Dossier d’œuvre architecture IA46105914 | Réalisé par
Cassan Elodie
Cassan Elodie

Chercheur en inventaire du patrimoine au Département du Lot entre 2012 et 2018.

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Cadot Fabien (Rédacteur)
Cadot Fabien

Chercheur en inventaire du patrimoine pour le Département du Lot depuis 2019.

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  • inventaire topographique
ferme
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Lot - Cère et Ségala
  • Commune Sousceyrac-en-Quercy
  • Lieu-dit Mezayrac
  • Cadastre 1819 D 389, 392  ; 2011 AP 57
  • Précisions autrefois sur commune de Comiac ; commune fusionnée après inventaire
  • Dénominations
    ferme
  • Autres parties constituantes
    grange, fenil, étable à vaches, toit à porcs, poulailler, fournil, puits, séchoir à châtaignes

Implantée en bordure de route, la ferme comporte un logis et une grange-étable disposés en équerre autour d'une cour enclose. Les atouts de cette ferme sont aucun doute son logis du 18e siècle aux maçonneries soignées et à la toiture couvertes en lauzes de schiste taillées en écaille.

La ferme, composée d'un logis, d'une grange et d'une petite étable, figure avec son emprise actuelle sur le plan cadastral de 1819. Malgré des remaniements plus ou moins importants et des constructions annexes, elle conserve un important bâti antérieur au début du 19e siècle.

Le logis se présente comme un ensemble homogène datable du 18e siècle : le millésime (difficilement lisible) gravé sur le piédroit de la porte d'entrée permet de situer sa construction dans les années 1770. L'élévation principale a fait l'objet de transformations mineures concernant les ouvertures (premier niveau : fenêtre de gauche remaniée ; deuxième niveau : fenêtre centrale percée dans un second temps) et une latrine en encorbellement a été détruite en façade postérieure.

La grange-étable a été plus largement remaniée en 1928 (date portée). De l'édifice ancien subsiste néanmoins la partie nord dont la construction peut être placée assez tôt dans le 18e siècle (première moitié ?). La charpente d'origine y est conservée en place, malgré une reprise tardive dont résultent les coyaux permettant d'adoucir la pente du toit et d'augmenter le volume de stockage de la grange. Les murs gouttereaux et le pignon nord ont, par ailleurs, été rehaussés et une nouvelle porte charretière a remplacé le dispositif d'accès initial dans le deuxième quart du 20e siècle. La partie sud du bâtiment a, quant à elle, été largement reconstruite à cette période.

Une petite dépendance servant de toit à porcs et de séchoir à châtaignes a été accolée à la grange-étable à la fin du 19e siècle ou au début du 20e siècle.

Un fournil a été construit en 1932, contre l'ancienne petite étable figurant au sud-est de la maison sur le plan cadastral de 1819 (détruite ?).

  • Période(s)
    • Principale : 1ère moitié 18e siècle , (incertitude)
    • Principale : 2e moitié 18e siècle , porte la date
    • Principale : limite 19e siècle 20e siècle
    • Principale : 2e quart 20e siècle , porte la date
  • Dates
    • 1770, porte la date
    • 1928, porte la date
    • 1932, porte la date

Implantée en bordure de route, la ferme comporte un logis et une grange-étable disposés en équerre autour d'une cour enclose. La maison s'élève au nord de l'ensemble, au fond de la cour et dans l'axe d'un ancien portail à piles de granite qui subsiste à l'état de vestiges (piles partiellement détruites et vantaux métalliques supprimés). La grange-étable, qui forme la limite ouest de la cour, est flanquée au nord d'un bâtiment à deux niveaux récemment couvert de tuiles de béton : le rez-de-chaussée ouvrant sur un enclos abritait des loges à cochon, surmontées d'un comble à surcroît servant probablement de séchoir à châtaignes. A proximité se trouve un puits à margelle cylindrique associé à une petite auge monolithe en granite. La bordure est de la cour est occupée par un fournil de plan rectangulaire, à deux niveaux et deux longs pans en tuile mécanique ; un poulailler accessible par le mur-pignon postérieur est installé dans le comble à surcroît qui surmonte le four.

Les différents bâtiments présentent des maçonneries en moellons de granite ; les chaînes d'angle et encadrements de baies sont réalisés en pierre de taille de granite, à l'exception des ouvertures, plus récentes, du fournil-poulailler qui possèdent des piédroits en brique et, pour certaines, un linteau en bois.

