le portail ouvre au sud.
Une chapelle a été construite au nord dans la 2e moitié du 16e siècle, puis décorée de peintures comme la nef qui a également reçu un décor peint, aujourd'hui en grande partie toujours dissimulé sous un badigeon.
Au 18e siècle, la nef a été couverte d'un remarquable plafond peint, à solives apparentes. Le retable de Marc Ferrère est fait entre 1709 et 1710. Puis le retable et le tabernacle sont peints et dorés entre 1728 et 1729 par Henri Poudensan. Ce tabernacle vendu en 1812 à la commune de Benqué est remplacé par celui prévu pour la chapelle nord exécuté en 1778 par Raymond Darbo. La chaire à prêcher est exécutée en 1772 par Guillaume Marquisant, menuisier de Sarrancolin.