Dossier d’œuvre architecture IA34011006 | Réalisé par
Nepipvoda Denis (Contributeur)
Nepipvoda Denis

Chargé de mission patrimoine, communauté d'agglomération Hérault méditerranée

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Montagnac, fontaine, griffoul
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Communauté d'agglomération Hérault Méditerranée
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Cadastre

Il existe à Montagnac plusieurs fontaines situées à l’extérieur de la ville ainsi que des puits publics. Malgré les nombreux travaux réalisés à la principale fontaine, l’eau manque en période estivale et celle des puits n’est pas consommable en raison des fortes chaleurs. Par délibération du 11 avril 1665, il est décidé de construire une fontaine identique à celle de Pézenas, à l’intérieur de la ville à l’endroit le plus commode pour les habitants. Elle sera équipée de 4 canons de bronze et déchargera ses eaux dans un bassin servant d’abreuvoir. La fontaine doit être alimentée par les sources de Vacaillo et de Causse, jugées abondantes par des maîtres fontainiers. L’emplacement choisi pour sa construction est la maison du Sieur Pégat dont le prix d’achat est évalué à 800 livres. Située au centre de la ville, elle sera partiellement détruite. La pierre provenant de la démolition servira à construire la nouvelle façade de la maison, en retrait par rapport à l’ancienne.

L’adjudication des travaux de la fontaine est remportée par Gabriel Vergelly maître maçon de Montagnac et Daniel Estève fontainier de Pézenas le 6 juillet. Le devis décrivant l’ensemble des travaux, dressé par Jacques Arbanère syndic de la ville, noble Anthoine de la Farelle, Claude Leynadier, Pierre Pussèbre Pierre Gouzon et Pierre Valrus n’a pas été conservé. Pierre Gouzon est nommé par les consuls inspecteur pour surveiller les travaux de maçonnerie. Il doit assister au travail des fosses et bastiments nécessaire à la conduittes de l’eau de lad fontaine, et prandre garde que le mortier soit bon, lesd fossés et bastiment bien fait et asseuré. Le montant des travaux y compris l’achat de la maison Pegat se monte à 7100 livres. Les consuls sont autorisés par les commissaires de Etats à emprunter la somme de 3200livres pour payer les travauxAu mois de novembre, le chantier est sur le point de s'achever. Il ne reste plus à faire que l'abreuvoir. L'emplacement choisi est le plan de Saint-Thomas à la sortie du village, en bordure de l'Ensigaud. Les travaux sont reçus au début du mois de janvier 1668.

La fontaine isolée sur la placette créée par la destruction d’une partie de la maison Pegat est parfois appelée griffoul. Elle était composée d’un bassin au centre duquel un massif de maçonnerie sert de basse à un piédestal de pierre de taille de la hauteur du parapet. Un second piédestal sert de support à la vasque garnie de massacrons et de tuyaux, au centre de la vasque un troisième piédestal porte une pyramide.

Elle est restaurée en 1719 par Bathélémy Durand à l’occasion de travaux réalisé à l’aqueduc. Le contrat passé à indique que le bassin de la fontaine de la ville sera entièrement abbatu pour le remetre de neuf retailer les pierres tant du panvé que dud bassin et la piramide remise en l’estat quelle est et remplacer celles qui seront nécessaires et seront posées avec bon siman affin quil puisse tenir l’eau, plus les pierre du tour du bassin attacher avec de crampons de fer guarnir de fer où lon met les cruches pour puiser l’eau, et dans led bassn isera mis un canon de plomb appuyé  à la piramide dud bassin pour donner l’eau au bassin de la porte St Thomas servant d’abreuvoir.

De nouveaux travaux sont exécutés à la fontaine en 1793 sur le devis dressé par le citoyen Sauvy ingénieur des ponts et chaussés du département de l’Hérault arrondissement de Pézenas. L’adjudication est remportée par Guillaume Richard.  Il est prévu dans le projet de détruire l’ancienne fontaine et de la reconstruire contre la maison Pegat. La nouvelle fontaine s’inspire de celle de la maison consulaire de Pézenas construite en 1770. L’eau est déversée dans la vasque godronnée par des mascarons de marbre. L’ensemble est surmonté d’un faisceau de licteur et d’un bonnet phrygien. La vasque est construite en pierre de Saint-Adrien, le corps de la fontaine et son couronnement en calcaire coquillier. Les travaux sont terminés l’année suivante. Un différend oppose les consuls à l’entrepreneur pour non-respect du devis. Un différend oppose Richard et les consuls de Montagnac au moment de la réception du travail. L’entrepreneur ne sera payé qu’en 1812 après de nombreuses expertise et contre-expertises.  Les armoiries de la ville sont ajoutées sous la Restauration. A une date inconnue les mascarons et le blason sont remplacés par des copie en ciment. Une grande partie de la conque, très abîmées est ragrées avec du ciment. La fontaine a été restaurée en 2020. Les ragréages anciens sont purgés, un ragréage au plus proche de la teinte d’origine est posé. De nombreuses fissures sont comblées. Les mascarons et le blasons remis en état.

La fontaine a été construite en 1793. Adossée à la maison qui ferme la placette, elle remplace une fontaine plus ancienne qui était située devant la maison. Elle se compose d'une vasque ovale godronnée surmontée d'un massif rectangulaire de maçonnerie. Il est orné d'une table aux angles échancrés sur laquelle sont placées des mascarons tenant dans leur bouche les canons de bronze. En marbre à l'origine, ils ont été remplacés par tête en ciment placées sur des panneaux carrés en mortier de ciment à une époque inconnue.  Au-dessus du massif, un socle en adoucissement sert de support à une faisceau de licteur. Les armes de la ville ont été rajoutée sous la Restauration. L’ensemble des sculptures a été restauré en 2020.

  • Murs
    • calcaire pierre de taille
  • Typologies
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • armoiries
    • sujet mythologique
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
    propriété publique

Documents d'archives

Documents figurés

  • Plan général de la ville de Montagnac, dressé par Ch. Martin géomètre le 1er juillet 1857

Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2024
(c) Communauté d'agglomération Hérault Méditerranée
(c) Inventaire général Région Occitanie
Nepipvoda Denis
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