• enquête thématique départementale, inventaire préliminaire de l'architecture civile médiévale
manoir : repaire ou borie
Œuvre étudiée

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Lot - Causse et Vallées
  • Hydrographies Lot
  • Commune Bouziès
  • Lieu-dit Conduché
  • Cadastre 1841 A 36  ; 2014 A 59
  • Dénominations
    manoir
  • Appellations
    repaire, borie

Conduché est d'abord désigné comme "repaire de la Molinaria" ou "borie du Célé" (J. Lartigaut, 2001) avant de prendre à la fin du 15e siècle le nom de ses propriétaires, les Conduchier, une famille d'origine marchande arrivée sur les lieux au 14e siècle (C.Didon). Forton de Conduché est seigneur de la Borie du Célé vers 1460 ou 1470 (J. Lartigaut, 2001, p. 377) ; sa petite-fille épouse en 1523 Pierre de Rodorel, qui devient seigneur de Conduché et achète la directe de Bouziès aux successeurs de Raymond de Cardaillac (E. Albe, 2001). Annet de Rodorel achète la haute justice de Conduché à Pons de Bécave, seigneur de Sérignac et de Saint-Cirq en 1672. En 1776, les Rodorel vendent la seigneurie de Conduché à Pierre de Maleville, seigneur de Condat (E. Albe, 2001).

Rien ne paraît subsister du repaire du Moyen Age. Les parties les plus anciennes de l'édifice actuel résultent d'une reconstruction intervenue après la guerre de Cent ans, à la fin du 15e siècle ou au début du 16e. Le logis a été doublé au 17e siècle.

  • Période(s)
    • Principale : limite 15e siècle 16e siècle
    • Principale : 17e siècle

Le repaire a été établi sur une presqu'île formée par la confluence du Lot et du Célé. Le plan cadastral de 1841 mentionne encore "un passage appelé port de Conduché" sur le Lot.

Le logis comprend deux parties bien différenciées par leurs niveaux et les formes des fenêtres. La partie la plus ancienne, au sud-est, est un corps de bâtiment rectangulaire à deux étages, flanqué d'une tour ronde, arasée, à l'angle nord ; des cavets animent les encadrements des baies ; une grande fenêtre à double traverse signale sans doute la "salle". La partie nord-ouest, un peu moins profonde, compte trois étages ; les encadrements des baies sont à arêtes vives (meneaux et traverses ont été reconstitués entre 1995 et 2007).

  • Murs
    • pierre moellon enduit
  • Toits
    tuile plate
  • Étages
    3 étages carrés
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Bibliographie

  • Didon (Catherine), Châteaux, manoirs et logis. Le Lot, Chauray, Ed. Patrimoine medias, 1996.

    p. 187
  • Lartigaut (Jean), Le Quercy après la guerre de Cent Ans, Aux origines du Quercy, Cahors, Quercy-Recherche, 2001 (réédition augmentée de l’ouvrage issu de sa thèse : Les campagnes du Quercy après la guerre de cent ans, Toulouse, 1978).

    p. 124, 377
  • Albe (Edmond), Monographies des paroisses de la région Vers-Lot-Célé, transcription de Paulette Aupoix et François Petitjean, Cahors, Archives diocésaines, 1998.

    p. 31-32
Date(s) d'enquête : 2007; Date(s) de rédaction : 2014