• enquête thématique départementale, inventaire préliminaire de l'architecture civile médiévale
château, dit "château inférieur"
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie
  • (c) Conseil départemental du Lot

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Lot - Causse et Vallées
  • Hydrographies le Lot
  • Commune Larnagol
  • Cadastre 1811 B 1039, 1154  ; 2013 A 113, 114, 149
  • Dénominations
    château
  • Appellations
    château "inférieur"
  • Parties constituantes étudiées
  • Parties constituantes non étudiées
    jardin, portail

Le château de Larnagol domine le cours du Lot et le village. Par son histoire complexe le château constitue un ensemble remarquable, comprenant deux donjons successifs (13e et 14e s.) ayant appartenu aux Cardaillac puis aux Calvignac. Le logis médiéval a été conservé malgré une grande campagne de reconstruction intervenue au 18e siècle, qui l’a orné de précieux décors intérieurs (gypseries). On doit également à cette dernière phase de travaux l’aménagement de jardins suspendus dotés de plusieurs bassins, dont l’un destinés aux bains.

En 1638, Pierre de Laporte, noblesse de robe originaire de Figeac, devient propriétaire du lieu : le château est dit ruiné. Son arrière-petit-fils Jean de Laporte procède à partir de 1705 à un ambitieux programme de reconstruction visant à moderniser le château inférieur. Il est probable qu'il est aussi l'auteur des murailles de soutènement qui permettent l'aménagement des jardins en terrasses.

Au cours de la 2e moitié du 18e siècle, son fils Etienne-Alexandre réalise les campagnes de décoration intérieure de la demeure ainsi que certains ajouts sur les jardins. Le château change de main en 1840.

A la fin du 19e siècle, le bâtiment initial est racheté par la commune pour l'installation de l'école et de la mairie. L'ensemble se répartit désormais en deux propriétés foncières distinctes : le logis inférieur et les jardins du 18e siècle relèvent pour leur part de la propriété privée.

Au début du 20e siècle, ceux-ci sont rachetés par le ferronnier d'art Raymond Subes, qui maintient l'ensemble sans transformation notable.

Sur la façade sud de la demeure inférieure, figure un cadran solaire (restauré) avec la devise "Quam quaeris praeter iit" et la date "1722".

  • Murs
    • calcaire
    • enduit
    • moellon
  • Toits
    tuile creuse, tuile plate
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés, étage de comble
  • Couvrements
    • voûte d'arêtes
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans brisés
    • toit en pavillon
    • croupe
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour en maçonnerie
  • Techniques
    • peinture
    • ferronnerie
    • décor stuqué
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Protections
    inscrit MH, 2001/05/25
  • Précisions sur la protection

    Château de Larnagol et ses jardins (cad. AO 113, 114, 149) : inscription par arrêté du 25 mai 2001.

  • Référence MH

Malgré la perte des statues, intérêt de l'ensemble incluant les bassins, les escaliers, la passerelle, les terrasses.

Bibliographie

  • Séraphin (Gilles), Donjons & châteaux du Moyen Âge dans le Lot, Portet-sur-Garonne, Editions midi-pyrénéennes, 2014.

    catalogue
  • Didon (Catherine), Châteaux, manoirs et logis. Le Lot, Chauray, Ed. Patrimoine medias, 1996.

    p. 216
  • Rousset (Valérie), Le château (Larnagol), Conseil général du Lot, notice numérique, 2005.

  • Rousset (Valérie), Le château de Larnagol (Lot) : étude archéologique, Aubiac, octobre 2000, 26 p.

Périodiques

  • Rousset (Valérie), "Le castrum de Larnagol", dans Bulletin de la Société des Etudes du Lot, t. CXXIII, 2002, p. 97-134.

Documents figurés

  • Châteaux et manoirs du Lot, carte touristique, Département du Lot, 2015.

Documents multimédia

  • https://patrimoines.lot.fr Châteaux et manoirs du Lot

Date(s) d'enquête : 2007; Date(s) de rédaction : 2013
Articulation des dossiers
Parties constituantes