Villa mentionnée en 983 comme dépendance de l'abbaye d'Aniane. église Saint-Amans mentionnée en 1153. Elle forme le flan sud de la courtine. Elle commande la fortification d'agglomération datable du 13e siècle. Pouzols est donc probablement une dépendance monastique. Une tour d'horloge a été assise sur le côté droit de l'ouvrage d'entrée ouest. Au devant, côté campagne, place publique moderne. A l'époque moderne et contemporaine, développement du village hors du centre fortifié, en bordure des axes de communication.
Pouzols, comme Jonquières ou Plaissan, fait partie de ces écarts au toponyme médiéval (de posol : petit puits), liés à la géographie des mises en culture de terroirs en friche. La villa, mentionnée en 983 comme dépendance de l'abbaye d'Aniane, concentre probablement un habitat ouvert autour de la paroisse Saint-Amans, qui apparaît dans les textes au début du Xlle s. Le village se situe en bordure de l'Hérault mais en retrait prudent sur les premiers plateaux culminant à quelques 40 m.
Pouzols offre l'un des rares exemples de villa fortifiée, sans aucune trace, en outre, ni dans les textes ni dans l'architecture existante, d'une quelconque demeure seigneuriale. L'église Saint-Amans de Pouzols, mentionnée dès 11 53 comme propriété de l'abbaye d'Aniane, se localise dans la partie Sud du village et sa nef romane s'aligne parfaitement sur la courtine. Cette disposition permet d'avancer l'hypothèse d'une fortification dès le Xlle siècle, comme à Saint-Jean de Fos et peut-être Vendémian.
Ces villages posent le problème d'une possible influence des abbayes sur la formation de villages fortifiés au plan régulier à une date assez haute. La fortification présente cependant des vestiges pour la plupart attribuables au XlVe siècle, époque durant laquelle la plupart des bourgs remettent en état ou agpndissent leur enceinte. L'église reçoit elle-aussi des travaux d'agrandissement à cette période, signe d'un maximum démographique.
Selon le plan habituel des dépendances monastiques à l'assiette plane, la fortification dessine un quadrilataire presque carré, cantonné de quatre tours rondes, dont trois subsistent aujourd'hui. Les fragments de la courtine et les tours d'angle, adaptés aux armes à feu, témoignent de remaniements de l'enceinte à la fin du XVIe ou au XVIIe s. La porte qui subsiste s'ouvre, à l'Ouest, côté campagne, sous trois arcs en plein cintre. A l'arrière de l'arc diaphrame médian coulissait la herse dont la cavité s'élargit pour former assommbir. Bâti en calcaire coquiller, d'extraction locale, l'ouvrage d'entrée est à double parement fourré et en moyen appareil, tout comme les bases des trois tours et les fragments subsistants de courtine. Une tour d'horloge de plan carré a été assise sur le côté droit de la porte.
Les développements modernes et contemporains du village se portent hors du centre médiéval, en bordure des principales routes se croisant au niveau de la place actuelle.