• étude d'inventaire
hôtel Guillaume de Clauzel
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Montpellier centre - Montpellier
  • Commune Montpellier
  • Adresse 29 rue du Palais
  • Cadastre 1977 HR 156
  • Dénominations
    demeure
  • Appellations
    Hôtel de Clauzel

hôtel en possession, vers 1600, de Guillaume de Clauzel commissaire des guerres.

Demeure formée de plusieurs lots, dont un à usage de logis, dit en 1584, Logis de la Colombe. Ce dernier est vendu le 23 février 1608 à François de Clauzel, frère de Guillaume, auquel il est revendu le 31 octobre de la même année. Guillaume de Clauzel, commissaire des guerres, possède la maison (A. C. Montpellier, compoix de Sainte-Croix de 1600 [303] f°359). Celle-ci est manifestement reconstruite au cours des premières années du XVIle siècle.

La maison passe à Françoise de Clauzel, épouse Gigord dont le fils, Guillaume, la vend à son tour à Jacques Icher lequel, sans enfant, fait donation en 1747, à une cousine, plus tard épouse Corbin. Le fils de celle-ci, Louis, serait peut-être responsable dit Leenhardt des tentures représentant des scènes de la vie des îles qui décorent un salon du premier étage. Ces tentures peintes portent la signature d'un certain D. de Rocheline. Une cheminée porte une gypserie représentant un embarquement (pour Cythère ?).

CONCLUSION

Réalisation à situer dans la première décennie du XVIIe siècle, par analogie avec quelques ouvrages expressément situés à cette époque comme les hôtels de Grilhe ou de Cussonnel.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 17e siècle

Maison à petite cour centrale avec escalier en vis s'éclairant sur la cour accessible du bout de l'allée d'entrée. Ordonnance composite à pilastres en façade d'entrée, à un ordre complet au premier étage et limitée à l'encadrement de deux fenêtres au deuxième.

Corps groupé sur petite cour latérale, l'allée débouche directement sur l'escalier en vis s'éclairant sur la cour. Deux étages et demi. La maison fait retour de la rue forte (la rue du Palais) sur la rue faible (rue Castel Moton). La belle ordonnance à pilastres composites qui décore la façade d'entrée ne se retourne que sur une demi travée au premier étage. Au deuxième, l'ordonnance n'est même pas continue : elle ne concerne que deux fenêtres isolées en édicules. Au XVIIIe siècle, les fenêtres primitivement à croisées ont été converties en italiennes à la davilerte, et un arc segmentaire a été appareillé en place de l'arc plein cintre de la porte primitive dont fut gardé néanmoins l'encadrement et le fronton maniériste.

  • Murs
    • calcaire
    • moyen appareil
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    3 étages carrés
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier en vis
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • ordre antique
  • Statut de la propriété
    propriété privée

IMP: 20221109_POP_01 ;

Bibliographie

  • GRASSET-MOREL (Louis). Montpellier, ses sixains, ses îles, ses rues et ses faubourgs. Montpellier : Louis vallat, 1908.

    p. 156
  • LEENHARDT (Albert) . Vieux hôtels montpelliérains. Béllegarde : Sadag, 1935.

    p. 143-145
  • SOURNIA, Bernard et VAYSSETTES, Jean-Louis. Montpellier : la demeure classique. Paris : Imprimerie nationale, 1994.

    p. 260, 267, 268, 272
Date(s) d'enquête : 1987; Date(s) de rédaction : 1994
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Montpellier Méditerranée Métropole