Dossier d’œuvre architecture IA46107548 | Réalisé par
  • enquête thématique départementale, vallée du Lot de Cahors à Capdenac
  • patrimoine ferroviaire
ponceaux (2)
Œuvre étudiée
Auteur
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Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton ligne Cahors-Capdenac - Causse et Vallées
  • Hydrographies le Lot le Girou
  • Commune Cénevières
  • Dénominations
    pont
  • Précision dénomination
    ponceau
  • Appellations
    OA 31
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante

Ces deux ponceaux successifs sont construits entre 1881 et 1886 par les entrepreneurs Coupat et Cornu d'après les plans des ingénieurs des Ponts et Chaussées. Ces ponts aqueducs permettent le passage des deux bras du ruisseau de Cénevières. Le premier est un pont maçonné à arche tandis que le second est une construction hybride alliant arche maçonnée et tablier métallique.

Les deux ponceaux successifs ont été édifiés dans le cadre de la construction de la ligne de chemin de fer concédée à la Compagnie du Paris-Orléans, reliant Cahors à Capdenac et inaugurée le 14 juillet 1886.

Cette ligne d'intérêt général est réalisée sous la direction de Joseph Lanteirès, ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées. L'ingénieur ordinaire Jean-Pierre Lacaze est chargé de diriger les travaux pour l'arrondissement de Cahors jusqu'à sa mort en janvier 1885. Il est alors remplacé par Eugène-Laurent Heurtault qui fait terminer les travaux d'infrastructure. Les plans sont dressés entre 1879 (début des études définitives) et 1886 (réception de la ligne) par le service des Ponts et Chaussées.

D'après Lanteirès, tous les travaux devront être achevés trois ans et 10 mois plus tard, en vue de la mise en service en juillet 1886. Ce dernier décèdera quelques mois plus tard à Cahors. La mise en adjudication du 6e lot de l'arrondissement de Cahors intervient le 4 janvier 1882 et a désigné Coupat et Cornu, entrepreneurs à Laroquebrou, près d'Aurillac (Cantal).

Depuis le premier pont, il est possible d'apercevoir une passerelle pour piétons au nord. D'après les plans dressés par l'ingénieur Lacaze le 15 août 1881, cette passerelle et le pont à une seule arche faisaient partis du même projet. La passerelle était à l'origine en bois avant d'être reconstruite en métal à une date inconnue.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1881, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Lanteirès Joseph
      Lanteirès Joseph

      Joseph Lanteirès, né en 1825 à Lyon, est élève ingénieur à l’école des ponts et chaussées en 1847. Vers 1851, il entre au service ordinaire des ponts et chaussées du département du Rhône puis passe dans l’arrondissement d’Espalion en Aveyron où il est nommé ingénieur ordinaire 3e classe. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1867 alors qu’il n’était encore qu’ingénieur ordinaire. Il finit sa carrière ingénieur en chef en charge du Lot jusqu’à son décès le 11 septembre 1886. À ce titre, il dirige la construction de la ligne ferroviaire Cahors-Capdenac et de la section Montauban-Cahors pour la ligne Montauban-Brive. En dehors de ses activités professionnelles, Lanteirès est également l’inventeur d’un calendrier perpétuel qui permet aux historiens de faciliter la recherche de dates.

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      ingénieur des Ponts et Chaussées attribué par source
    • Auteur :
      Lacaze Jean-Pierre
      Lacaze Jean-Pierre

      Jean-Pierre Lacaze (1835-1885), ingénieur ordinaire de ponts et chaussées pour l’arrondissement de Cahors (Lot), est rattaché au service des chemins de fer depuis le 1er novembre 1878. Ce personnage a gravi tous les échelons : agent secondaire, conducteur, agent-voyer, avant de devenir ingénieur ordinaire en septembre 1877. Il est d’ailleurs l’auteur d’un ouvrage technique en 1878 nommé « Éléments d’analyse à l’usage des conducteurs des ponts et chaussées aspirant au grade d’ingénieur ». Il travaille aussi sur la section Montauban-Cahors avec Joseph Lanteirès. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1880 mais il décède avant l’achèvement des travaux de la ligne Cahors-Capdenac le 5 janvier 1885.

