Dossier d’œuvre architecture IA34006125 | Réalisé par
  • patrimoine industriel, enquête partielle - Bassin houiller de Graissessac
puits Sainte-Barbe
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Archives départementales de l'Hérault
  • (c) Parc naturel régional du Haut-Languedoc
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton bassin houiller de Graissessac - Clermont-l'Hérault
  • Commune Graissessac
  • Dénominations
    mine
  • Précision dénomination
    puits d'extraction
  • Appellations
    Sainte-Barbe
  • Destinations
    logement
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante

Le puits Sainte-Barbe est foncé entre 1864 et 1867. Cet ouvrage servant de liaison entre le fond et le jour est le premier grand puits du bassin. Ce puits cylindrique de 4,5 m de diamètre atteint une profondeur de 163 m. Il est équipé d´un revêtement maçonné de 50 cm d´épaisseur, sans doute renforcé par des cerceaux en acier. Il disposait de 3 recettes de fonds. Le puits Sainte-Barbe était surmonté d´un chevalement en bois. En 1877, un coup de grisou coûte la vie à 45 mineurs. 60 ouvriers étaient occupés dans le mine quand l´explosion s´est produite, 6 d´entre eux et 1 enfant ont pu être sauvés, 45 ont été enfouis sous les éboulements, 13 ont été retirés dans la nuit qui a suivi la catastrophe [Journal des Mines, 22 février 1877 ; Le Monde Illustré, 1877 ; Georges Pile, « La catastrophe du puits Sainte-Barbe à Graissessac, le 14 février 1877 », Bulletin de la société archéologique et historique des Hauts Cantons de l´Hérault, n°29, 2006.]. Le puits est fermé à la suite de cette catastrophe.

  • Période(s)
    • Principale : 2e moitié 19e siècle
  • Dates
    • 1864, daté par source, daté par travaux historiques

Une rampe en béton, desservant un garage, recouvre aujourd´hui la tête du puits Sainte-Barbe. Situé à l´arrière de la tête du puits, le bâtiment de la machine d´extraction est un bâtiment de plan rectangulaire, surmonté d´un toit à deux pans et deux croupes. A l´origine, le pignon occidental était percé d´une haute baie cintrée permettant le passage des câbles de transmission vers le chevalement. Les façades étaient percées, dans la partie haute du bâtiment, de trois baies cintrées permettant l´éclairage de la machinerie. Ce bâtiment est partiellement modifié en 1933, notamment le pignon occidental qui est muré et les encadrements des baies qui deviennent droits. Une adjonction est portée à la façade méridionale. Ce bâtiment est aujourd´hui occupé par un logement.

  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    1 étage carré
  • Couvertures
    • toit à deux pans croupe
  • État de conservation
    remanié
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • AD Hérault. Série Fi ; sous-série 2 Fi CP : 2 Fi CP 0567.

    AD Hérault : 2 Fi CP 0567

Bibliographie

  • PILE, Georges. La catastrophe du puits Sainte-Barbe à Graissessac, le 14 février 1877. Bulletin de la société archéologique et historique des Hauts-Cantons de l'Hérault, 2006, n°29.

Date(s) d'enquête : 2011; Date(s) de rédaction : 2011
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Parc naturel régional du Haut-Languedoc
(c) Pays d'art et d'histoire Haut Languedoc et Vignobles
Articulation des dossiers
Dossier d’ensemble