Dossier d’œuvre architecture IA48901367 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Ferme de Perret
Œuvre repérée
Copyright
  • (c) Conseil départemental de la Lozère
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Dénominations
    ferme
  • Autres parties constituantes
    écurie, bergerie, grange, séchoir à châtaignes

Perret est un mas isolé. Cité en tant que manse de « Pereto » en 1307 dans les Feuda gabalorum, cet ensemble conserve des éléments notables tels que des encadrements de portes, des parements ou des techniques de construction propres au Moyen âge ou à la période moderne. La ferme a été agrandie au fil des siècles pour former l’entité actuelle. Des encadrements de porte et des fenêtres à meneaux datent de la fin du 15e siècle - début du 16e siècle. Des agrandissements successifs sont attestés : le plus important date du 19e siècle. Par ailleurs, l'activité de sériciculture pousse, à la fin du 19e siècle, à modifier l'aménagement intérieur (des petites cheminées sont aménagées dans les anciens salons). De demeure bourgeoise aisée, l'ensemble se convertit alors en un ensemble à vocation agricole. D'après les sources orales, le mas a été délaissé au cours des années 1980. Seules les terres sont exploitées actuellement et le bâtiment est laissé à l'état de ruine.

  • Période(s)
    • Principale : limite 15e siècle 16e siècle, 4e quart 19e siècle

La ferme est composée d’un grand logis en L et d’au moins trois annexes agricoles. Les bâtiments sont construits à l’aide d’un appareil mixte composé majoritairement de schiste et de quartz. La construction est fondée sur le rocher, qui a été nettement retaillé.

Le bâtiment principal est un grand bâtiment rectangulaire à deux niveaux : le rez-de-chaussée sert actuellement d’écurie et servait sûrement d’étable-bergerie auparavant, avec un espace de cave. L’étage est accessible par un escalier extérieur : un couloir d’entrée dessert différentes pièces dont certaines cloisons sont encore en place. Les planchers et la toiture sont également conservés. Plusieurs modifications ont été apportées au bâti, une partie du logis ayant été reconvertie en magnanerie au 19e siècle (installation de petites cheminées). Les éléments les plus remarquables de la bâtisse sont deux très belles fenêtres à traverse et meneau conservées sur la façade sud du logis, cas unique sur la commune, tant par leur état de conservation que par leur mise en œuvre. L’une des fenêtres est en calcaire gréseux tandis que l’autre est en fraidonite. La baie en calcaire possède un encadrement chanfreiné abouti par des congés en pointe. Partiellement bouchée, cette baie conserve les vantaux en bois des baies hautes : ils sont en châtaignier, à cadre clouté, avec leur ferrure d’origine. Les gonds et le mentonnet de fermeture des vantaux du bas sont aussi en place. L’appui débordant semble avoir été bûché. Sur la baie voisine en fraidonite, c’est la partie haute de la baie qui est bouchée et ses vantaux ont disparu. La baie possède un encadrement chanfreiné abouti par des congés droits en relief. L’appui débordant de la baie est aussi constitué par une dalle de fraidonite moulurée : la finesse de la pierre permet ici des sculptures plus fines que dans le calcaire. Ces deux fenêtres sont datables du 15e siècle ou du début du 16e siècle. D’autres éléments contemporains sont répartis dans la ferme, notamment une porte en calcaire couverte par un arc en plein-cintre et aux piédroits pénétrants aboutis par des congés à bec rentrant. Plusieurs baies sont aussi constituées d’éléments en calcaire remployés. Il est probable que des planchers ainsi que des éléments de charpente puissent dater du 16e ou du 17e siècle. Plusieurs portes cintrées en schiste sont conservées dans le bâtiments ainsi que des éléments de baies droites dont les moellons remployés sont en calcaire, arborant un chanfrein.

Parmi les aménagements postérieurs, on peut noter la présence dans certainement un ancien salon, d'une cheminée avec un manteau en bois sculpté , d'éléments de vaisseliers ou de placard mural en menuiserie encore intégrés dans les murs de la cuisine. La cheminée de la cuisine est encore en place. Les autres petites cheminées réparties dans le reste du bâtiment sont dédiées à la sériciculture.

Le logis principal comme les annexes (granges, écuries, bergeries ou séchoirs) sont couverts pas des toits à longs pans recouvert de tuiles creuses.

  • Murs
    • schiste
  • Toits
    schiste en couverture, tuile creuse
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe brisée
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier droit escalier en maçonnerie
  • État de conservation
    menacé

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G Cécile FOCK-CHOW-THO, "Du côté de Saint-Etienne-Vallée-Française...", Patrimoines de Lozère, 2024.
  • NOTB_S
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  • COORMLB93
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  • COORWGS84
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  • SELECT oeuvre repérée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU
  • USER IVD48_SPCG48
  • VALID accessible au grand public ; non validée
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée
Date(s) d'enquête : 2023; Date(s) de rédaction : 2024
(c) Conseil départemental de la Lozère
(c) Inventaire général Région Occitanie