Dossier d’œuvre architecture IA34006147 | Réalisé par
  • patrimoine industriel, enquête partielle - Bassin houiller de Graissessac
voie étroite dite Le Papin
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Parc naturel régional du Haut-Languedoc
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton bassin houiller de Graissessac - Clermont-l'Hérault
  • Commune Graissessac
  • Dénominations
    voie ferrée
  • Précision dénomination
    voie étroite
  • Appellations
    Le Papin

Les premières demandes pour la desserte des sites miniers sur le territoire communal de Graissessac apparaissent en 1845. Il s´agit d´améliorer le transport du minerai entre les sites d´extractions de la concession du Devois et les installations de conditionnement, transport assuré jusqu´alors à dos de mulets. Un des projets prévoit de relier la mine Garella aux magasins de la Compagnie Usquin, situés rue de la Fournaque [Archives départementales de l´Hérault, 8 S 99.]. Ces demandes trouvent une réponse en 1850 avec la mise en place d´un réseau ferré à voie étroite, appelé le « Papin », qui permet d´amener le minerai depuis les mines de la rive droite du Clédou jusqu´au plateau Sainte-Barbe. Ce chemin de fer minier se développe avec l´accroissement de l´activité, à partir des années 1860. Les plans inclinés, jonction entre les galeries et la vallée, se multiplient sur les deux rives du Clédou. Le tunnel Saint Joseph est percé en 1857 (date portée) afin de mettre en communication le plateau Sainte-Barbe et les installations minières de Padène et de La Prade ainsi que la nouvelle gare de Graissessac-Estrechoux. En 1867, la largeur des voies de roulage des galeries et celles au jour est harmonisée. Elle est fixée à 40 cm ce qui permet un transport direct du charbon depuis les mines jusqu´au quai de chargement de la gare Graissessac-Estrechoux . Cet écartement est remplacé au début du 20e siècle par des voies de 60, privilégiées dans des contextes industriels et montagnards. Ainsi, au cours de la première guerre mondiale, si l´activité minière diminue, la Compagnie poursuit la modernisation de ses infrastructures : « Nous ne pouvons songer à faire des installations de quelque importance, quand il est déjà si difficile d´avoir la main d´oeuvre et les fournitures indispensables pour les travaux courants. Remarquons que la dépense d´aménagements souterrains est en croissance sensible. Sous ce rapport, nous ne sommes pas en retard. Nous avons fait quelques petits travaux intéressants, comme la transformation de la voie de 0,40 en voie de 0,60 à Simon Supérieur, la réfection de la voie des locomotives à Simon Inférieur, la construction d´une lampisterie et d´une bennerie à Verrière. Dans le même ordre d´idée, nous ferons en 1916 le plan incliné du puits Kuhnholtz avec suppression de la balance et transformation de la voie de 0,40 au puits Durand. [...] [Gilbert Crepel, Le Haut Pays minier, Histoire et techniques de 1800 à 1900, Espace Sud Editions, 1995.] ». L´utilisation du chemin de fer à voie étroite prend fin avec la fermeture des galeries sur les concessions du Devois et de Boussagues, à la fin des années 1950. L´exploitation en découverte fait usage de camions circulant sur des pistes créées pour cet usage.

  • Période(s)
    • Principale : 2e moitié 19e siècle

Le tunnel Saint-Joseph, mesurant 130 m de long, permettait de relier, par un chemin de fer à voie étroite les mines de la rive droite, le plateau Sainte-Barbe et les mines de la rive gauche du Clédou. Il se trouvait au centre du réseau ferré de la vallée du Clédou, réseau destiné à convoyer le charbon vers les installations de traitement, de transformation et d´expédition situées au lieu-dit La Prade. Cette voie étroite servait également à ramener les wagons vides mais aussi le bois transitant par la gare ainsi que le charbon lavé et trié qui était ensuite redistribué sur le Plateau Sainte-Barbe aux particuliers et aux postes de travail utilisant du charbon, notamment les chaudières. Le tunnel est maçonné en moellons. Les angles de la tête sont traités en bossage et forment décor. L´arc cintré du conduit est également souligné par un appareil en bossage.Le soin apporté à la tête de tunnel, côté Saint-Joseph, est visible dans l´appareillage des moellons qui forme une rosace en surplomb de l´entrée. Un embranchement (disparu) fait la jonction entre le chemin de fer de la mine Saint-Joseph et le Papin qui, une fois passé la mine Saint-Joseph, poursuivait vers les mines Kuhnholtz et Joséphine, la galerie de la Gare et les équipements de traitement du minerai.

  • État de conservation
    vestiges
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Documents d'archives

  • AD Hérault. Série S ; sous-série 8 S : 8 S 99. Mines de Graissessac, 1871-1890.

  • AD Hérault. Série W ; sous-série 1850 W : 1850 W 175.

    AD Hérault : 1850 W 175
  • AD Hérault. Série W ; sous-série 1850 W : 1850 W 200.

    AD Hérault : 1850 W 200

Bibliographie

  • CREPEL, Gilbert. Le Haut Pays minier, Histoire et techniques de 1800 à 1900. Montpellier : Espace Sud Editions, 1995.

Date(s) d'enquête : 2011; Date(s) de rédaction : 2011
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Parc naturel régional du Haut-Languedoc
(c) Pays d'art et d'histoire Haut Languedoc et Vignobles