Dossier d’œuvre architecture IA34006132 | Réalisé par
  • patrimoine industriel, enquête partielle - Bassin houiller de Graissessac
ateliers de réparation, puis fonderie des Cévennes
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Parc naturel régional du Haut-Languedoc
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton bassin houiller de Graissessac - Clermont-l'Hérault
  • Commune Graissessac
  • Dénominations
    atelier de réparation
  • Appellations
    Fonderies de Haute-Seine, Fonderies des Cévennes
  • Destinations
    fonderie
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante

Les « magasins, bureau et atelier de construction [Napoléon Garella, Etude du bassin houiller de Graissessac, 1843 ; Archives départementales de l´Hérault, 8 S 99, 1845 et 5 M 391, 1860.] » de la Compagnie Usquin étaient installés dans un bâtiment surplombant le plateau Sainte-Barbe. Mais l'arrivée du réseau ferré à Graissessac entraîne le déplacement de ces installations en bordure du Clédou. Vers 1870, la Compagnie minière des Quatre Mines fait construire, le long de la route départementale n°23, un vaste bâtiment, appelé « l´Atelier » qui abritait notamment une grosse forge pour les travaux de réparation du matériel de la Mine, en particulier des wagonnets. Les dispositions intérieures du magasin général et des ateliers ont connu des modifications avec le changement d´usage des bâtiments à partir des années 1960. Alors que le travail de fonds disparaît avec la fermeture de la mine Grand Champ et du puits Padène au cours des années 1950, l´effectif des mineurs sur le bassin houiller de Graissessac connaît une diminution drastique : en 1961, on ne compte plus que 250 ouvriers sur le bassin. Un millier de mineurs se voit dans l´obligation de choisir entre un départ à la retraite, un départ volontaire, un transfert dans les bassins lorrains et gardois ou un reclassement dans une des industries nouvellement implantées à Graissessac et au Bousquet d´Orb. A Graissessac, deux entreprises signent une convention avec les Houillères du Bassin des Cévennes : les Fonderies de Haute-Seine, situées auparavant à Athis-Mons, et les Et Charles Girard d´Orthez qui fondent la société de fabrication de chaussures Euro-France. Les fonderies de la Haute-Seine s´installent dans les bâtiments des anciens ateliers de la mine. En 1961, elles emploient 90 ouvriers. Mais cette implantation volontaire rencontre des difficultés et après quatre dépôts de bilan, l´entreprise est rachetée en 1975 par la Fonderie des Cévennes. Cette entreprise fabrique des objets en fonte à partir de ferrailles, notamment du mobilier urbain pour l´éclairage public. L´ancien magasin général de la Compagnie minière abrite le cubilot tandis que dans les deux halles des anciens ateliers se trouvent les postes de préparation des moules, les postes de moulage et les postes d´ébardage . En 1975, l´entreprise ne compte plus qu´une vingtaine de salariés. Elle ferme en 1979 et transfère ses ateliers à Magalas. Les ateliers de Graissessac sont alors abandonnés et laissés en friche. Cet ensemble a récemment changé de propriétaire. Il est en cours de réhabilitation pour servir d´espace de stockage, ce qui permettrait de sauver ce dernier témoignage de l´architecture industriel des années 1860-1870, unique sur le bassin houiller de Graissessac.

  • Période(s)
    • Principale : 2e moitié 19e siècle

L´Atelier est constitué de deux halles identiques, qui abritaient les ateliers de réparation de la Compagnie, prolongées par un vaste bâtiment de plan carré, à usage de « magasin général d´approvisionnement [M. Savy, « Mémoire sur la fabrication des agglomérés de houilles à la Compagnie des mines de Graissessac », Mémoires et compte-rendu des travaux de la Société des Ingénieurs civils, 1876.] » et desservi par le réseau ferroviaire de la ligne Graissessac-Béziers. Ce nouvel ensemble est construit en moellons pour le gros oeuvre et pierre de taille pour les encadrements des grandes arches percées dans les murs gouttereaux. La façade de la halle, côté Clédou, est rythmée par 11 baies, séparées par des contreforts en béton, vestiges d´une troisième halle plus récente. Chaque pignon, remaniés à plusieurs reprises, porte un large occulus, aujourd´hui muré. L´élément architectural remarquable de cet ensemble reste la charpente de l´ancien magasin général. Cette charpente de type Polonceau est caractérisée par l´utilisation du bois pour les arbalétriers et les contre-fiches et du métal pour les entraits et les fiches.

  • Murs
    • grès
    • moellon
    • pierre de taille
  • Toits
    ciment amiante en couverture
  • Étages
    en rez-de-chaussée
  • Couvrements
    • charpente mixte apparente
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à deux pans
  • État de conservation
    remanié
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • GARELLA, Napoléon. Etude du bassin houiller de Graissessac, 1843.

  • AD Hérault. Série S ; sous-série 8 S : 8 S 99. Mines de Graissessac, 1871-1890.

  • AD Hérault. Série M ; sous-série 5 M : 5 M 391. Établissements classés, 1857-1936.

  • AD Hérault. Série W ; sous-série 1850 W : 1850 W 176.

    AD Hérault : 1850 W 176

Périodiques

  • SAVY, M. Mémoire sur la fabrication des agglomérés de houilles à la Compagnie des mines de Graissessac. Mémoires et compte-rendu des travaux de la Société des Ingénieurs civils. Paris : Société des ingénieurs civils, 1876, p.925-986.

Date(s) d'enquête : 2011; Date(s) de rédaction : 2011
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Parc naturel régional du Haut-Languedoc
(c) Pays d'art et d'histoire Haut Languedoc et Vignobles
Articulation des dossiers
Dossier d’ensemble