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Cassan Elodie
Cassan Elodie

Chercheur en inventaire du patrimoine au Département du Lot entre 2012 et 2018.

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  • inventaire topographique
présentation de la commune de Comiac
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Dossier non géolocalisé

  • Aires d'études
    Lot
  • Adresse
    • Commune : Sousceyrac-en-Quercy

Une opération de prospection archéologique menée en deux phases en 2004 et 2005 a permis l'enregistrement de huit stations ou sites d'habitat préhistoriques, majoritairement situés dans la partie nord du territoire communal (Cantournet 2004 et 2005). Ces sites ont livré du mobilier lithique en silex datable du Paléolithique ou du Néolithique. En revanche, aucune trace d'occupation antique n'a pu être identifiée.

Plusieurs indices archéologiques, historiques et toponymiques témoignent d'un maillage religieux très ancien, préexistant sans doute à la fixation du cadre paroissial actuel. Outre l'église paroissiale de Comiac, dont le bâti actuel pourrait remonter à la fin du 12e siècle, le territoire communal compte deux sites ecclésiaux antérieurs qui ont fait l'objet d'un abandon très précoce : nécropole du haut Moyen Age associée à une église disparue (probablement chef-lieu primitif de paroisse) à la Salesse ; chapelle disparue Saint-Perdoux près de l'ancienne villa de Candes qui est à l'origine du hameau actuel (Albe 2002, 15 ; Gouzou 2006, 11).

Des structures d'encadrement seigneurial, le territoire conserve les vestiges de l'ancienne maison forte seigneuriale, vraisemblablement reconstruite et associée à un réduit fortifié collectif dans le contexte de la guerre de Cent Ans. A cette période (fin 14e siècle), la seigneurie passe de la lignée locale des Vayrac à la puissante famille Hebrard de Saint-Sulpice, qui conservera le château et la châtellenie jusqu'au début du 17e siècle. Outre ce site fortifié, dont les traces les plus anciennes ne semblent pas antérieures au 14e siècle, deux indices de fortifications seigneuriales vraisemblablement emmottées ont été repérés sur le territoire communal, à l'est du bourg (Puech ou motte de Labastide) et à l'ouest du hameau de Boussac (Puech ou motte du Causse ou de Lagarde).

L'habitat médiéval à Comiac n'est connu que par les sources textuelles, les vestiges d'architecture civile conservés ne remontant pas au-delà du 15e siècle. Plusieurs chartes du Cartulaire de l'abbaye de Beaulieu, datées du 10e ou du 11e siècle, attestent l'existence d'exploitations agricoles isolés et de modestes habitats groupés, certains issus d'une villa ou d'un manse d'époque carolingienne (Deloche 1859). Les différentes sources citées ou transcrites par les érudits locaux, et notamment la charte de coutumes de Comiac concédée en 1304 (Gouzou 2006, 42-47), font mention de divers lieux habités et permettent d'affirmer que l'organisation de l'habitat sur le territoire est en grande partie héritée de la période médiévale : autour du petit bourg rural, groupé près de l'église paroissiale, gravitent de petits noyaux agglomérés et un habitat dispersé intercalaire à fonction agricole (métairies).

Les troubles de la fin du Moyen Age ont un impact important sur la structuration de l'habitat. Dès la fin du 14e siècle, la guerre de Cent Ans et ses conséquences suscitent un mouvement de mise en défense largement pris en charge par les habitants eux-mêmes, dans le cadre d'accords passés avec le seigneur. Ce mouvement se traduit dans le village par la construction d'un fort villageois à l'emplacement supposé de l'ancienne maison forte seigneuriale. Dans un contexte général de crise économique et démographique, de nombreux mas sont dépeuplés, tel le domaine de Roudergues qui est décrit en ruine en 1432 (Gouzou 2006, 13-14). Cependant, un mouvement de repeuplement semble amorcé avant la fin de la Guerre de Cent Ans : en témoignent plusieurs baux à nouveaux fief, relevés dans les archives privées ou notariales, qui permettent aux seigneurs fonciers d'installer de nouveaux tenanciers sur des tenures vacantes dès les années 1430 (Gouzou 2006, 13-14).

La période moderne a livré des témoignages plus nombreux concernant les structures d'habitat et les activités économiques. L'opération de prospection archéologique réalisée en 2005 dans le canton de Sousceyrac a permis d'identifier quatre sites de la vallée de l'Escalmels comme des ateliers de verriers appartenant à plusieurs lignées de gentilshommes aux 16e et 17e siècles (Cantournet, 2005, 82-96 et 102-105).

