Dossier d’œuvre architecture IA48102777 | Réalisé par
  • inventaire topographique
ferme de Boissets
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Conseil départemental de la Lozère
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Lozère
  • Commune Gorges du Tarn Causses
  • Lieu-dit Boissets
  • Cadastre 2018 C 125 2018 C 125 à 131 ; 2018 c 129  ; 2018 C 130
  • Précisions nouvelle commune Gorges du Tarn Causses ; anciennement commune de Sainte-Enimie
  • Dénominations
    ferme
  • Vocables
    Boissets
  • Autres parties constituantes
    grange, étable à vaches, bergerie, toit à porcs, mur de clôture, four à pain, aire à battre, citerne

Les archives mentionnent Boissets dès le début du 15e siècle, notamment un mémoire de lièves et censives fait en faveur de l'évêque de Mende (AD48 G3117). Le premier recueil, daté du 24 mai 1428, indique que Boissets comportait alors 4 feux dont Guillaume Auric du" mas de Boisset" qui doit fournir un setier d'avoine et quatre sous quatre deniers d'argent à l'évêque comme cens annuel. Dans les actes du début du 17e siècle (ADL 75J25), en 1604, André Malaviolle est cité en tant qu'habitant de Boissets. En 1744, le compoix cite un certain Jean-Jacques Malafosse. Le même patronyme reste lié au domaine jusqu'en 1970 lorsque la famille Malafosse lègue la ferme et ses terres au Conseil général et à trois hôpitaux de Lozère. Le hameau est déjà partiellement démantelé, les terres converties en forêt plantées de pins d'Autriche (années 1960). La gestion du lieu revient au Conseil général qui met en vente une grande partie des terres, un fermier est maintenu sur l'exploitation ovine (famille Paradan) mais les bâtiments ne sont plus en usage.

A la fin des années 1990, un premier aménagement est lancé sur le hameau avec une restauration générale des bâtiments afin d'en faire un lieu d'accueil et d'exposition. La gestion est assurée par des associations locales, avant que le domaine ne retombe petit à petit à l'abandon. Il faut attendre la fin des années 2010 pour qu'un nouveau projet d'envergure ne soit lancé par le Département. Choisi comme un des trois Hauts-lieux lozériens de l'agropastoralisme (Bien UNESCO), le domaine est restauré et converti en lieu d'accueil culturel et touristique. Le Département assure l'accueil sur site en régie directe depuis 2023.

L'évolution architecturale des bâtiments reflète trois périodes principales de construction. S'il existe un noyau attribuable à la 2e moitié 15e-16e siècle, une phase importante d'accroissement économique est notable au 17e siècle (parement, baies chanfreinées et cintrées). L'ensemble montre un autre phase très importante d'accroissement au 19e siècle moment où les bergeries doublent de volume.

  • Période(s)
    • Principale : 16e siècle
    • Principale : 17e siècle
    • Principale : 19e siècle

Le hameau de Boissets et constitué de 3 fermes comprenant logis, grange-bergerie et citernes. Les constructions sont en calcaire et typiques de l'architecture caussenarde avec une construction sur 3 niveaux : une bergerie en soubassement voûtée, un logis surmonté d'un étage de comble sous voûte. Les couvertures sont également faite en lauze de calcaire reposant directement sur l'extrados de la 2e voûte. Des citernes sont installées hors sol sous les porches d'entrée ou parfois partiellement creusées dans le rocher. Il existe des structures communes aux 3 fermes : l'aire à battre, le four à pain (datant au moins du 17e siècle mais repris au 19e siècle possiblement à la suite d'un incendie), un jardin clos... Des annexes telles que des soues ou des petits réduits pour stockage sont dissimulés sous les porches.

Les éléments architecturaux les plus anciens sont des parements en grand et moyen appareil ou très bien assisés et réguliers. De rares portes ou porches sont couverts par des arcs cintrés (ou en anse-de-panier) chanfreinés, et une petite fenêtre est ornée d'une accolade à moulure de gorge. Des systèmes de récupération d'eau des toitures sont notables et parfois encore présents.

Les voûtes d'origine de certains bâtiments ont disparu au profit de couvertures soutenues par des arcs diaphragmes.

  • Murs
    • calcaire
  • Toits
    calcaire en couverture
  • Étages
    étage de soubassement, 1 étage carré, étage de comble
  • Couvrements
    • voûte en berceau plein-cintre, en tas de charge
    • voûte en berceau en anse-de-panier, à lunettes, en tas de charge
  • Couvertures
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
  • État de conservation
    restauré

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G Morgane COSTE-MARRES, Isabelle DARNAS, Cécile FOCK-CHOW-THO, "Du côté des Causses lozériens...", Patrimoines de la Lozère n°7, 2021, 99p. Paul MARRES, "Les grands causses, études de géographie physique et humaine", Tours, 1935, 445 p.
  • NOTB_S
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA
  • EPID
  • ESSENT
  • ETACT
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU
  • USER IVD48_SPCG48
  • VALID accessible au grand public ; non validée
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI
  • Statut de la propriété
    propriété d'un établissement public départemental
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Protections
    inscrit MH, 2024/12/17
  • Précisions sur la protection

    Ensemble inscrit au titre des Monuments historiques, bâtiments et parcelles, le 17 décembre 2024.

Date(s) d'enquête : 2018; Date(s) de rédaction : 2018, 2024
(c) Conseil départemental de la Lozère
(c) Inventaire général Région Occitanie