Chercheur en inventaire du patrimoine pour le Département du Lot depuis 2019.
- inventaire topographique
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Chercheur en inventaire du patrimoine au Département du Lot entre 2012 et 2018.
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Lot - Cère et Ségala
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Commune
Sousceyrac-en-Quercy
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Lieu-dit
Alayrangues
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Cadastre
1819
E
66, 67
;
2011
AB
80
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Précisions
autrefois sur commune de Comiac ;
commune fusionnée après inventaire
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Dénominationsferme
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Autres parties constituantesgrange, fenil, étable à vaches, toit à porcs, four, puits
Protégée au titre des Monuments historiques pour son homogénéité et son état de conservation, cette ferme établie au 19e siècle a aussi la particularité de conserver une maison dotée d'une haute toiture couverte en lauzes de schiste taillées en écailles de poisson.
La ferme figure sur le plan cadastral de 1819. Propriété de Jean Bennet, cultivateur et maire de Comiac (1815-1821), elle comprenait, à cette époque, une grange-étable et une dépendance agricole formant les limites est et nord-est de la cour.
Au logis correspond un bâti homogène construit en 1802 d'après l'inscription gravée sur la porte d'entrée. La première grange-étable lui est légèrement postérieure, sa structure datant de la fin des années 1810 (millésime difficilement lisible sur l'arc de la porte d'étable : 1817 ?). Elle a fait l'objet de remaniements ultérieurs dont résulte notamment le porche-pigeonnier actuel qui est daté de 1867.
Une deuxième grange-étable a été édifiée à l'arrière de l'ancienne ferme en 1883 et la dépendance sud-est a été détruite, remplacée, au 19e siècle ou au début du 20e siècle, par une loge à cochon appuyée contre la façade latérale de l'ancienne grange.
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Période(s)
- Principale : 1er quart 19e siècle
- Principale : 4e quart 19e siècle
- Secondaire : 3e quart 19e siècle
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Dates
- 1802, porte la date
- 1817, porte la date
- 1867, porte la date
- 1883, porte la date
La ferme comporte un noyau ancien formé du logis et d'une grange-étable ouvrant sur une cour enclose de murs en pierre sèche. A l'arrière du logis, au nord-ouest, une deuxième grange-étable plus récente est implantée dans l'axe de la cour. Un puits au bâti assez monumental fait face au logis : il possède une margelle monolithe cylindrique, habillée par une superstructure quadrangulaire maçonnée et couverte d'un toit en pavillon en lauzes de schiste.
Les différents bâtiments sont en moellons de granite et présentent des chaînes d'angle et encadrements de baies en pierre de taille. L'élévation antérieure du logis conserve quelques traces ténues de badigeon blanc.
De plan rectangulaire, la maison possède un étage carré surmonté par un comble à deux niveaux. Un remblai est venu enterrer partiellement le rez-de-chaussée en façade principale, permettant l'aménagement d'un degré en granite peu élevé pour desservir l'habitation. L'édifice est coiffé d'un toit en pente raide, à longs pans et croupes couverts de lauzes de schiste. Il est scindé en deux parties séparées par un mur de refend maçonné portant la souche de cheminée monumentale. Les élévations sont à trois travées en façade principale, et deux travées en façade latérale.
L'habitation est disposée à l'étage, surmontant plusieurs espaces utilitaires qui occupent le rez-de-chaussée et ouvrent sur la cour. Percées au premier niveau de la façade latérale, une porte bâtarde à arc en anse-de-panier aplati et une porte piétonne à linteau signalent la présence de parties agricoles, servant notament d'étable. En façade principale, une porte basse chanfreinée, probablement remployée et associée à une baie d'imposte en arc segmentaire, permet d'accéder au fournil qui est installé à l'extrémité ouest du rez-de-chaussée. La cheminée du four présente un manteau en arc segmentaire très surbaissé.