Le paysage bâti d'Ancien Régime a laissé plusieurs traces réparties de façon homogène sur l'ensemble du territoire. Avant le milieu du 18e siècle, il s'agit essentiellement de vestiges isolés (fragments de maçonneries, portes et jours chanfreinés) permettant d'identifier un premier état d'époque moderne au sein de bâtiments fortement remaniés. Quelques structures sont toutefois conservées sur deux niveaux à Comiac (maisons de village et maisons paysannes des 16e-17e siècles, demeure aristocratique transformée en presbytère), Belmont (maison paysanne en hauteur du 16e siècle), Boussac (ferme du 17e siècle), Fages (bâtiment transformé en pigeonnier) ou Roudergues (demeure avec tour fortifiée du 16e siècle). Les premiers témoignages bâtis de l'activité agricole (petites dépendances agricoles et granges-étables) datent du 17e ou du début du 18e siècle. Certaines de ces fermes sont mentionnées dans des sources d'Ancien Régime.

Le milieu du 18e siècle annonce une période faste pour le haut Ségala. Le patrimoine bâti témoigne d'une grande vague de construction qui est perceptible dès les années 1730, mais s'accentue fortement après le milieu du 18e siècle. Nombre de logis sont reconstruits et de nouvelles fermes sont implantées. De vastes maisons de maître affichent la réussite des propriétaires terriens et des cultivateurs aisés qui renforcent leur ascension. A chaque ferme est désormais associée une grange-étable dédiée à la culture fourragère et à l'élevage bovin, qui se distingue des autres dépendances par son volume et le soin apporté à sa construction. Si la vie rurale reste attachée à une polyculture vivrière, le développement conjoint des productions fourragères, céréalières et de l'élevage bovin, qui induisent une certaine prospérité économique, va marquer durablement le paysage bâti de Comiac. Dans secteurs hameaux, l'impact semble brutal et définitif : à Candes, la quasi-totalité des logis et granges-étables qui forment le paysage actuel ont été édifiés ou reconstruits entre le milieu du 18e siècle et les années 1820, effaçant le cadre bâti de l'occupation antérieure pourtant attestée dès le Moyen Age.

A l'aube de l'apogée des campagnes, qui caractérise la deuxième moitié du 19e siècle, le cadastre de 1819 dresse un état de la trame d'habitat et des structures agraires léguées par l'Ancien Régime : la confrontation de cette source avec les données de l'inventaire démontre que le paysage bâti atteint une sorte d'optimum à cette époque, évoluant peu par la suite dans son emprise spatiale. Ainsi, plus de 70 % des entités bâties inventoriées figurent au cadastre de 1819. Concernant plus spécifiquement les fermes, ce sont près de 80 % des ensembles identifiés qui comportent un noyau bâti implanté avant 1819, la plupart ayant conservé des traces matérielles de ces occupations antérieures. A côté de ces exploitations agricoles, l'existence d'un habitat non fermier est perceptible dans certains hameaux (Mamouls) et attribuable à des artisans, à des métayers ou fermiers ou encore à des manoeuvriers. C'est également le cas des moulins qui ne seront associés à une exploitation agricole que dans le courant du 19e siècle. Alors qu'il représentait plus de 40 % des propriétés ou tenures au milieu du 17e siècle, l'habitat non fermier est largement minoritaire au début du 19e siècle (environ 26 % des propriétés recensées dans le cadastre de 1819).

A partir du milieu 19e siècle, la commune profite d'un contexte général de croissance agricole. Le contexte d'essor économique du 19e siècle accompagne une nouvelle phase de transformation importante et relativement homogène du bâti de la commune. Cependant, en dehors de quelques nouvelles implantations isolées, elle ne se traduit pas par une extension significative de la trame d'habitat, mais plutôt par une densification du bâti à l'échelle des unités d'habitation ou d'exploitation déjà en place. Si la démographie amorce un déclin à partir des années 1890, le paysage bâti témoigne d'une prospérité qui semble se maintenir jusqu'au début du 20e siècle. Cette époque est également marquée par la reconstruction des commerces et auberges du village, puis par l'édification de différents bâtiments communaux (mairie, écoles entre 1910 et 1930). Quelques maisons sont également construites dans la première moitié du 20e siècle en bordure des voies d'accès au bourg ou à proximité des anciennes fermes. En 1962, le territoire est retenu pour l'aménagement d'un barrage, dans le cadre d'un projet de chute reliant la retenue de Nèpes (Cantal) à la future usine hydroélectrique de Laval-de-Cère.

La commune de Comiac est devenue, le 1er janvier 2016, une commune déléguée de la commune nouvelle de Sousceyrac-en-Quercy. Elle compte aujourd’hui environ 250 habitants. Le territoire communal jouxte au nord-est celui de Lamativie qui était initialement rattachée à Comiac : la section de Lamativie a été détachée en 1845 pour former une commune indépendante.