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      ingénieur des Ponts et Chaussées attribué par source
    • Auteur :
      Heurtault Eugène-Laurent
      Heurtault Eugène-Laurent

      Eugène Laurent Heurtault, né en 1854, est ingénieur ordinaire des ponts et chaussées depuis 1879. Avant d’arriver dans le Lot, Heurtault a déjà œuvré dans le domaine ferroviaire pour l’arrondissement du Puy où il a conduit les études du chemin de fer de Langogne au Puy. Il aura la charge d’achever la ligne dans le Lot et d’étudier les règlements de compte des deux lignes (Cahors-Capdenac et Cahors-Montauban) à partir de 1885. Il quitte finalement le Lot pour la Creuse où il est nommé ingénieur en chef en 1898. Heurtault est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1891, promu officier en 1926 et reçoit la distinction d’officier d’Académie en 1903.

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      ingénieur des Ponts et Chaussées attribué par source
    • Auteur : entrepreneur attribué par source
    • Auteur : entrepreneur attribué par source

A cet endroit, le ruisseau de Cénevières comporte deux bras et a nécessité la construction de deux ponceaux quasi-successifs. Un premier à l'ouest, se présente en une seule grande arche en berceau plein-cintre et est maçonné en moellons de calcaire et parements de pierre de taille. L'ouverture de l'arche est large de 5 mètres sur environ 6 mètres de hauteur.

Le second passage est composé de trois travées dont deux arches maçonnées en berceau plein cintre et une travée centrale dotée d'un tablier métallique. Les arches, culées et piles sont construites en moellons de calcaire et sont recouvertes de parements en pierre de taille. La travée centrale est constituée de poutrelles métalliques enrobée de béton, cette partie a été refaite au cours du 20e siècle. Les garde-corps sont eux aussi remplacés dans la seconde moitié du 20e siècle.

  • Murs
    • calcaire moellon parement
    • fer
    • béton
    • calcaire pierre de taille
  • Couvrements
    • voûte en berceau plein-cintre
  • Typologies
    pont maçonné à arche ; pont à poutrelles métalliques ou dalle de béton armé
  • Statut de la propriété
    propriété d'un établissement public

Documents d'archives

  • Archives nationales, Inventaire-index des Ingénieurs des ponts et chaussées (1748-1932), Paris, 1993, 2008.

  • AD Lot, 73 S 1 : Notice sur les travaux et dépenses d'établissement, dressée par l'ingénieur en chef des ponts et chaussées, Lanteirès, en juin 1886.

  • AD Lot, 73 S 14 : Chemin de fer de Cahors à Capdenac, projet d'exécution des travaux, déviations, ouvrages d'art, etc., dressés par les ingénieurs ordinaires (1881-1885).

  • AD Lot, 213 S 1-2 : Registres du service des chemins de fer (1880-1891)

    - Superstructure - Installation des signaux fixes des stations, cloches électriques, appareils télégraphiques et divers, 5 novembre 1885.

    - Station - Installation d'un pont à bascule et d'une grue de chargement pour les stations de Vers, Saint-Géry, Conduché, Saint-Martin-Labouval et Cajarc, 28 mai 1886.

    - Construction des bâtiments des stations et dépendances - Les sieurs Blavy et Cancalon, entrepreneurs, demandent le remboursement de leur cautionnement, 14 novembre 1886.

    - Établissement de barrières, poteaux kilométriques et indicateurs de pentes et rampes, etc. - Le sieur Mathias Granges, entrepreneur, demande le remboursement de cautionnement, 3 décembre 1886.

    - Annexes des haltes de Cabessut, Saint-Cirq-Lapopie, etc. - Demande de l’entrepreneur Bezanger pour l’approbation d’une augmentation de dépenses en vue de la liquidation des travaux, 28 février 1888.

