Présente sur le plan cadastral de 1834, la ferme comprenant la grange et la maison appartenait à Alain Bessière (le fils), propriétaire à Figeac. La ferme entre ensuite en possession d'Adolphe Palhasse, de Figeac, entre 1876 et 1886. En 1886, le registre des augmentations et diminutions du cadastre enregistre une addition de construction de maison en 1888 par Joseph Roques. Ce dernier devient propriétaire de la ferme dès 1886.
La grange-étable pourrait remonter à l'époque moderne. Bien que remaniée, la porte charretière du mur-pignon, conserve des piédroits chanfreinés et les traces d'un arc qui formait la partie supérieure de la porte. Certains claveaux chanfreinés ont été retrouvé à proximité et sont certainement les éléments de la porte d'origine. La forme des vantaux en bois de cette porte témoigne encore de l'arc de cette porte. Ces éléments coïncident avec une présence vers le 16e siècle.
La grange est dotée d'une charpente à courbes soigneusement ouvragée comportant des blochets moulurés ainsi que des arbalétriers partiellement chanfreinés au niveau de l'assemblage des pannes traversantes. L'assemblage de la charpente et les moulures purement ornementales participent à l'intérêt majeur de cette charpente. Il s'agit d'un exemple rare et remarquable qui demanderait une étude approfondie notamment une analyse dendrochronologique. A titre de comparaison, la charpente à courbes de la grange de Saint-Michel-de-Cours, signalée comme remarquable, paraît plus rudimentaire.
La grange a connu plusieurs remaniements connu à partir du milieu du 18e siècle. Une porte charretière à arc segmentaire est percée dans l'élévation sud en 1750 si l'on en croît la date portée sur le claveau central. Une seconde porte est percée dans la même élévation au cours du 20e siècle. La toiture a également été modifiée par l'ajout de coyaux nécessitant la reprise des arases de maçonnerie des murs-gouttereaux. Des édicules en appentis sont accolés au 20e siècle contre l'élévation nord, masquant les soues à cochons.