GEOGRAPHIE ET GEOLOGIE :

Le territoire s'étend sur environ 3000 ha aux marges nord-est du département du Lot, à une altitude moyenne de 500 m. Il occupe les hauts plateaux du Ségala lotois qui forment les contreforts du Massif Central.

En dehors de quelques formations de roches métamorphiques (micaschistes et gneiss, au nord et à l'ouest), le substrat est largement dominé par les roches granitiques (granites et leucogranites) qui le rattachent au Massif Central.

Le relief est formé de collines et de plateaux qui caractérisent un paysage vallonné, prolongeant le plateau granitique de la Xaintrie (Corrèze) aux confins de l'Auvergne et du Limousin. Cette morphologie d'ensemble assez douce contraste avec des bordures escarpées en forme de gorges où coulent la Cère, au nord, mais également le ruisseau d'Escalmels, au nord-est. Le ruisseau de Candes et ses affluents alimentent deux retenues d'eau : le barrage-réservoir de Candes, aménagé au début des années 1960, et le lac des Vergnes, plus récent.

Le paysage actuel se compose principalement de forêts, de landes et de prairies vouées à l'élevage. Les terres cultivées pour les céréales ou plantées de vergers (noyers) représentent moins de 10 % des surfaces agricoles.

VOIES DE COMMUNICATION :

La commune est traversée par la RD 29, reliant Laval-de-Cère à Sousceyrac, qui reprend une partie de l'ancien chemin fréquenté par les marchands du Bas-Limousin pour se rendre aux foires aux moutons de Labastide-du-Haut-Mont. A la limite sud du territoire passe la RD3 dont le tracé fossilise partiellement l'ancienne route de charrois de Gagnac à Laroquebrou (Cantal). Avant la fixation des chemins de grande communication au 19e siècle, cet axe mettait en relation le Bas-Limousin, les marges septentrionales du haut Quercy et l'Auvergne. Néanmoins, la présence des gorges en périphérie a longtemps laissé les différents noyaux d'habitat groupé à l'écart des principales voies de communication. A la fin du 19e siècle, la vallée de la Cère est devenue un axe majeur en accueillant la ligne de chemin de fer de Souillac à Viescamp-sous-Jallès puis Aurillac. La commune a bénéficié de sa proximité avec la gare de Laval-de-Cère et, au-delà, avec la gare de marchandises de Biars-sur-Cère. Exploitée à partir des années 1889-1891, la voie ferrée a permis de désenclaver cette partie du Ségala et a ouvert de nouveaux débouchés aux productions locales.

STRUCTURATION DE L’HABITAT :

Autour du village de Comiac, niché au creux d'un méandre du ruisseau du même nom, l'habitat se structure en écarts plus ou moins importants principalement implantés sur les plateaux : Mamouls, Proupech, Belmont, Candes, Boussac, Alayrangues, la Salesse, la Sudrie, Nauvioles, Fages, Labouygue, Mezayrac, etc. Quelques fermes isolées ponctuent le réseau viaire principal ou secondaire. Les occupations se répartissent assez uniformément sur le territoire, à l'exception des franges septentrionales (nord-est, nord et nord-ouest) qui correspondent aux vallées inhospitalières de la Cère et de l'Escalmels.

Les hameaux comportent une trame bâtie généralement distendue et linéaire, constituée de fermes à cour ou à bâti dispersé. Plusieurs écarts importants et anciens se démarquent par la présence d'un noyau aggloméré plus concentré, formé de maisons parfois mitoyennes ou à l'alignement de la voie autour desquelles se répartissent, de façon lâche, des bâtiments agricoles isolés et des fermes plus récentes (Boussac, Candes, Mamouls, Fages...). A Mamouls, la présence d'une entité morphologique homogène, constituée de petites parcelles alignées au centre du hameau, pourrait correspondre à la fossilisation d'un petit lotissement à destination de manoeuvriers agricoles.

Le village de Comiac s'en distingue par son statut de chef-lieu paroissial et de petit centre marchand, concentrant quelques activités secondaires et tertiaires. Il garde toutefois un caractère rural au regard de la prédominance de l'activité agricole, au titre d'activité principale ou secondaire.

Malgré un dépeuplement important amorcé à l'extrême fin du 19e siècle, les structures d'habitat anciennes, largement héritées de la fin du Moyen Age et de l'Ancien Régime, ont été globalement préservées. On observe toutefois la disparition totale de certaines fermes figurant au cadastre de 1819, ainsi que l'existence d'un grand nombre de maisons vacantes, de granges-étables ou de fermes entières laissées à l'état d'abandon et dont le bâti est, pour certaines, en état de ruine avancé (Nauvioles). Les constructions postérieures au milieu du 20e siècle sont peu nombreuses : en dehors des bâtiments agricoles construits à l'écart de l'habitat ancien, on compte quelques maisons récentes situées en bordure du bourg ou des principaux hameaux.

