Dossier d’œuvre architecture IA34006155 | Réalisé par
  • patrimoine industriel, enquête partielle - Bassin houiller de Graissessac
mine n°1
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Archives départementales de l'Hérault
  • (c) Parc naturel régional du Haut-Languedoc
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton bassin houiller de Graissessac - Clermont-l'Hérault
  • Commune Le Bousquet-d'Orb
  • Dénominations
    mine
  • Appellations
    n°1
  • Destinations
    logement

Ouverte en 1780, il semble que la Mine n°1 soit la première exploitée sur la commune du Bousquet, par le concessionnaire de l´époque, M. Bermond. Percée dans des grès, elle permet d´accéder au faisceau dit du Marronnier, comme les mines n°2, 3, 4 et 5, percées entre 1810 et 1826. {« Le 16 octobre 1824, j´ai visité les travaux d´exploitation des mines de la concession du Bousquet. La Mine Haute, c´est-à-dire la grande veine qu´on y a exploitée au moyen du percement à travers bancs est complètement déhouillée, au moins dans les parties supérieures au niveau de la galerie de service, et partout où l´on a pu parvenir au dessus de ce niveau, c´est-à-dire jusqu´au voisinage des anciens travaux d´extraction exécutés au moyen du percement Bermond. Le percement de la mine haute a été poussé avec peu d´activité, on m´a donné pour raison que le mineur chargé de ce travail était le seul en état d´exécuter le plancheïage de la mine basse pour le roulage au chien, et que l´on avait été obligé de l´employer alternativement à l´une et à l´autre mine d´autant plus que les ouvriers pétardeurs sont, dans l´état actuel, assez rares dans les mines des quatre concessions réunies. L´avancement du percement est de 22 m au-delà de la grande veine, j´ai fait mesurer sous mes yeux, dans le percement Bermond, la longueur de la partie de ce percement qui sépare la grande veine de celle qui lui succède vers le sud, cette longueur est de 26 m, ainsi en supposant le parallélisme constant entre les deux veines, il ne resterait que 4 m à percer pour parvenir à la veine en question, dans la mine haute. Les galeries de roulage dans la mine basse sont actuellement garnies des planches nécessaires pour le roulage au chien. J´ai remarqué que quelques parties de ces voies de service ont une pente un peu trop rapide, mais on m´a fait observer que dans le principe plusieurs portions de galeries montantes avaient été disposées pour le roulage à la brouette et que l´on n´avait pu adoucir les pentes autant qu´on n´aurait pu le désirer. Toutefois le service du roulage se fait assez bien dans cette mine, et d´ailleurs M. Moulinier fils a imaginé d´adapter aux chiens un frein propre à les enrayer et qui sera un bon moyen de correction pour les pentes trop fortes soit qu´elles résultent d´un défaut de construction des galeries, soit que ces fortes pentes aient été nécessitées pour éviter les angles aigus et l´ammincissement des piliers dans le passage d´une galerie droite à une galerie oblique. La houille qui provient de cette mine est généralement très propre au chauffage du four à verrerie du Bousquet, ainsi que le fermier de cette usine me l´a assuré, il s´est plaint seulement de ce que la houille de la mine haute avait été réduite par un triage trop soigné, à un état de tenuité tel qu´elle ne pouvait lui servir. La nouvelle galerie du jour dont j´ai déterminé le point d´ouverture dans mon procès-verbal du 29 juin 1824 doit avoir été commencée le 18 octobre dernier, mais M. Moulinier m´a demandé de lui procurer des mineurs propres au travail à la poudre pour pouvoir poursuivre avec l´activité nécessaire tous les nouveaux percements qui ont été projetés, et je n´ai pu encore satisfaire à cette demande. Rédigé à Carcassonne le 12 novembre 1824 par l´ingénieur en chef des Mines [Archives départementales de l´Hérault, 8 S 92.]»}

  • Période(s)
    • Principale : 18e siècle
  • Dates
    • 1780, daté par travaux historiques

L´entrée de la mine n°1 débouche dans un bâtiment privé. De section de 2 m sur 2m, le toit de la galerie était en très bon état de conservation lors de la mise en sécurité des mines [HBCM - UGSA Hérault, Dossier d´Arrêt Définitif des Travaux, concessions de Boussagues et du Ruffas, mars 1999.]. Une cheminée d´aérage est encore en place, à l´arrière de cette entrée. De section carrée, elle est entièrement recouverte de lierre. A proximité se trouve un ancien bâtiment de la mine qui servait, vraisemblablement, de lampisterie. Sur le cadastre napoléonien levé en 1827, une « maison de la mine » est mentionnée. Sur un plan rectangulaire et sur deux niveaux, cette maison est surmontée d´un toit à deux pans recouvert de tuiles canal. Sa façade arrière présente des contreforts. Elle a été reconvertie en habitation.

  • Murs
    • enduit
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    1 étage carré
  • Couvertures
    • toit à deux pans
  • État de conservation
    remanié
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • AD Hérault. Série S ; sous-série 8 S : 8 S 92.

    AD Hérault : 8 S 92
  • AD Hérault. Série ETP ; sous-série 3 ETP : 3 ETP 64.

    AD Hérault : 3 ETP 64
Date(s) d'enquête : 2011; Date(s) de rédaction : 2011
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Parc naturel régional du Haut-Languedoc
(c) Pays d'art et d'histoire Haut Languedoc et Vignobles