Le logis se démarque par une mise en œuvre particulièrement soignée, se traduisant par des chaînes d'angle très régulières, un parement assisé en façade principale et des abouts de solives moulurés. Il présente une structure imposante de plan rectangulaire à un étage carré surmonté d'un comble à deux niveaux. Le toit à pente raide et à égouts retroussés comporte deux longs pans et deux croupes en lauzes de schiste. Entièrement dédiés à l'habitation, le rez-de-chaussée et l'étage sont éclairés par plusieurs fenêtres rectangulaires assez trapues. En façade principale, ces ouvertures s'organisent en deux travées de part et d'autre de la porte d'entrée centrale. Une troisième fenêtre semble avoir été percée dans un second temps entre les deux baies de l'étage, et l'une des deux fenêtres du rez-de-chaussée a été transformée. La mise en œuvre des encadrements au premier niveau se caractérise par la présence d'un système de décharge : il est assuré par un appareil ou une plate-bande laissant subsister un vide au-dessus du linteau et reportant les charges sur les piédroits.

Une pièce commune traversante occupe l'extrémité est du rez-de-chaussée. Elle est équipée d'une large cheminée (ou "cantou") en arc segmentaire et d'un placard intégrés dans le mur latéral, lequel porte la souche monumentale à ressaut, bâtie en pierre de taille de granite. Une souillarde, dotée de tablettes en granite, est aménagée sur la partie antérieure du rez-de-chaussée, près de la porte d'entrée. Elle est surmontée d'un évier disposé à l'étage. Le jour chanfreiné de la souillarde et la pierre d'écoulement de l'évier sont visibles en façade principale, tandis que les traces d'une ancienne latrine en encorbellement subsistent en façade postérieure. L'étage dispose également d'une cheminée adossée au mur latéral est (cheminée ouest plus récente ?). Ces différents aménagements domestiques témoignent d'une certaine aisance du propriétaire au 18e siècle.

Malgré les transformations dont elle a fait l'objet, la grange-étable a conservé une partie de ses maçonneries d'origine, dont le mur-pignon nord qui permet de restituer un toit à longs pans en forte pente, initialement couvert en chaume (paille de seigle). La structure actuelle correspond au dispositif initial : un étage de soubassement accueille l'étable à vache tandis que le deuxième niveau correspond à la grange-fenil installée sous la charpente. Son aspect et son volume ont toutefois été modifiés par le rehaussement du comble à surcroît, sur la partie nord, et la reconstruction de la partie sud. Le mur-pignon sud et le surcroît rehaussé sont respectivement percés d'une porte d'étable et d'une porte charretière en anse-de-panier qui résultent de ces remaniements tardifs. En revanche, les maçonneries semblent partiellement en place au premier niveau où subsiste une ancienne porte bâtarde couverte d'un arc monolithe très surbaissé (ou anse-de-panier aplatie). La charpente d'origine, à chevrons formant fermes, est également conservée sur la moitié nord du bâtiment : elle est constituée de chevrons-arbalétriers courbes, maintenus par des faux-entraits et noyés, en pied, dans la maçonnerie. De longs coyaux fixés ultérieurement sur la structure ancienne ont permis d'augmenter le volume du comble à surcroît servant de grange. L'ensemble ainsi remanié est actuellement couvert d'ardoises.

  • Murs
    • granite moellon enduit
  • Toits
    chaume, ardoise, tuile plate mécanique, schiste en couverture, béton en couverture
  • Étages
    1 étage carré
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Typologies
    ferme à éléments distincts sur cour ; logis de type D1 : maison à étage(s) carré(s) et plusieurs travées en façade ; souillarde interne, évier, latrine en encorbellement, cheminée intégrée à arc segmentaire ; puits à margelle cylindrique ; grange-étable en superposition (type auvergnat), à porte d'étable et porte de grange en mur gouttereau ; charpente à chevrons formant fermes, à chevrons-arbalétriers courbes et faux-entraits
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Bibliographie

  • Cadot (Fabien), Etude méthodologique pour la connaissance et la conservation du patrimoine rural lotois, Département du Lot/Région Occitanie, dactylographié, 2020.

Date(s) d'enquête : 2013; Date(s) de rédaction : 2014
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Conseil départemental du Lot
Cassan Elodie
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Cadot Fabien
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