• étude d'inventaire
demeure, 14, rue de l'Amandier
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Montpellier centre - Montpellier
  • Commune Montpellier
  • Adresse 14 rue de l' Amandier
  • Cadastre 1977 HS 180

La maison est sise au dehors du noyau primitif de la ville, dans une zone comprise entre l'enceinte féodale du Xle siècle et l'enceinte communale du début du XIIle du siècle. Par opposition au noyau, accaparé par la bourgeoisie marchande au XIlIe siècle, devenu quartier consulaire et bâti de vastes hôtels à cour, ce quartier est loti de petites maisons sans cour, d'un type plus modeste et d'une composition standard (même gabarit, même système distributif, etc.). Le critère pour lequel nous avons retenu celle-ci est l'exceptionnel état de conservation de son escalier, grâce auquel nous pouvons nous faire une idée assez précise de sa distribution originelle.

L'ensemble de la construction est de pierre de Pignan ; le mur de façade est en appareil alterné. En élévation, ne subsistent dans l'état actuel qu'un rez-de-chaussée surmonté d'un étage carré. Les structures ayant été bouleversées au rez-de-chaussée, on ne peut observer aujourd'hui que les vestiges d'une petite porte piétonne (B) couverte en tiers-point, donnant accès direct à un escalier droit (C). Par analogie avec d'autres maisons de même type nous pouvons penser qu'une large baie accostait la précédente (A) qui donnait accès à un local professionnel (remise ou boutique). L'escalier gagnait la salle au premier étage. Celle-ci semble avoir été doublée en fond de parcelle d'une pièce obscure (chambre ?), la division de l'étage reproduisant celle du local inférieur, lui aussi partagé en son milieu. La partie antérieure est plafonnée ; l'autre voûtée en berceau. L'escalier de pierre, accolé au mur mitoyen, gagne l'étage en une seule volée portée sur arc (D). Cet arc s'appuie sur une console (E). L'éclairage de la salle était assuré par les fenêtres (F) de l'unique façade sur rue. Elles sont couvertes de linteaux ornés d'arcatures en tiers-point à réseaux trilobés.

En règle générale ce type de maison est unifamilial. Il peut comporter un second étage carré et/ou un étage de comble affecté pour le stockage (bois, grain, fourrage, etc.). L'accès aux étages supérieurs, commandé depuis la salle, était assuré soit par une volée d'escalier de même direction que la première ; soit par une simple échelle (mentionnée par des expertises).

Cette maison est mitoyenne d'une unité de même type exactement contemporaine, et de mêmes proportions, ce qui suggère l'hypothèse d'un programme de lotissement concerté.

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  • Période(s)
    • Principale : 13e siècle , (incertitude)
    • Principale : 14e siècle

Petite parcelle à deux pièces en profondeur par étage ayant peut-être appartenu à un lotissement de plusieurs maisons identiques. En façade, vestiges de fenêtres du 13e ou 14e siècle. Dans oeuvre, degré droit sur arc montant de la rue à la salle.

  • Murs
    • calcaire
    • moyen appareil
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    3 étages carrés
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier droit
  • Statut de la propriété
    propriété privée

IMP: 20221109_POP_01 ;

Bibliographie

  • SOURNIA, Bernard et VAYSSETTES, Jean-Louis. Montpellier : la demeure médiévale. Paris : Imprimerie nationale, 1991, 252 p.

    p. 31, 34, 53, 118,180

Périodiques

  • SOURNIA, Bernard et VAYSSETTES, Jean-Louis. "Restitution de la demeure médiévale montpelliéraine". In : Archéologie du Midi médiéval, tome V, 1987.

    p. 143-152
Date(s) d'enquête : 1987; Date(s) de rédaction : 1994
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Montpellier Méditerranée Métropole