    - Tunnels - Revêtement des souterrains de Saint-Géry, Coudoulous, Bessac et Lagarrigue, augmentation des dépenses, 2 avril 1887. Tunnel de Calvignac, menace d'éboulement sous le village, 8 mai 1883. Revêtement et consolidation des talus de la tranchée précédent le souterrain de Cartoulès, demande de crédit spécial, 28 novembre 1882. 17 mai 1883, un ouvrier s'est tué lors de la construction du tunnel Saint-Georges.

    - 1er lot (arr. Cahors) - Demande de l'entrepreneur Charles Peyrot d'une réduction de la retenue de garantie, 26 avril 1882. Envoi d'un mémoire de réclamations contre le décompte de son entreprise. Peyrot (Charles), entrepreneur à Cahors, 18 novembre 1885.

    - 2e lot et 1er lot bis (arr. Cahors) - Hersent, demande de remboursement de la retenue de garantie, 19 juillet 1884. Liquidation définitive du 2e lot de Cahors, 21 décembre 1885. Hersent, entrepreneur de travaux publics, rue de Londres, n°60 à Paris. Constructions des grands ponts métalliques de Mondiès, de Bouziès, du Célé et de Lagarrigue. Demande de remboursement du cautionnement (30 500 Francs). Les travaux étant terminés. 10 février 1886. Construction des tabliers métalliques des ponts de Mondiès, de Bouziès, du Célé et de Lagarrigue. Liquidation des travaux, 22 décembre 1886.

    - 3e lot (arr. Cahors) - Audbert frères et Jubin, entrepreneurs à Cahors, demandent le remboursement de la retenue de garantie, 4 janvier 1883. Audbert frères et Jubin, entrepreneurs à Cahors, demandent le remboursement du solde du cautionnement, 27 mai 1885. Audbert frères et Jubin, entrepreneurs à Cahors, réclamation sur le décompte définitif, 18 juin 1887.

    - 4e lot (arr. Cahors) - Jean-Pierre Soubigou, entrepreneur, demande le remboursement de la retenue de garantie, 28 décembre 1882. Il demande le remboursement du cautionnement, 19 septembre 1883. Puis il réclame des intérêts, 2 mars 1887.

    - 5e lot (arr.Cahors) - Cassotte, Vrin et Cie demandent le remboursement de la retenue de garantie, 20 janvier 1883. Cassotte et Vrin, revêtement et consolidation, talus de la tranchée, demande de crédit pour le projet de construction du mur de soutènement, 10 décembre 1883. Cassotte et Vrin, entrepreneurs de chemins de fer à Cahors, mémoire relatif du décompte de leur entreprise, 19 janvier 1886.

    - 6e lot (arr. Cahors) - Coupat et Cornu, entrepreneurs, demandent le remboursement de la retenue de garantie, 15 décembre 1882. Coupat et Cornu, entrepreneurs, règlement définitif des travaux, 14 septembre 1885.

    - 1er lot (arr. Figeac) - Cajarc, opposition d'un propriétaire à l'occupation temporaire d'un terrain par M. Villetel, 18 février 1882. Joseph Villetel demande le remboursement du cautionnement, 4 octobre 1883. Villetel, fils, entrepreneur de travaux publics à Bergerac, demande d’être accepté pour la continuation et le règlement des travaux du 1er lot en remplacement de son père décédé, 22 juin 1885. Décès de l’entrepreneur Villetel, offre des héritiers pour la continuation des travaux, 4 juillet 1885. Villetel, règlement définitif, 2 mars 1888. Jean Villetel, fils, est entrepreneur sur la ligne Saint-Denis au Buisson, 8 mars 1882.

    - 2e lot (arr. Figeac) - Rejet de la pétition par laquelle Victor Lionnet, entrepreneur du 2e lot (arr. Figeac), demande que son cautionnement en argent soit substitué à un cautionnement en immeubles jusqu’à la concurrence de 40 000 Francs, 27 février 1882. Envoi d’un mémoire au sujet du décompte général et définitif de son entreprise, Victor Lionnet, entrepreneur 2e lot, à Montbrun, 11 décembre 1885.

Documents multimédia

  • https://patrimoines.lot.fr Patrimoine ferroviaire

Date(s) d'enquête : 2020; Date(s) de rédaction : 2021