La répartition des baies au deuxième niveau est induite par la présence de deux pièces juxtaposées en façade, auxquelles se rajoutent d'autres pièces de vie et de service disposées à l'arrière. Sur l'élévation antérieure, la porte d'entrée à baie d'imposte est associée à deux fenêtres éclairant la pièce commune située à droite du refend et de la cheminée principale, tandis qu'une troisième baie, transformée en porte-fenêtre dans un second temps, apparaît isolée au centre de la partie gauche. Les trois fenêtres sont surmontées de lucarnes à deux pans éclairant le premier niveau de comble. Les différentes ouvertures se caractérisent par un encadrement à arc segmentaire monolithe. La façade postérieure révèle la présence d'une souillarde interne (pierre d'écoulement et jour d'éclairage) et peut-être de latrines dont il ne subsiste que des traces en négatif visibles près de la chaîne d'angle nord-est.
Les deux granges-étables présentent une structure similaire à deux niveaux : l'étable à vache en rez-de-chaussée est surmontée par le comble à surcroît percé de plusieurs jours d'éclairage qui sert à la fois de grange, de fenil et de remise. Une porte d'étable en anse-de-panier et une porte piétonne à linteau sont disposées en mur gouttereau, de part et d'autre de la rampe d'accès qui permet d'accéder à la porte charretière du deuxième niveau. Celle-ci est précédée d'un porche à arc en anse-de-panier surmonté d'un pigeonnier. Une petite pièce à usage de remise, de loge à cochon ou de poulailler est aménagée sous le passage d'entrée, dans le prolongement de la rampe d'accès ("cachol"). Le toit est à longs pans et demi-croupes couverts d'ardoises (réfection récente en tuiles plates mécaniques pour la grange-étable nord-ouest). L'aspect du bâtiment le plus ancien, situé à l'est, a toutefois été modifié par l'aménagement tardif du porche à pigeonnier, à l'emplacement d'un porte charretière passante ou d'un porche moins profond. Le caractère un peu "écrasé" de l'arc suggère un remploi et un remontage, en l'élargissant, de la porte charretière d'origine. La grange nord-est, plus récente, se distingue par le traitement des ouvertures (arc à crossettes, jours en chapeau de gendarme), par une recherche de symétrie et de monumentalité en mur gouttereau, induite par la présence d'une véritable tour-porche coiffée d'un toit en pavillon en lauzes de schiste.
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Murs
- granite moellon enduit
- badigeon
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Toitstuile plate mécanique, ardoise, schiste en couverture
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Étages1 étage carré
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans croupe
- appentis
- toit en pavillon
- demi-croupe
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Typologiesferme à éléments distincts sur cour ; logis de type B2ter : maison en hauteur à perron, à plusieurs pièces en façade et plan double en profondeur ; latrine en encorbellement (?) ; souillarde interne ; four interne ; grange-étable en superposition (type auvergnat), à porte d'étable et porte de grange en mur gouttereau, grange à porche ; puits à superstructure quadrangulaire
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Techniques
- sculpture
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Représentations
- croix pattée
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Précision représentations
Des épis en granite en forme de boule ornent le faîtage du logis (restitués) mais également la souche de cheminée ainsi que le toit en pavillon du puits.
La porte d'entrée porte un décor de croix pattée terminée en cœur renversé, gravé au centre de l'inscription "Jesus Christ" (baie d'imposte). La cheminée du four est également décorée d'une croix pattée, tout comme la deuxième porte d'étable percée dans le mur-pignon de la grange-étable qui a été bâtie peu après le logis.
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Statut de la propriétépropriété privée
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Protectionsinscrit MH partiellement, 2023/03/20
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Précisions sur la protection
Sont inscrits au titre des monuments historiques : en totalité le logis et le puits ; les façades et toitures des deux granges-étables (cad. 071 AB 80).
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Référence MH
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
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- (c) Conseil départemental du Lot
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Bibliographie
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Cadot (Fabien), Etude méthodologique pour la connaissance et la conservation du patrimoine rural lotois, Département du Lot/Région Occitanie, dactylographié, 2020.
Chercheur en inventaire du patrimoine au Département du Lot entre 2012 et 2018.
Chercheur en inventaire du patrimoine pour le Département du Lot depuis 2019.
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