Champs annexes au dossier - Architecture

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Documents d'archives

  • Plan cadastral de Comiac, 1819.

    AD Lot : 3P 2565 / 3P 558, 559
  • Compoix de Comiac, 1666.

    AD Lot : 1 G1

Bibliographie

  • Albe (Chanoine E.), 2002 : Histoire de Comiac. Monographie (1300-1800), transcription de J.P. Poisot, Comiac, Les Amis de Comiac, 2002, Hors-série n°1, 17 p.

  • Aquioupou (Yvette), La mémoire des chemins, L'histoire et la vie des villages du canton de Sousceyrac le long de cinq itinéraires millénaires, Association Sousceyrac d'hier à aujourd'hui, 2002.

  • Aquioupou (Yvette), 2005 : Comiac et son Histoire. Les églises de Comiac, Comiac, Les Amis de Comiac, 2005, Hors-série n°3, 34 p.

  • Aquioupou (Yvette), 2006a : "Les sarcophages de la nécropole du haut Moyen Age de Saint Cirgues de la Salesse", dans Comiac et son histoire, Association Les Amis de Comiac, n° 5, 2006, p. 5 à 10.

  • Aquioupou (Yvette), 2011 : Un passé à découvrir en Ségala. Le canton de Sousceyrac et ses abords, Association Sousceyrac d'Hier à Aujourd'hui, Brive, 2011, 135 p., p. 48-49, 53, 68-69, 74-75 et 88-89.

  • Aquioupou (Yvette), 2012 : "Le mas de Roudergues", dans Comiac et son Histoire, Association "Les Amis de Comiac", n° 11, 2012, p. 38-43.

  • Cabié (Edmond), Guerres de religion dans le Sud-Ouest de la France, et principalement dans le Quercy, d'après les papiers des seigneurs de Saint-Sulpice, de 1561 à 1590, Paris, H. Champion, 1906.

  • S.R.A. Midi-Pyrénées, Rapport de prospection-inventaire n° 0009/03, Canton de Sousceyrac (Lot), par Claude Cantournet et alii, Toulouse, janvier 2004.

    Commune de Comiac p. 68-104.
  • S.R.A. Midi-Pyrénées, Rapport de prospection-inventaire n° 170/04. Canton de Sousceyrac (Lot), par Claude Cantournet et alii, Toulouse, octobre 2005.

    Commune de Comiac p. 19-22, 48-49, 82-96 et 102-105.
  • DDEA du Lot, Les enjeux paysagers du Ségala lotois, rapport de synthèse, DDEA du Lot, septembre 2009, p. 81-120.

  • Deloche (Maximin), Cartulaire de l'abbaye de Beaulieu, Paris, Imprimerie Impériale, 1859.

    chartes CLXXXVII et CLXXXVIII.
  • Elivic (Florize), Les forts villageois du nord du Lot à la fin du moyen âge : monographies et synthèses, mémoire de Master 2 sous la direction de Jean-Loup Abbé et Florent Hautefeuille, Université de Toulouse-Le Mirail, 2011, 154 p.

  • Girault (Jean-Pierre), 2010 : "Les inhumations médiévales et ultérieures de la vallée de la Dordogne. Inventaire et description", dans Annales des Rencontres archéologiques de Saint-Céré n°17, 2010, p. 33-107.

    Comiac p. 99-101.
  • Gouzou (Joseph), Comiac en Quercy. Notes d'Histoire locale, Brive, Editions du Ver luisant, 2006 (première édition 1937), 147 p.

  • Hadjadj-Jadaud (Julien), Un territoire aux confins du Lot…. Le Ségala lotois, DDEA du Lot, juin 2007.

  • Muzac (A.), Comiac et son Histoire. Les verriers de la Cère, Association Les Amis de Comiac, 2007, Hors-série n°4, 15 p.

  • Pressouyre (Ferdinand), "Le château de Laborie (commune de Laval-de-Cère). La seigneurie et les seigneurs", dans Bulletin de la Société des Etudes du Lot, t. 106, 1985, p. 187-205.

  • Tournier (J.), 1992 : "Recherches et études préhistoriques concernant la commune de Teyssieu et ses environs", dans Sousceyrac d'Hier à Aujourd'hui, t. 7 et 8, 1992-1993, p. 4-5 et p. 4-7.

Date(s) d'enquête : 2014; Date(s) de rédaction : 2014
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Conseil départemental du Lot
Cassan Elodie
Cassan Elodie

Chercheur en inventaire du patrimoine au Département du Lot entre 2012 et 2018.

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