Dossier d’œuvre architecture IA34006133 | Réalisé par
  • patrimoine industriel, enquête partielle - Bassin houiller de Graissessac
bureaux, dits le Château
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Parc naturel régional du Haut-Languedoc
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton bassin houiller de Graissessac - Clermont-l'Hérault
  • Commune Graissessac
  • Adresse rue de la Gare
  • Dénominations
    bâtiment administratif d'entreprise
  • Appellations
    Le Château
  • Destinations
    logement

En passant à Graissessac, en 1865, Camille Saint-Pierre remarque qu´ "un château crénelé, bien blanc et bien neuf vient de s´élever récemment, c´est l´hôtel de la Compagnie" [Camille Saintpierre, L´industrie du département de l´Hérault, 1865.], de la Compagnie des Quatre Mines Réunies de Graissessac. Ce bâtiment, appelé par les habitants le « Château », a été construit entre 1863 et 1864. Le nom du maître d´oeuvre reste inconnu. Il abrite les bureaux de la Direction, la comptabilité et le siège social de la Compagnie ainsi que des appartements destinés aux ingénieurs de passage à Graissessac. A partir des années 1860, par la présence de ce bâtiment, Graissessac devient le centre administratif du bassin houiller : "l´exploitation minière va créer un centre géographique quand l´entreprise, une fois organisée, va faire de Graissessac le centre administratif, avec le "Château" d´où partaient toutes les décisions sur le fonctionnement de la mine" [Christine Coste, Les élus du bassin minier de Graissessac, Mémoire de DEA de science politique sous la direction de Paul Alliés, Faculté de droit et des sciences économiques de Montpellier, dact., 1992.]. L´importance et la symbolique de ce bâtiment sont renforcées par la présence, en ses locaux, du bureau de la paye. Ainsi, les mineurs devaient se rendre au Château pour toucher leur salaire. Ce bâtiment sert aujourd´hui de logements.

  • Période(s)
    • Principale : 2e moitié 19e siècle
  • Dates
    • 1863, daté par source

L´importance du bâtiment de la Direction se traduit par son implantation : "dans bien des communes minières, la tutelle féodale de la compagnie est visible à l´oeil nu. Ses bâtiments dominent le paysage urbain" [Diana Cooper-Richet, « Le peuple de la nuit », p. 36, cité par Georges Pile, « La catastrophe du puits Sainte-Barbe à Graissessac, le 14 février 1877 », Bulletin de la société archéologique et historique des Hauts Cantons de l´Hérault, n°29, 2006.]. A Graissessac, les bureaux de la Compagnie minière ont été installés entre le Clédou et la route menant à Saint-Etienne-Estrechoux, à proximité des nouvelles installations de traitement du minerai et des nouvelles voies ferrées. C´est avant tout par son architecture que le bâtiment de la Direction se singularise. Au 19e siècle, l´architecture néo-médiévale, appréciée par les industriels, caractérise les sièges sociaux des grandes compagnies. Celui du bassin houiller de Graissessac participe de cette mode. De plan rectangulaire et à deux étages carrés, ses façades sont rythmées par cinq travées. La façade avant, côté Clédou, présente deux avant-corps encadrant l´entrée desservie par un escalier monumental. A partir de 1881, un imposant portail en ferronnerie (détruit) marque l´entrée côté rue. Sur ce front, c´est la travée centrale qui est traitée en saillie. Cette dernière est flanquée d´une tour hexagonale abritant l´escalier de desserte des étages. L´ensemble des murs gouttereaux est surmonté de créneaux, masquant une toiture à deux pans et deux croupes. Les linteaux des fenêtres sont droits et leur décor est traité en saillie. Les chaînages d´angle, également saillants, renforcent l´aspect « château fort » de ce bâtiment.

  • Murs
    • grès pierre de taille
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    sous-sol, 2 étages carrés
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à deux pans croupe
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Élément remarquable : architecture néo-médiévale

Documents d'archives

  • AD Hérault. Série W ; sous-série 1850 W : 1850 W 176.

    AD Hérault : 1850 W 176

Bibliographie

  • SAINT-PIERRE, Camille. L’industrie du département de l’Hérault. Montpellier, Imprimerie de Gras, 1865.

  • COSTE, Christine. Les élus du bassin minier de Graissessac. Mémoire de DEA : science politique : Faculté de droit et des sciences économiques de Montpellier : 1992.

  • PILE, Georges. La catastrophe du puits Sainte-Barbe à Graissessac, le 14 février 1877. Bulletin de la société archéologique et historique des Hauts-Cantons de l'Hérault, 2006, n°29.

Date(s) d'enquête : 2011; Date(s) de rédaction : 2011
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Parc naturel régional du Haut-Languedoc
(c) Pays d'art et d'histoire Haut Languedoc et Vignobles