Les archives mentionnent Boissets dès le début du 15e siècle, notamment un mémoire de lièves et censives fait en faveur de l'évêque de Mende (AD48 G3117). Le premier recueil, daté du 24 mai 1428, indique que Boissets comportait alors 4 feux dont Guillaume Auric du" mas de Boisset" qui doit fournir un setier d'avoine et quatre sous quatre deniers d'argent à l'évêque comme cens annuel. Dans les actes du début du 17e siècle (ADL 75J25), en 1604, André Malaviolle est cité en tant qu'habitant de Boissets. En 1744, le compoix cite un certain Jean-Jacques Malafosse. Le même patronyme reste lié au domaine jusqu'en 1970 lorsque la famille Malafosse lègue la ferme et ses terres au Conseil général et à trois hôpitaux de Lozère. Le hameau est déjà partiellement démantelé, les terres converties en forêt plantées de pins d'Autriche (années 1960). La gestion du lieu revient au Conseil général qui met en vente une grande partie des terres, un fermier est maintenu sur l'exploitation ovine (famille Paradan) mais les bâtiments ne sont plus en usage.
A la fin des années 1990, un premier aménagement est lancé sur le hameau avec une restauration générale des bâtiments afin d'en faire un lieu d'accueil et d'exposition. La gestion est assurée par des associations locales, avant que le domaine ne retombe petit à petit à l'abandon. Il faut attendre la fin des années 2010 pour qu'un nouveau projet d'envergure ne soit lancé par le Département. Choisi comme un des trois Hauts-lieux lozériens de l'agropastoralisme (Bien UNESCO), le domaine est restauré et converti en lieu d'accueil culturel et touristique. Le Département assure l'accueil sur site en régie directe depuis 2023.
L'évolution architecturale des bâtiments reflète trois périodes principales de construction. S'il existe un noyau attribuable à la 2e moitié 15e-16e siècle, une phase importante d'accroissement économique est notable au 17e siècle (parement, baies chanfreinées et cintrées). L'ensemble montre un autre phase très importante d'accroissement au 19e siècle moment où les bergeries doublent de volume.